Ces derniers jours, plusieurs observations ont parcouru mon bulbe rachidien :
1) Il existe une corrélation entre libido exacerbée et orthographe douteuse. Comment expliquer sinon tous ces keywords google « suceuse de que » et autres « corinne touzet a poile » ?
2) Le professeur Layton se la pète un peu : quand Luke demande à un habitant agité ce qui lui arrive, « un gentleman ne pose pas de questions indiscrètes« , mais quand c’est une poulette en robe à fleurs qui chouine, alors « un gentleman doit toujours aider une personne en détresse« .
3) Dans la majorité des séries et films tv, quand un numéro de téléphone est donné par un personnage, ce numéro commence souvent par le préfixe 555, qui ne correspond à aucune zone géographique. Après recherches, il s’avère que ce préfixe imaginaire est utilisé pour éviter que des tordus n’appellent de vraies personnes, et cette explication est donnée par Chuck Lorre, l’auteur des Vanity Cards qui apparaissent à la fin des épisodes de Big Bang Theory (et qui oblige à chaque fois à faire pause pour avoir des anecdotes supplémentaires).
4) J’aimerais un hibou domestique. Et une Dodge. Et ces vœux ont chacun une probabilité de 0,0002% de se voir exaucer, ce qui veut dire que tant que je serai en vie, j’aurai toujours quelque chose à accomplir. Ça s’appelle aussi de l’optimisme.
Lecteurs toulousaings, j’aimerais que vous lui ameniez des petites chocolatines et des bouquets de violettes pour lui montrer notre PUISSANCE.
Et ne faites pas le coup de ramener de la saucisse locale, bon sang, c’est la première fois qu’elle vient dédicacer ici et vous ne voulez pas lui faire peur.
Venez tôt parce qu’elle finira à 17h ! (après on doit aller s’entraîner au nunchaku pour être prêtes pour Portland)
Quand le générique du film Star Trek a commencé, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander ce qu’aurait ressenti Sheldon en voyant ces images.
WARNING / SPOILER FICTIF – Ma théorie : il l’aurait trouvé fort moyen mais, contaminé par sa mauvaise foi légendaire, il aurait quand même volé l’affiche dans la vitrine du cinéma (parce que l’ouvreuse aurait refusé de la lui donner)
A Bordeaux, bien avant les nuits trop courtes, les discussions sur la série de bouquins Amandine Malabul, et le Festiblog, je suis retombée sur un de mes vieux carnets datant de 2001, où j’avais noirci plusieurs pages de choses à faire avant 2011. Une liste longue de trente points écrit au feutre noir, qui s’est rallongée ensuite de cinquante autres points à l’hiver 2003, toujours dans le même carnet à spirales.
Ce qui m’amène à la conclusion suivante : plus nous vieillissons, plus nous avons de choses à accomplir. Tous ces trucs de « choses à faire avant 30 ans » ne riment strictement à rien. J’ai réussi à accomplir quarante-sept points de ladite liste, et je n’accomplirai probablement pas le reste. Non par flemme, mais par changements de perspective. Si j’avais respecté à la lettre une éventuelle liste rédigée en 1995, je devrais être à l’heure qu’il est en train de retaper le toit de notre ancienne maison de vacances dans le médoc, un petit vietnamien dans les bras.
Au fond d’un autre carton entreposé au fond du grenier et plus rempli de moutons de poussière que de souvenirs, j’ai retrouvé une trousse de stylos, des polycopiés datés de la fac, des bougies et des notes de cours griffonnées de dessins débiles. Je crois que tant que nous serons en vie, ma clique et moi, et sûrement certains d’entre vous, nous continuerons de dessiner des bites sur des bouts de papier – pour tester un crayon à la maison de la presse, en pleine conversation téléphonique sur une feuille volante, etc. – pas tant par habitude parce que nous continuerons à trouver ça drôle.
Et nous assumerons pleinement ce côté pathétique, parce que ce sera au moins une chose constante dans notre vie.
« Parce que souvent les gens disent qu’ils vont partir, et ils ne le font jamais. Mais le dire ça rend les choses plus tangibles, alors ils le disent à un maximum de personnes, aux collègues, à leurs amis, à tout le monde en fait, parce que de cette façon ça leur donne l’illusion que c’est déjà en train de se faire« .
