Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

tutu, anthropomorphisme et spaghettis

22 juillet 2008

Je viens de passer 20 minutes à rire hystériquement devant des photos de koala :

Mon préféré :

Je pense que je ne vais pas updater avant un moment comme ça à chaque fois que je tomberai sur ma page je rirai très fort.

Je crois que je suis fatiguée.

Après ma nouvelle copine Peggoche elle m’a dit qu’elle elle regardait des photos de fennec pour rigoler :

Je peux comprendre pourquoi.

violence, blood and feminists zombies

21 juillet 2008

Je suis sur le sol de mon salon, vêtue d’un débardeur blanc qui a appartenu à ma tante il y a 10 ans, d’un jean acheté à Montréal qui commence à s’élimer et de chaussures pin up vertes, je suis d’accord pour dire que l’ensemble est un peu ridicule, le vernis rouge écaillé sur mes ongles n’arrangeant rien, on dirait une californienne de 32 ans vivant dans un trailer et qui aurait pour film préféré Erin Brokovitch.

Ce qui convient assez bien avec le fait d’écouter le dernier album de Courtney Love (2004 , anus horribilis musicale).

Dans Dead Like Me, j’ai vérifié : George ne mange jamais. Ils sont tout le temps fourré dans un Waffle House, et tous ses potes bouffent comme 4, des pancakes et des gauffres et des oeufs brouillés avec du bacon, mais elle, elle ne mange jamais. Elle commande et après elle se casse. Elle prend un muffin dans un sachet et SOUDAIN quelque chose la dégoute (Mason a fait tomber une crotte de nez dans son café) et elle repose le muffin, etc.

Et quand vous voyez l’actrice, c’est à se demander si c’est pas une propagande pro-anorexie.

Cette semaine, j’ai lu deux livres qui ne m’ont pas plu :

Une fille dans la ville de Flore Vasseur, ex étudiante HEC qui décide à 24 piges de partir à New York pour profiter de la bulle internet. Comme vous êtes curieux, vous vous demandez quel prix elle a remporté avec son livre nul : sur le bandeau rouge est écrit  » Prix Découverte le Figaro Magazine / Fouquet’s ». Maintenant nous savons pourquoi notre plus mauvaise littérature se vend le mieux en France. Flore Vasseur écrit à la manière de Douglas Coupland dans Génération X, définitions décalées et cyniques en marge, mais c’est raté, et frustrant. Son bouquin autobiographique avait de quoi être bon, y’avait de la matière et de quoi développer la psychologie des personnages, l’atmosphère des lieux, et au final c’est écrit par-dessus la jambe en autant de temps qu’il faut pour le lire. Parfois, j’avais même l’impression de lire un truc écrit par mes fesses.

 

 

 

De John Fante j’ai lu Mon Chien Stupide et Demande à la poussière, il y a longtemps. La Route de Los Angeles est son tout premier roman, écrit en 1933, découvert par sa femme et publié après sa mort. Bien écrit, bien mené, on ne s’ennuie pas mais le héros, Arturo Bandini, est insupportable. Prétentieux, arrogant, il passe son temps entre Nietzsche, l’attaque de crustacés et la branlette dans la placard. Ce n’est pas que j’ai du mal avec les personnages qui ne sont pas attachants, mais j’ai eu du mal à trouver sa psychologie captivante. J’avais plutôt envie de lui mettre des claques à chaque page, ça oui.
Le fils de l’auteur, Dan Fante, a passé la moitié de sa vie à picoler pour oublier le fait qu’il n’ait pas le talent de son père. C’est ironique, je trouve que l’oeuvre de Dan Fante est géniale.

 

 

Roukmoute, le chat des voisins, fait que faire des aller-retours balcon-de-ses-maitres / notre salon. A chaque fois il tente d’aller un peu plus loin, et l’autre jour en me réveillant il était devant mon lit. Je crois qu’il va bientôt emménager ici. Ne le dites pas à Barbu, il est allergique.

I hate myself and I want to die

18 juillet 2008

Vendredi, c’est youpi.

Natacha, 15 ans, emOpUNk a aussi un skyblog.

Laché vos comm ici : http://ladiesroom.fr/2008/07/18/natacha-15-ans-emopunk/

sentimental journey

15 juillet 2008

Hier, je me suis trompée. Blonde, de Joyce Carol Oates fait 1105 pages. Heureusement qu’il a failli remporter deux fois le Prix Nobel de la Littérature, sinon je pense que j’aurais préféré noyer mon ennui dans des rediffs de secret story (1, 2, peu importe).

