Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Que sera sera

15 juin 2012

Hellow,

Juste un petit mot pour dire que j’écris cette année pour la revue toulousaine Multiprise (#23). Il s’agit d’une revue gratuite, trimestrielle et distribuée un peu partout en Midi-Pyrénées (edit : vous pouvez aussi la télécharger en .pdf sur le site > menu > téléchargements).

Comme on m’a donné carte blanche et que j’avais déjà récemment écrit sur Gérard Depardieu, me suis dit autant retourner à ses premiers amours et écrire une nouvelle en 3 parties intitulée

Alors voilà.

Yeah, right (kid at heart)

11 juin 2012

ELLE, 25 mai 2012

Vogue Paris, juin-juillet, n°928


fire burn and cauldron bubble

7 juin 2012

Les réflexions du jour qui ne peuvent faire l’objet d’un commencement de carnet : (à chaque nouveau carnet de notes, je me dis que la première page doit être inaugurée par une idée flamboyante , ce qui, hum, n’arrive quasiment jamais).

1- GIRLS – la nouvelle série de HBO par Lena Dunham – est fichtrement bien écrite, mais je la déteste de la même façon que je peux me détester parfois. Ce qui est difficile à expliquer per se, mais ce qui explique pourquoi j’y suis accro depuis le 4ème épisode.

2- Est-il moralement condamnable d’aimer une chanson en dépit de ses paroles éhontées et ahurissantes ? Par exemple, suis-je une mauvaise personne si j’écoute Keri Hilson et sa chanson « Pretty Girl Rock » qui articule tout de même « don’t hate me ’cause i’m beautiful » une bonne douzaine de fois ? Est-ce que je peux pleinement apprécier le morceau « Stand By Your Man » de Tammy Wynette alors que le propos est ce qui s’apparente le plus à ma vision de l’antéchrist ?

3- Je pensais sincèrement que le syndrome « voyage de classe » qui consiste à avoir mal au ventre et à ne pas fermer l’œil de la nuit par pure excitation passait avec l’âge.

little bribes

5 juin 2012

1765 heures de boulot m’attendent demain, ce qui est un calcul approximatif des heures ressenties d’après l’absence totale de sieste, mais qui je leurre ? C’était brillant de rester éveillée jusqu’à presque deux heures du matin pour finir « Il faut qu’on parle de Kevin », de Lionel Schriver. Je ne sais pas si je voudrais avaler des bouquins de 600+ pages tous les deux jours, pourtant l’exercice a quelque chose d’exutoire – un peu comme des heures passées à nager le crawl dans une piscine qui sent le chlore. D’un point de vue psychologique, ce livre est tout bonnement parfait : chacun peut en faire la lecture qui lui plait. Et parce que je m’en sais incapable, je trouve ça remarquable de pouvoir écrire, comme Lionel Schriver, sur un sujet qu’on ne maîtrise pas au départ sur le bout des doigts. Par exemple, je comprends comment Truman Capote est venu à bout de son chef d’œuvre « De sang froid » : il était sur place, il a mené des centaines d’interviews, il s’est plongé corps et âme dans le sujet jusqu’à y laisser sa peau. Quelles ont été les fondations de Lionel Schriver ? On devine une partie de sa personnalité à travers la narratrice, mais après ? Il y a forcément eu un travail d’investigation, parce qu’il y a toujours un travail d’investigation, mais comment ?

Sur un autre thème – non pas les enfants tordus, mais les enfants un peu perdus – : ai fait une petite chronique sur le genre Young Adult.

my kind of people

31 mai 2012

J’aime bien cuisiner la nuit. Pour plusieurs raisons : la première, c’est que le lendemain, sur les coups de treize heures, il n’y a pas lieu de cogiter devant son frigo ouvert ; la deuxième, c’est que les chansons de Loretta Lynn prennent tout leur sens la nuit (comme c’est souvent le cas pour la musique country). Je pétris la pâte à pizza, je laisse mijoter une ratatouille et j’oublie un gâteau au yaourt & au miel cinq minutes de trop au four. Cuisiner la nuit s’avère aussi efficace pour prendre des décisions importantes. Probablement pour contrebalancer les choix dérisoires (« une ou deux pincées de sel ? »). J’aime assez prévoir des trucs. Pas tant par souci d’ultra-contrôle que par besoin d’attendre quelque chose. La routine donne des crampes d’estomac parce qu’elle annihile toute attente. Et j’ai besoin de savoir que quelque chose de PALPITANT va se passer. Sinon, mon sommeil s’en trouve affecté. Et je ne connais pas assez de recettes qui permettent de cuisiner toute la nuit.

& i don’t care anymore

21 mai 2012

JOUR 1 POST-ÈRE APOCALYPTIQUE : Ai des bleus sur les jambes comme si je m’étais battue avec un gang de chats de gouttière. Ai regardé l’intégrale d’American Horror Story (Jessica Lange = oui ; Scénario et luminaires ridicules = non). Ai songé à ouvrir un tumblr de photos d’annonces immobilières où un chien traînasse (l’air de rien). Ai passé beaucoup de temps sous la couette. Ai failli grommeler quelques malédictions envers une personne. Me suis ravisée en me rappelant qu’en fait je m’en foutais (pas vraiment, mais j’y travaille).

Car ceci est le premier jour d’AUTRE CHOSE.
Alors un peu d’encre fraîche : le second livre de Rob Sheffield ‘Tomber les filles avec Duran Duran’, pour lequel j’ai fait la préface (youpi !), et qui sort bientôt aux éditions Rue Fromentin. Ça raconte le boulot de marchand de glaces ambulant, l’adolescence dans les années 80, et comment les filles font aimer la musique aux garçons. Si vous voulez pouvoir repérer un morceau de new wave en moins d’une minute, connaître la vérité sur le « teen trash » et pourquoi personne ne se rappelle de 1985, vous devriez le lire. Enfin, vous devriez probablement le lire dans tous les cas : j’ai entendu dire que ceux qui ne l’avaient pas fait avaient depuis « kiadukakakakicolléaucucu » dans la tête. C’est vous qui voyez.

Radiosurgery

12 mai 2012

Je me suis réveillée avec une poisse subite. 84% des choses ne se passent pas comme elles le devraient : les appels manqués, la chaudière qui fuit, les incompréhensions, les mauvaises négociations, la clarinette à sept heures du matin, la poignée de la porte qui reste dans la main.
12% de ces choses oscillent cependant entre le supercool et le pacte avec Satan : le voyage inattendu à New-York, le vieil algérien du métro qui discute et entame la chanson des zouaves avant de disparaître, les pancakes, le bus 67, l’idée de papier inespérée.
Compte tenu de ces données, quelle est notre propension à détecter les micro-merdes du quotidien ?

animal arithmetic

27 avril 2012

Ce ciel œuf pourri,
c’est
comme
un malaise qui n’aurait pas de fond et dans
lequel
il serait
difficile d’ouvrir les paupières
après
déconnexion du cerveau.

Alors je me sens
comme
un petit chat sous anesthésie
qui court
aux quatre coins de la pièce
pour
se
casser la gueule dès que l’occasion se présente

et au loin les rires gênés et l’absence d’odeurs familières et le sol qui se dérobe sous ses pieds et les pulsations cardiaques débiles
et l’angoisse et l’attente et le sentiment que l’on perd les pédales pour rien du tout (ce n’est que du gris, après tout) et que dans quelques semaines
ce ne sera plus
qu’une période un peu pénible et déjà loin.