Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Mamie Alzheimer dans « Qui a fait encore tomber le Pape ? »

8 janvier 2010

J’aime bien lui rendre visite.

mamie

Like the old times

31 décembre 2009

Je regarde la lueur du jour filtrer à travers mes volets, qui vont bientôt devenir roulants, du genre avec une manivelle et tout le toutim. J’aime bien mes vieux volets imparfaits, au bois gondolé en été, trempé en hiver, avec leur espagnolette couleur blanc écaillé. Ça me rend triste que la proprio veuille les changer.

Je me sens un peu bête sans trop de raison.

Vous savez quand certains souvenirs remontent à la surface alors que vous n’avez rien demandé, rien creusé, que vous n’avez fait aucun effort de concentration ni même tenté de vous rappeler quoique ce soit ? C’est comme ça que ça arrive. J’essaie alors à compter le nombre d’autocollants sur ma valise, de me rappeler quand je courais dans les ronces enfant, du nombre de fois où j’ai retrouvé un billet oublié dans une poche de jean et de faire rejaillir le goût du pop-corn sur ma langue. Mais bon, même avec ça, ça met un certain moment avant de s’estomper, comme les bleus sur les mollets.

Le pire, ce sont les gens qui trouvent toujours un moyen de vous faire sentir bête sans trop de raison, comme si vous aviez besoin d’eux pour ça. Les relations humaines, je les trouve souvent violentes. Mais ça, c’est pas trop le genre de truc que vous pouvez dire à voix haute. Quand vous le faites, il y en a toujours un pour rire de façon sardonique comme si vous étiez né de la dernière pluie.

C’est une histoire de domination et de pouvoir. Ça a toujours été une histoire de domination et de pouvoir. Je vais pas faire tout un foin autour de la question, ni me lancer dans des sermons mystiques. C’est simplement un droit à l’imperfection. Parfois, on se trompe de file, on dit des insanités en les regrettant la minute d’après, on oublie, on fait des paradoxes et des fautes d’orthographes.

Et parfois, on se sent un peu bête parce qu’on l’est.

Bells 1 & 2

23 décembre 2009

Comme c’est bientôt Noël, une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de cul.

Vendredi matin, au-dessus de mon bol de céréales, une question me tarauda : pourquoi les sex-tapes existaient ? Pourquoi se filmer en train de baiser ?

Je veux dire, est-ce que vous, ça vous exciterait de vous revoir en train de faire ça ?

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Kim Kardashian Superstar

Non. Et votre mère non plus. Règle de survie #317 : « jamais d’image de soi le pubis à l’air libre ». Ce qui veut dire « ne jamais laisser un individu quelconque prendre une photo de moi dénudée » (§ 1) et « ne jamais faire de sex-tape » (§ 2). Mis à part si vous vous appelez Shauna Sand et que vous voulez en faire un business, ça va de soi. Principe de base : tout finit toujours par ressurgir.

Quand je posai la question en soirée autour d’une ou cinq bières, la première réponse qui fusa derrière les volutes de fumées bleu cigarette fut « pour l’argent ». Les sex-tapes populaires sont l’apanage des célébrités depuis que Pamela Anderson et Tommy Lee se sont fait chiper la VHS de leur lune de miel où on ne les voyait pas vraiment en train de lire Télé 7 jours sur leur yacht (Pamela récidivera avec Bret Michaels, le leader de Poison). L’affaire leur aura rapporté 1.5 million de $, et un pourcentage sur les ventes.

Puis il y aura eu Dustin Diamond, Screech dans Sauvés par le Gong, qui pensait qu’une sex tape donnerait un second souffle à sa carrière. Triste histoire.

Et Paris Hilton, piégée par Rick Salomon qui vendit la vidéo de leurs ébats aussi animés qu’un film de Gus Van Sant à Red Light District. Une sex tape peuplée de moments ennuyeux, de yeux incandescents et de fessées molles :

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Le remake érotique de REC.

