Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Mlàdek

24 janvier 2013

DES PONEYS !

DES PONEYS SHETLAND !

DES PONEYS SHETLAND AVEC DES PULL-OVERS !

Par Rob McDougall -

Vous parlez d’un moyen pour avoir la patate.

life despite god

18 janvier 2013

J’étais cette fille qui va parler à l’invité qui ne connait personne à la soirée. De là découlait un tas d’autres micro-caractéristiques : se faire l’avocat du Diable, prendre deux heures s’il le fallait pour consoler une simple connaissance, ce genre-là. Ca a toujours été mon truc, d’être incapable de m’en foutre. Et allez savoir pourquoi mais j’ai du croire, à un moment donné, que l’on ne me ferait pas à moi ce que je ne ferais pas aux autres. Plutôt stupide, eh ? La seule chose qui m’empêche de me foutre des claques aujourd’hui, c’est d’avoir pas mal d’indulgence pour la naïveté. Maintenant, je le sais, je ne serai plus cette fille-là. Ce qui est sûrement une bonne nouvelle, vu de mon envie irraisonnée de remercier ceux qui m’ont blessée au cours de ces dernières semaines. Alors voilà : merci aux salopards qui m’ont permis de m’en foutre. Merci pour vos pulsions amères et votre éthique douteuse. Je vous souhaite bien du courage pour la suite, ça va être coton.

sweet baby jesus

9 janvier 2013

Qu’est-ce que c’est ? Une fin du monde alternative ?

Cette photo prouve que même à 22 ans, on ne peut pas tout se permettre. C’est du Clementine Kruczynski à la petite semaine. Imaginons un instant que pour couronner le tout, elle eut été prise au fish-eye, et serrons fort nos enfants dans nos bras pour leur donner tout l’amour qu’ils méritent avant qu’il ne soit trop tard.

J’étais un peu de mauvais poil. J’ai relu mes notes d’il y a un an – d’il y a exactement un an – et un tas de points soulignés deux fois au feutre n’ont toujours pas sauté. Et il ne s’agissait pas de velléités fantasques de type « apprendre le basque ». Ni maintenant, ni à l’époque. Il s’agissait de choses qui comptent. Et puis j’ai compris. Ca prendra le temps qu’il faudra. Les plans sur cinq ans, ça ne marche jamais comme il faut. Bien sûr que je veux tout, tout de suite, pardi ! Quelle question. Mais si ça ne se passe pas tout-à-fait comme voulu, je comprends aussi. S’égarer, c’est très important. C’est ce qui donne envie de retourner au point de départ. Bon, faut pas que ça dure une éternité non plus sinon on finit comme cette pauvre Mary-Kate, mais vous voyez ce que je veux dire. J’ai eu cette révélation en retombant sur un vieux E.P. que j’écoutais en boucle à la fac. C’était un groupe garage-punk de quatre New-yorkaises qui vendaient leur disque via MySpace. Tous leurs morceaux ont disparu d’Internet. Leur seul nom a disparu d’Internet. Elles ont du salement se disputer, pour en arriver là. Enfin leur musique, ça m’a rappelé combien tout ce que j’avais fait jusqu’à présent tendait vers la même logique : la mienne.

Maintenant si vous le permettez je vais fermer cette fenêtre, parce que cette photo, bon.

Andy Warhol’s Tragedy

3 janvier 2013

 

J’ai jamais eu de bol avec les réveillons de la Saint-Sylvestre.
Même quand ce n’est pas supposé capoter, ça capote quand même.
Alors j’ai fait une liste de onze principes de vie s’appliquant parfaitement à cette saloperie qu’est le Nouvel An – et qui peuvent aussi servir de bonnes résolutions.