J’ai oublié de vous dire aussi que jeudi 24 juillet (la semaine prochaine donc), je serai rédac chef pour la journée FICTIONS sur Ladiesroom. Si vous voulez participer envoyez-moi vos plus belles proses, auto-fictions, nouvelles poétiques, ce que vous voulez tant que c’est tapé avec vos petits doigts, et les meilleurs seront sur la home.

elixie arobaz elixie point org

Faites-moi vibrer.

Bon sur ce je vais retourner dans le canapé parce que j’ai bu une budweiser et avec le soleil qui tape je suis à deux doigts de faire une blague de cul tagada tsouin tsouin.
Bisous je vous aime fort.

currently listening to

15 juillet 2008

Entre une critique de bouquins, des paroles de chansons et des pandas, vous préférez quoi ? On est pas obligé de choisir, en même temps.

Est-ce que ça ne vous donne pas envie d’en avoir un ou 10 ? Personnellement plutôt 10. Je les mettrai partout dans mon appartement et j’y jetterai dessus mes vêtements de la journée d’un air nonchalant en disant « j’aime la déco-panda, c’est tellement pratique » avant de rire de façon machiavélique (juste parce que j’aime ça).

1600 pandas en papier maché – qui représentent le nombre actuel de vrais pandas sur terre – ont été posés par la WWF sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris vendredi dernier. Apparemment ils devraient faire une tournée en France, ce qui serait un peu comme les Rolling Stones mais en plus cool.

Mon premier livre de Joyce, conseillé par mail par plusieurs personnes. Merci pour le conseil, plusieurs personnes, cette nouvelle de 125 pages se déguste comme du petit lait. Dans une petite faculté située en Nouvelle-Angleterre, des étudiantes en littérature perdent la tête les unes après les autres, déséquilibrées par leur naïveté et leur professeur de poésie. L’histoire est racontée du point de vue de Gillian Bauer, dernière victime et rescapée. La plus grande oeuvre de Jojo Carol étant Blonde, un pavé de 600 pages, je vous le demande : cela vaut-il autant le coup que Délicieuses Pourritures ?

 

 

 

Blue Angel, de Francine Prose. Le titre n’est pas convaincant – pour une fois la traduction en VF ne m’aurait pas gêné – et les 70 premières pages ne sont pas à se taper le cul par terre non plus. En réalité, une fois le cap des présentations passé, l’histoire est assez prenante. Bizarrement, je l’ai lue juste après Délicieuses Pourritures, sans savoir que le thème était identique : les deux récits traitent d’une relation ambiguë entre un professeur et une étudiante dans une petite université de l’est des Etats-Unis, sauf que le narrateur ici est le professeur fantasmant sur une de ses élèves. L’intrigue est bien menée, certains trouveront la fin frustrante mais j’ai aimé la morale, et pourtant je ne suis pas fan des morales, elles ont tendance à m’emmerder (exemple : la fin du film Signes, de Night Shymalamalamalan)

J’aimerais bien lire l’autobiographie de Nicole Richie, The Truth About Diamonds, où elle a une tête de travesti chez Madame Tussaud sur la couverture. Sérieusement je veux dire. Je suis sûre que c’est comme lire Public avec des métaphores ratées.

Goddamn you half-Japanese girls
Do it to me every time
Oh, the redhead said you shred the cello
And I’m jello, baby
You won’t talk, won’t look, won’t think of me
I’m the epitome of Public Enemy
Why you wanna go and do me like that?
Come down on the street and dance with me

El Scorcho – Weezer

I fucking don’t know, ok ?

11 juillet 2008

Ce matin je me suis réveillée à la fois très énervée et apathique, un peu comme si Amy Winehouse prenait du speed et découvrait que son mari la trompait avec Diana Ross. Mais après avoir englouti mes deux tartines de nutella, j’allais beaucoup mieux.

Conclusion : le nutella peut vous sauver une journée.
Autre conclusion : vous pouvez être accro au nutella sans le savoir.

Je pensais que ces histoires de policiers qui confisquaient la marijuana des jeunes pour se la fumer c’était une légende urbaine, comme le fait de retrouver le portefeuille d’un arabe aux alentours de Noël et que quand vous le lui ramenez il vous dise « ne vous promenez pas au centre commercial auchan le 24 décembre« .