Après ça, peu de sex-tapes vraiment connues, mis-à-part celle supposée de Meg White (qui a toujours démenti) et de Kristin Davis (qui aurait eu du mal à démentir au vu des clichés). Si les protagonistes mâles s’en sont servis à leur avantage, les filles ont plutôt été du genre à faire des crises d’angoisse après la diffusion de la sex tape. Alors pourquoi avoir accepté ?

« C’est comme un troisième œil, un acte exhibo sur l’instant » affirme le gars en face de moi.

Mais alors pourquoi ne pas l’effacer après ? Pourquoi la garder ?

« C’est vrai que j’aimerais pas forcément la revoir. Si je le faisais, ce ne serait pas pour me regarder moi, mais pour regarder ma copine«   avoue le copain d’une amie en faisant glisser le papier à cigarettes sous ses doigts.

« J’pense aussi que c’est bien pour s’améliorer. Tu regardes ta performance pour voir ce qu’il faudrait changer, etc.« 

Là, tout le monde applaudit la jolie blonde, parce que personne n’avait pensé à cet argument. Sa frange est tellement bien dessinée qu’on dirait qu’elle ne la coiffe jamais. Comme si elle avait toujours été là.

« Mais bon, je triche. Je dis ça parce que j’ai vu une rediffusion d’un épisode de Friends cet après-midi, et justement ils en parlaient« .

Est-ce que c’est pas un peu fou, que, même des années après, Friends parvienne encore à s’immiscer dans nos sujets de conversations ?

Le post qui ne va pas t’aider à glander demain au bureau

16 décembre 2009

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Barbu, il vient de faire la chorégraphie de Single Ladies (Put A Ring On It) de Beyoncé en pyjama.

Et il ne mange que des pâtes au ketchup. Imaginez s’il prenait du crack.

I know it enough to believe it

14 décembre 2009

Aujourd’hui, voyons à travers le film Jennifer’s Body un cas souvent exploité dans le cinéma fantastique : le passage où le héros / l’héroïne comprend qu’elle a affaire à une créature surnaturelle grâce à un bouquin déniché dans le rayon « paranormal » de n’importe quelle bonne bibliothèque.

Phase n°1 : « Ah voilà j’ai trouvé le livre que je cherchais ! »

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Le personnage principal a compris qu’il était face à un sérieux problème. Un problème autrement plus complexe qu’une simple mauvaise humeur due à des remontées acides ou à un arrêt brutal de la clope. Son intuition lui dit qu’il côtoie quelqu’un ou quelque chose de démoniaque et que ce n’est pas sur Wikipédia qu’il va trouver la solution.

Phase n°2 : « Ah voilà j’ai trouvé le chapitre qui m’intéresse en latin ! »

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Depuis que la petite fille dans l’Exorciste a insulté la mère du prêtre en latin, on sait que le latin est la langue de tous les dangers. C’est pour ça qu’elle persiste à être enseignée au collège et au lycée : parce que les adolescent(e)s sont souvent confrontés à des créatures maléfiques et que sans l’apprentissage de cette langue, ils seraient foutus.

Phase n°3 : Superposition d’illustrations effrayantes et textes police 74

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On superpose des dessins de Belzébuth et d’êtres humains en pleine agonie qui datent de trois ou quatre siècles avec des mots-clés formant des phrases grammaticalement incorrectes. Par exemple les mots « LIMBES HEMOGLOBINE RITUEL MORT SODOMIE » défilent lentement, entraînant alors une certaine angoisse chez le spectateur.

Phase n°4 : « Putain, mais c’est grave la merde là ! »

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Un gros plan sur les yeux écarquillés du personnage principal est indispensable. Notez également le sourcil froncé. Parfois accompagné de la voix off du personnage principal qui murmure ce qu’il est en train de lire. La situation est plus grave que ce que vous imaginiez.