#1 : Je ne suis pas une fille à talons. Never was, never will.
#2 : Les relations affectives (amis + amours) sont les seules que l’on puisse choisir. Autant le faire bien.
#3 : A ce propos, ne jamais prendre de drogue avec des gens que l’on vient de rencontrer.
#4 : Plus on passe de temps à dire que l’on va faire quelque chose, moins on a de chance de le faire.
#5 : En cas de pluri-possibilités, choisir celle que l’on regrettera le moins dans un an.
#6 : JAMAIS de CELERI dans la SOUPE %$!§
#7 : Les tordus arrivent toujours à nous faire tomber avec eux.
#8 : Il n’y a pas grand chose qu’une bonne sieste ne peut arranger.
#9 : Ne jamais élaborer son planning en fonction des autres : rester chez soi parce que quelqu’un a dit qu’il passerait peut-être, attendre que ces 3 potes soient libres pour aller voir le film ensemble, etc.
#10 : Si vous continuez à aller sur Icanhascheezburger, il est probable que vous n’êtes pas le genre « coup d’un soir ».
#11 : Ne pas répondre constitue en soi une excellente réponse.

Qu’est-ce que j’ai envie de voir la neige.

behind the scenes

24 décembre 2012

De jeudi à samedi, j’ai vécu dans cette zone des Corbières sous haute surveillance. Attablée dans un rade de l’Aude, j’ai tiré quatre heures supplémentaires dans mes godasses couvertes de gadoue sèche pour écrire cet article. Mais je crois qu’un ou deux trucs méritent d’être précisés.

Tout d’abord, personne ne m’a envoyée là-bas. J’ai proposé le sujet à Slate parce que cela faisait un bout de temps que je n’étais pas partie en reportage – quatre mois je dirais – et que la route me manquait. Aussi, c’était une région inconnue de mes carnets de notes et je suis toujours partante quand il s’agit de découvrir un nouveau coin. Qui dit nouveau coin dit nouvelles spécialités gastronomiques. C’est déjà une bonne raison.

La carte présentée ci-dessus a été expédiée par la préfecture à tous les journalistes accrédités. La légende montre la « Zone Régulée » (triangle en pointillés violets), la « Zone d’interdiction d’accès au Pech » (trait épais rouge) ainsi que la « Zone d’interdiction de survol » (cercle bleu). Il y avait également une seconde carte, sur laquelle on pouvait lire « Zone d’interdiction de chasse » et « Zone d’interdiction d’alcool ». A première vue, l’affaire ne semblait pas gagnée.

Mais l’autre attrait de ce tohu-bohu – mis-à-part ma fascination malsaine pour le métajournalisme – était la possibilité de raconter une bonne histoire. J’avais gribouillé une liste de contacts sur place : un habitant de Bugarach, une journaliste de la ZDF, un mec venu faire un reportage avec un ami, un copain de copain prêt à venir affronter la horde de gendarmes. Je n’avais aucune idée de qui me fournirait quoi, ni de comment les choses étaient supposées se dérouler. Voilà pourquoi je n’ai jamais fait ma demande de carte de presse. Je suis incapable de servir le Grand Réseau de l’Information de ce pays- du moins pas comme ce pays le conçoit.

Ce qui, quand je mets à cogiter là-dessus, me rend un peu triste et un peu gaie en même temps.

Cela me rend un peu triste parce que je ne fais pas partie de la bande. A Bugarach par exemple, tout le monde finissait à un moment ou un autre par me dire : « désolé, je dois écrire ma brève / finir mon papier / passer à l’antenne dans 5 minutes ». De manière générale, ce que je fais est moins urgent et donc, si on y réfléchit bien, moins important. Bon faut dire le scoop, l’exclusivité et tout, c’est pas mon truc. J’ai pas cette adrénaline là. Le reportage de la fin du monde pour ça, c’était l’idéal.

Et ça me rend un peu gaie parce qu’alors, je peux faire mes observations peinard le renard tranquille le goupil. Je prend le temps. Je glane les détails insignifiants. Comme la phrase « Tous ces Peluts qui sont arrivés ici » qui, sortie de la bouche d’un local signifiait « tous ces dreadeux débarqués en masse ici » (Peluts = poilus en Occitan). Ou cette soirée « Mort à Crédit » le 21 au soir à Rennes-le-château, où les invités devaient payer en chèque au cas où la Terre explose. Ou encore ce commerçant qui déplorait le fait que « cela ne va pas arranger l’image de blaireaux qu’à le reste de la France de l’Aude » alors que, et bien, il n’y a pas lieu de se faire trop de souci Monsieur.