(Cet extrait est tiré du bouquin qui devrait sortir en décembre.)
(quel beau moment d’autopromotion à la look-at-my-balls-look !)
Et donc, je me suis dit que j’allais partir à Portland, Oregon pendant le mois de novembre.
Depuis le jour où j’ai appris que les Dandy Warhols, Chuck Palahniuk et Matt Groening venaient de Portland, je me suis dit qu’il fallait que j’aille voir ces grands pins et cette pluie qui bat l’asphalte neuf mois sur douze. Vous savez ce qu’ils ont dit, dans le numéro 478 de Rock&Folk de juin 2007 ? Ils ont dit que si autant de bons groupes venaient de là-bas, i.e. de l’Oregon et de Seattle, c’est qu’il faisait un temps trop pourrave pour que les gosses fassent autre chose que répéter toute la journée.
Et ça, ça a l’air vraiment super.
Ça fait deux ans que je ne voyage qu’aux Etats-Unis, pour le livre et tout, mais là j’avais envie de me poser dans une ville américaine un certain temps, aller voir la maison des Goonies (qui a été tourné à Astoria, à une heure de route de Portland), manger des hamburgers vegan et suivre des cours à la fac. J’aurais pu aller dans l’Iowa pour ça, là où ont étudié Kurt Vonnegut et John Irving, mais j’ai pas les épaules pour Iowa City, où ils me donneraient sûrement une petite tape sur l’épaule avant de me donner un chocolat et de me dire de foutre le camp maintenant. Et notez que je ne suis même sûre pour ce qui est du chocolat.
Si je dois avoir froid et faire du vélo sous des nuages gris clair et gris foncé, alors autant que ce soit dans l’Oregon.
Nous sommes à un mois et demi d’Halloween. Je porte un tee-shirt prune de Will Ferrell à 3$ et j’écoute la seule chanson de Pavement que j’aime beaucoup, Cut Your Hair, parce qu’elle me rappelle un chouette type et les « woohoo » de Song 2 de Blur, en plus pop. Et en ce moment, je suis obsédée par ce truc de parcs d’attraction abandonnés aux États-Unis.
Dans les contrées reculées du pays, non loin des petites routes, il se peut que vous trouviez des anciens manèges en ruine, des pancartes avec des clowns aux couleurs délavées et un tas de ferraille rouillée sur lequel des gens ont mangé des bretzels et des hot-dogs il y a 20, 30 ou 40 ans de ça.
On en trouve aussi dans l’Etat de Washington, dans le Michigan et celui de Rhode Island, et d’autres moins défraîchis à Berlin ou en Chine. Je ne sais pas si on trouve en France, même si le Parc Astérix sous la neige en 1996 s’apparentait à un parc d’attractions abandonné.
J’aime le côté sinistre et surnaturel de la chose, un peu comme un mélange de la série Carnivale et du film Stand By Me.
Urlesque a raison : le monde numérique est contrôlé par les chats. Mais c’est une dictature douce et agréable, pas comme ces enfoirés de bébés imberbes qui régnaient sur le monde des posters avant qu’Internet arrive. Nous avons élu les chats maîtres à penser car ils sont ce que nous voudrions être, des êtres vivants qu’on nourrit, qui peuvent dormir et devant lesquels on s’extasie EN PERMANENCE. Moi quand je tapote sur les pans d’un carton, Barbu vient pas me filmer pour en faire une vidéo où il prétendrait que je fais S.O.S en morse, par exemple.
TOUT ÇA POUR DIRE que je respecterai cette journée sans chat même si je ne la cautionne pas, et qu’à la place je vais vous montrer un koala :
C’est un koala assoiffé et sauvé par un pompier pendant les feux d’Australie. Et quand je regarde cette photo, j’ai une boule qui gonfle dans la gorge comme un putain de cancer. Mais quand je regarde la vidéo de ce moment, c’est pire, mon coeur fait « ppffflllrruuuf » comme un ballon de baudruche.
Au moins les chats ne me font pas ça okay ?
Rédactrice pour
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