Phase n°5 : Encore un peu de superposition d’images préoccupantes et de passages qui font peur

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Parce qu’on ne s’en lasse jamais. S’en suit un retour sur le personnage principal une poignée d’heures après qui est alors soit (1) en phase « La vie c’est vraiment de la merde, d’abord la taxe d’habitation et maintenant ça » (2) en phase « je ne crains pas les créatures surnaturelles. Je me confronte à elles »

Le processus fut un grand classique de Buffy contre les Vampires dans les premières saisons (les phases 3 et 5 sont même au générique), s’est retrouvé récemment dans Twilight, et peuple un grand nombre de films du genre que je ne saurais citer parce que je suis fatiguée et inculte.

Sinon Godard disait : « pour faire un film, il faut obligatoirement une fille et un pistolet ». Et dans Jennifer’s Body, il n’y a pas de pistolet. Mais quand même, j’ai bien aimé (je soupçonne Godard d’avoir déclaré ça bourré). Disons que c’est un film raté bien (et non l’inverse).

Comment éviter les attention whores, les indigestions post-traumatiques des fêtes et les articles du post.fr

10 décembre 2009

En lisant ces sites (que vous connaissez peut-être, mais peut-être pas) (après l’interlude) :

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Votre liste de liens commence à sentir le renfermé ? Vous désespérez de lire des blogs détendus du slip, des blogs non-mièvres, non-sponsorisés, et dont chaque post vous donne envie d’écrire, d’analyser et/ou de danser la macarena ?

Virgoblog

C’est toujours difficile de faire l’éloge d’un site qu’on aime vraiment bien. Virginie habite dans l’état de New-York, à Albany, porte des jolis vernis à ongles, raconte l’envers du décor new-yorkais et de la saga Twilight, mange des tartes aux noix de pécan et bourre ses textes de références en tous genres. Elle me donne envie d’écouter la bouilloire siffler en frottant mes pieds l’un contre l’autre devant un documentaire d’Arte sur une actrice déchue des années 50. Je suppose qu’elle est le genre de filles avec qui on doit bien aimer s’ennuyer (ce qui est un foutu compliment)

Invisible Ink

Delwyn a 25 ans, aime les voyages en train et le gin. Son blog est loin d’être nouveau, il y a quelques années elle y racontait sa vie d’étudiante fraîchement débarquée sur le sol anglais, et c’était déjà très bien. Plutôt un site old school, au sens noble du terme : sincère, bien écrit, un petit côté journal intime, et quelques paroles de chansons. Elle me donne envie de manger des cookies et de faire du patin à roulettes en écoutant I’m Eighteen d’Alice Cooper.

Listen2fight

Je ne sais pas qui est à l’origine du concept, mais des sites musicaux j’en ai parcouru UN TAS depuis 1996, et celui-ci est à la fois chouette et original : pas d’élitisme ni de « quand j’ai connu Chokebore avant tout le monde », mais une simple bataille entre deux artistes. En plus, les petites descriptions sont drôles.  A ce jour, 68 battles ont été réalisées. Listen2fight me donne envie de faire des bulles de chewing-gum en me tapant le tambourin contre la hanche façon Zia des Dandy Warhols.

Garageland

Monté récemment par Eve, Garageland est un mélange de pin-ups françaises, de rock des années 60 et d’anecdotes pop-culturesques. Je ne sais pas si on peut encore qualifier cette culture d’alternative, mais tout le monde ne connait pas forcément la scène garage rock française ou Fabcaro (moi, par exemple). Eve me donne envie de lire des vieilles coupures de presse sur Altamont et de me faire un mikshake glace vanille – bière.

Le blog le plus mieux

Je viens de découvrir le blog d’Arnaud, donc je ne sais pas ce que ça va donner. Peut-être qu’il va le dynamiter ou dessiner des choses sales, mais en attendant j’aime bien l’impression d’être face à un bureau mal rangé, où on ne sait pas trop où regarder. En plus je crois qu’il est toulousain, et son header m’a fait sourire comme une veille de week-end.