Je ne sais pas si le journalisme se vautre dans la fange ou non. Tout dépend ce que vous lisez, à vrai dire. Dans n’importe quel corps de métier, certains font mieux leur boulot que les autres – sauf que le mauvais artisan n’expose pas son travail sur la place publique. Si ça peut rassurer qui que ce soit, personne n’était dupe à Bugarach. Suffisait de voir les mines soulagées des mecs quand cette nouvelle a éclipsé leur actualité. Des mômes de 19 ans bouffaient des sandwichs dans la salle de presse en se faisant passer pour des journalistes, et plus personne n’en avait rien à faire. Même les hélicoptères qui tournoyaient sans relâche dans le ciel étaient devenus insignifiants (d’après le préfet, nous étions au-dessous d’un couloir aérien de l’Armée de l’air).

Bref, ça ne servait rien de tirer sur l’ambulance une énième fois. Un papier qui prend de haut les journalistes venus couvrir la fin du monde dans le Pays cathare, ça reste un papier qui traite de la fin du monde dans le Pays cathare. La seule différence, c’est l’histoire. Vous pouvez le voir comme une simple partouze médiatique, ou vous pouvez y voir un conte moderne sur l’importance du vide.

Le sujet traité n’y est pour rien. C’est la mauvaise version de l’histoire qui devrait plaider coupable.

 

little heart explosions

18 décembre 2012

En septembre dernier, quelqu’un m’a demandé sur Twitter quels étaient mes 50 livres préférés. Pour fêter le fait de ne plus avoir de fourmis dans la paume des mains en m’endormant, voici la liste. Mais avant ça, une photo d’Elvis Presley qui porte un tee-shirt Rue Mouffetard :

Trois éléments à prendre en compte : (a) ce ne sont pas les meilleurs livres du monde (b) ce sont les livres qui m’ont marquée au point que j’hésite constamment entre les relire et ne jamais les relire. Certains ont été lus il y a six jours, d’autres il y a 22 ans. (c) il s’agit d’une liste provisoire, disons « Mes bouquins préférés lus avant 30 ans ». Les liens Amazon sont affiliés au cas où, mais n’oubliez pas que c’est toujours mieux de commander chez vos petits libraires. Je les ai notés, mais il n’y a pas d’ordre de préférence. A côté vous trouverez deux ou trois mots-clés pour le genre et/ou les thèmes.