Mais bon, les policiers aussi peuvent avoir des crises blanches après avoir mangé des space-brownies. Et appeler les urgences en pensant que la mort est proche.

Au moins avec le nutella, on a pas ce genre d’inconvénient.

alligator

9 juillet 2008

Je voulais mettre cette photo sur la webcam mais je suis tellement fatiguée que je vous la mets là (oui je sais, on est que mercredi) – pourtant je mange cinq fruits et légumes comme ils le recommandent à la télé, et je ne vois RIEN QUI CHANGE.

Je lis des histoires de perversités professeur-étudiante (le pervers n’étant pas forcément celui qu’on croit hin hin hin) qui ont lieu dans des universités de l’est des Etats-Unis, je lis des histoires de trentenaires qui s’emmerdent, je lis des histoires de vieux fou alcoolique et l’Art de Toujours Avoir Raison de Schopenhauer (ça fait bien entendu partie de mon plan de conquête du monde et de contrôle des cerveaux humains), mais là j’ai juste envie de me poser dans mon lit avec un bol de miel pops et lire Les Aventures de Tom Sawyer de Mark Twain.

Mais je peux pas parce que :

- Les Aventures de Tom Sawyer doit être dans une vieille caisse dans le grenier de ma mère à Bordeaux
- Barbu il aime pas qu’on mange des miel pops dans le lit

Est-ce que quelqu’un sait si « Anne of Green Gables » de Lucy M. Montgomery a été traduit en français ?

Anne c’est un peu la Tom Sawyer des filles canadiennes, ça se passe sur l’île du Prince Edwards et elle est orpheline, et un jour elle pète grave un câble parce qu’un garçon de sa classe se moque de ses cheveux roux, et elle décide :

1 / De lui écraser son ardoise sur le crâne
2 / De se teindre les cheveux en vert

SO PUNK !

(M6 diffusait l’adaptation télé, rebaptisée pour l’occasion « le bonheur au bout du chemin » ou une niaiserie du genre)

Aujourd’hui aussi, j’ai décidé que ça serait vachement bien de regarder des films des années 20-30. En fait l’industrie cinématographique occidentale à l’époque, c’était limite Bollywood (l’actrice américaine Mary Astor a eu 150 rôles en 40 ans de carrière par exemple).

Et donc j’aimerais bien voir des films avec Mary Pickford dedans :

En HD.
Blague à part, si vous savez où je pourrais trouver ça, ou même si vous avez des vieux films à me prêter, en échange je vous enverrai des mixtapes et des bisous par la poste (avant que je ne contrôle vos cerveaux).

dès qu’il s’agit d’effrayer les pigeons

6 juillet 2008

Je pense que cet été va être génial. J’ai déjà prévu de faire beaucoup de smoothies et de me re-regarder une série, probablement Arrested Development. Et de faire des critiques de bouquins, hey :

Oui. 2 ans et demie après sa sortie, je me suis décidée à acheter / lire Lunar Park de Bret Easton Ellis. Les 300 premières pages de cette autofiction sont ultra-prenantes, il y a quelque chose de fluide (et pourtant il a mis une quasi-décennie à l’écrire) et de rythmé dans la manière de décrire les évènements. L’histoire a beau être démente, on est prêt à y croire, qu’il s’agisse d’allégories ou de sens littéral. J’ai un peu moins aimé les 70 dernières pages, à cause de la tournure de l’intrigue, mais donc c’est personnel et ça ne change pas le fait qu’on comprend, avec ce qui est censé être son dernier livre, pourquoi Bret Easton Ellis est l’un des meilleurs auteurs américains du XXè siècle.

 

 

 

Mouais. Grosse déception pour le coup.
J’avais adoré Naif. Super. du même auteur norvégien, Erlend Loe, mais Autant en emporte la femme est juste un exercice stylistique. Un peu comme lire du Raymond Queneau, en moins intéressant. L’histoire écrite sur 300 paragraphes raconte les chroniques d’un garçon et d’une fille, de leur rencontre à leur réconciliation. Il y a quelques bons moments dénonçant les clichés des couples, mais l’ensemble du roman est un cliché : la fille est chiante, limite connasse, et le garçon est plat, limite lâche. Le tout est plutôt plombant.

 

 

Bordeaux c’était bieng, on a remporté le tournoi de belote, il faudrait que je monte une asso « j’ai 20 ans et je joue à la belote » sur Toulouse pour pouvoir m’entrainer. Il s’agirait pas de perdre le feu sacré.

Le caniche-étoile serait notre mascotte.