Oh, et comme ça me rendrait triste que vous pensiez que je fais de la pub de façon peu subtile pour des copains, je précise que je ne connais aucune de ces personnes. Même le chat sur le gif, je le connais pas.

When it rains when it rains

9 décembre 2009

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Big Bang Theory n’est pas simplement meilleur que How I Met Your Mother.

Big Bang Theory est meilleur que How I Met Your Mother,  que n’importe quelle série télé du moment, que les éclaircies d’automne et l’optimisme de Mario et Luigi à Super Mario Bros, et même meilleur que la tarte au citron meringué de ma mère.

Pourquoi Glee est une série ratée ?

7 décembre 2009

Parce que depuis que j’ai vu The Sound of Music, avec Julie Andrews, un après-midi pluvieux dans la banlieue londonienne, j’aime autant les comédies musicales que découper des petits bouts de kiri dans ma soupe, j’avais plutôt hâte de voir Glee (surtout que série-télévisuellement parlant, il n’y a plus grand chose à se mettre sous la dent depuis deux semaines). Sorte de High School Musical dawsonien*, Glee se veut rafraîchissant mais le résultat est plutôt mi-nul.

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L’un des personnages principaux, Rachel Berry, me donne envie de m’enfoncer un tournevis dans l’œil à chaque fois qu’elle apparaît à l’écran. Comment voulez-vous vous identifier à un personnage bourré de mimiques, qui s’imagine être la prochaine Céline Dion, et qui a les chevilles aussi grosses qu’un pigeon gavé de chlorhydrate ? De manière générale, peu de personnages de Glee sont réellement attachants. Le professeur d’espagnol, censé être le héros de la série, a autant de charisme qu’un cactus. La seule à être intéressante à tous les points de vue est Emma Pillsbury :

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Vous reconnaissez peut-être l’actrice, Jayma Mays, qui a joué le rôle de Charlie dans la saison 1 d’Heroes. Charlie était serveuse dans un diners, avait le pouvoir de mémoriser tout ce qu’elle lisait, et Hiro l’aimait bien, jusqu’à ce qu’elle se fasse scalper par Sylar. C’était déjà mon personnage préféré d’Heroes après 2 répliques et voilà qu’elle se fait tuer comme si elle était au générique de Dallas.

Mais le plus gros problème de Glee, après les mauvais playbacks ce sont les clichés :

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Les pom-pom girls sont machiavéliques, la prof de sport masculine fait des blagues sur son absence d’utérus, ah ah ah, la fille noire est ronde, aime le r’n'b et cite Beyoncé comme référence, et le gay se prend évidemment pour une fille. On est loin du personnage de Marshall dans The United States of Tara, et on est loin du scénario subtil. J’ai grandi dans les années 80, j’ai regardé les rediffusions des classiques eighties pendant les vacances scolaires, et j’ai eu mon quota de caricatures, mais apparemment pas les créateurs de Glee, dont le rêve absolu doit être de se marier et d’avoir deux enfants (un garçon et une fille).

Du coup, la crédibilité de l’histoire en prend un coup, et ce qui pourrait très bien passer dans un spectacle de Broadway s’essouffle sur la longueur (chaque épisode dure 50 min). Les quelques bonnes idées (Kurt qui joue dans l’équipe de foot, la chorale qui prend des amphets avant un concours), même si elles ne sont pas super bien exploitées, permettent tout de même de mettre le cerveau en veille et de se laisser porter par l’intrigue.

Sur ce, c’est l’heure d’aller voir la surprise du jour du calendrier de l’Avent.

*Dawsonien = terme servant à désigner une série / film avec des faux adolescents, les acteurs jouant des teenagers de 16/17 ans ayant plutôt dépassé les 20 ans sur leur carte d’identité et devant se raser régulièrement sur le plateau pour maintenir l’illusion (ça vaut également pour Katie Holmes).