50) Erlend Loe – Naïf. Super. (1996) : écriture épurée et absurde, bildungsroman pour les vingt ans et des poussières.
49) Lucia Etxebarria – Courtney y Yo [es] (2004) : essai autobiographique, pensée féministe, rock-star-system.
48) Colette – Claudine à l’école (1900) : autofiction, jolies grandiloquences & amitiés féminines adolescentes.
47) Nick Hornby – Haute Fidélité (1995) : crise existentielle, musique & humour cynique.
46) Charles Bukowski – Pulp (1994) : roman de gare, un privé à Los Angeles, littérature noire.
45) George Sand – Histoire de ma vie (1855) : feuilleton autobiographique épistolaire, amours & réflexions.
44) Etgar Keret – Crise d’asthme (2005) : nouvelles déjantées & humoristiques.
43) Hunter S. Thompson – Gonzo Highway (1997) : correspondances insolentes & rêve américain.
42) Philippe Garnier – Goodis, la vie en noir et blanc (1998) : road-trip, roman noir & biographie.
41) Mark Haddon – Le bizarre incident du chien pendant la nuit (2003) : style « oral », intrigue & autisme.
40) Jacques Prévert – Histoires (1972) : poésie, fables & critique sociale.
39) Joe Matt – Strip-tease (1992) : bande-dessinée, aigreur et humour sans complaisance.
38) Bernard Clavel – Légendes des Montagnes et des Forêts (1974) : contes du terroir & imagination vivifiante.
37) Jim Thompson – 1275 âmes (1964) : roman noir, shérif sociopathe & bêtise crasse.
36) Virginie Despentes – King Kong Théorie (2006) : essai féministe, autobiographie & plume râpeuse.
35) Dorothy Allison – L’Histoire de Bone (1992) : roman social, sud des Etats-Unis, white trash.
34) Chuck Klosterman – Je, La Mort et le Rock’n'Roll (2005) : pop culture, musique, docu-fiction.
33) Mark Twain – Les Aventures de Tom Sawyer (1885) : école buissonnière, bildungsroman pour enfants, classique américain.
32) Amélie Nothomb – Les Catilinaires (1995) : retraite, isolement & suspense.
31) Dan Fante – En crachant du haut des buildings (2001) : autofiction, New-York & alcoolisme.
30) Harper Lee – Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (1960) : racisme et justice en Alabama.
29) Darina al-Joundi – Le jour où Nina Simone a cessé de chanter (2008) : Liban, folie & féminisme.
28) Chris Offutt – Kentucky Straight (1992) : Nouvelles noires, Appalaches, style argotique.
27) Mercedes Helnwein – The Potential Hazards of Hester Day [en] (2008) : littérature young adult, road-trip, fugue.
26) Ken Kesey – Vol au-dessus d’un nid de coucou (1962) : asile psychiatrique, tension & drame.
25) Willy Vlautin – Motel Life (2005) : road-trip, hiver, errance.
24) Lionel Schriver – Il faut qu’on parle de Kevin (2003) : confessions épistolaires, thriller, maternité.
23) Chloé Delaume – La nuit je suis Buffy Summers (2007) : livre dont vous êtes le héros, hôpital psychiatrique, pop culture.
22) Yak Rivais / Michel Laclos – Les sorcières sont N.R.V.(1988) : littérature jeunesse, figures de style.
21) Truman Capote – De sang-froid (1966) : enquête policière et journalistique ultra-détaillée, « based on a true story« .
20) Jean Anouilh – Antigone (1944) : théâtre, tragédie, sacrifice.
19) Diablo Cody – Candy Girl [en] (2006) : autobiographie, boîte à stripteases & humour acerbe.
18) Comtesse de Ségur – Les Malheurs de Sophie (1858) : littérature jeunesse, second empire, morales à gogo.
17) Gabriel Sergé – Elvis est vivant ! (2007) : essai sociologique & pop culture.
16) Edward Anderson – Tous des voleurs (1937) : roman noir, braquage qui tourne évidemment mal, fugitifs.
15) Paul Auster – Je pensais que mon père était Dieu (2001) : anecdotes drôles & étranges, vie américaine.
14) Rob Sheffield – Bande Originale (2007) : autobiographie amoureuse, musique & deuil.
13) Joan Didion – L’Amérique 1965-1990 (1979) : chroniques américaines, années 60-70.
12) Charles Bukoswki – The Last Night Of Earth Poems [en] (1992) : poèmes sur la maladie, l’enfance, l’écriture et la mort – entre autres.
11) Michael Marshall – Les hommes de paille (2001) : thriller, tueur en série.
10) Philippe Garnier – Freelance (2009) : journalisme référencé & gonzo, années 70.
09) George Orwell – 1984 (1949) : dystopie, société totalitaire, dépression.
08) Poppy Z. Brite – Courtney Love (1997) : biographie arrangée mais rock’n'roll.
07) Christiane Rochefort – Les petits enfants du siècle (1997) : bildungsroman social & cité parisienne des années 60.
06) Bret Easton Ellis – Lunar Park (2005) : autofiction et paranoïa californienne.
05) Andy Warhol – Ma philosophie de A à B (1975) : conversations autour du sexe, de la gloire, de la perfection, de la beauté et des médias.
04) J.K. Rowling – Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban (1999) : littérature jeunesse noire & fantastique.
03) Khaled Al Khamissi – Taxi (2006) : politique égyptienne, confessions & analyses de comptoir.
02) Stewart O’Nan – Speed Queen (1997) : road-trip, junk-food & couloir de la mort.
01) Stephen Chbosky – The Perks Of Being A Wallflower [en] (1994) : littérature young adult, drames & amours adolescents.

La vache, c’est drôlement long.

 

with a bottle of beer and nothing left

12 décembre 2012

J’ai toujours trouvé le dictaphone super cool – « super cool » comme dans « un dictaphone me sépare de la super coolitude de Special Agent Dale Cooper ». Entre un piercing et un dictaphone, ce dernier l’emporterait, haut la main. Et puis là, avec Noël et tout le reste, je me dis que ce serait peut-être l’occasion. Par exemple, je pars en reportage dans les Pyrénées bientôt, mais quand les températures chutent l’encre du stylo bic se durcit un peu et vous vous retrouvez à gratter la bille contre la gomme de votre basket pendant trois ou quatre minutes, c’est pénible.

Le problème, c’est que je n’interviewe jamais de célébrité. Ce qui veut dire qu’il n’y a jamais de table pour poser un dictaphone et l’oublier. Les interviews d’artistes, c’est ce qu’il y a de plus chiant au monde après marcher dans une crotte de chien et ne s’en apercevoir qu’une fois monté dans la voiture. Ils n’ont rien de à dire à part quelques poncifs (« je ne sais pas ce que je ferais si je n’étais pas chanteur ») et des tirades attendues (« XX (le réalisateur) était très exigeant, il attendait beaucoup de moi, il m’a enfermé dans une pièce pour me forcer à regarder Les Aristochats et d’autres films qui m’ont aidé à comprendre le personnage »).

Les seules bonnes interviews d’artistes jamais lues, ce sont celles de types qui ont de la bouteille (Paul Verhoeven) et surtout pas ceux qui sont interrogés tous les quatre matins (Rihanna).

Tout ça pour dire que je préfère rencontrer des gens qui vivent autre chose, et que ces gens-là ils ne vous reçoivent pas face à une table. Vous leur parlez dans la rue, sous un auvent, dans une voiture, au milieu d’un champ ou dans un salon de coiffure, et dans ces cas-là, brandir un dictaphone peut donner l’impression de sortir un micro pour le midi-quatorze heures de RTL. Enfin je suppose, puisque je ne l’ai jamais fait. Je ne travaille qu’avec du papier. Il peut m’arriver de mémoriser 15, 20 minutes de conversation grand max, pour me précipiter sur mon carnet de notes ensuite et tout retranscrire d’une traite. Possible que ce soit une drôle de méthode, mais c’est sûrement un bon moyen de repousser les premiers symptômes d’Alzheimer. Remarquez, ça, c’est dans les cas extrêmes où la situation ne se prête pas au carnet-crayon – au comptoir d’un bar le plus souvent.

Mais même quand je dégaine mon stylo, la réaction de l’interlocuteur n’est jamais filtrée. C’est mon angoisse professionnelle : tomber sur quelqu’un qui va calculer ses réponses à l’extrême. Vous voyez ces gens qui n’oublient jamais d’être beaux sur les photos, alors que le principe est de faire une grimace pour se payer une bonne poilade ensuite ? Ça a le don de m’énerver. C’est pour ça que les interviews des vieux croulants sont les meilleures : avec l’âge on ne s’embarrasse plus des convenances. S’en battre les rouleaux de paraître à son avantage est un bon moyen de paraître à son avantage.

C’est une question d’image, vous me direz. Puisqu’il n’y a pas d’image, le dictaphone peut s’avérer aussi pratique que le stylo. Voire plus pratique en période de froid hivernal, rapport aux moufles et tout le bazar.

Si vous avez des conseils en la matière, un petit machin solide et pas cher, je suis preneuse. Et ne me dites pas « ton iPhone » parce que (1) je viens de vous offrir une réflexion de 600 mots sur le dictaphone VS. le stylo, autant dire que je ne suis pas encore le genre à avoir un iPhone (2) quand vous êtes dans la cambrousse à 15 kilomètres d’une prise électrique accessible, votre objectif est de garder le plus de batterie possible sur votre portable.

To slip silently into the water

2 décembre 2012

Britney Spears fête ses 31 ans aujourd’hui.
Est-ce que je suis supposée être indifférente à ça ?

A chaque fois que je vois l’une de ces photos postées par son équipe de managers, ses cheveux sont blond plastique, son sourire crispé, sa jupe presque trop courte. Rien de nouveau sous les spots de Pop Babylone. Mais ce sont ses yeux. Un voile neurasthénique couvre sa pupille fixe.

Quelque chose cloche sévère, et je ne dis pas ça à cause de son dernier clip avec will.i.am.. Nostradamus avait probablement vu les yeux de Britney Spears lorsqu’il a commencé à écrire ses Prophéties. Derrière l’abus de mascara noir et d’anti-dépresseurs, l’Apocalypse.