Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Romance 101

2 septembre 2010

Vous commencez par remarquer vos cernes bleutées dans le miroir le matin. Vous choisissez des céréales sans goût au supermarché. Vous inhalez plus de cette saloperie que d’oxygène, surtout depuis que vous les achetez au marché noir. Tout devient compliqué. Les genoux de l’épicière sont plus épais, vous pouvez les voir à travers son tablier trop court. La peau de votre boss est plus grise que d’habitude et son haleine caféinée vous est insupportable. La radio ne passe que des morceaux insipides, pas le genre de trucs qui va vous aider. Vous vous mettez alors à écouter cette chanson en boucle, sans trop savoir pourquoi, et dans quelques années vous ne pourrez plus vous l’entendre sans repenser à aujourd’hui.

Avoir le cœur brisé est une bonne option. Pas « en mille morceaux », bien sûr. Ça, c’est une expression qui n’a d’autre usage que la poésie de pacotille. Pas en mille morceaux, pas écrabouillé, pas dégommé au fusil d’assaut. Pas forcément pour quelqu’un non plus, d’ailleurs. Disons que tout bien considéré, avoir le cœur fendu est une bonne option.

Le moment du rebond. Quand vous vous remettrez à manger des nouilles chinoises trop épicées, et que vous ressortirez les vieilles cartes routières de la boîte à gants. Quand vous vous réveillerez avec des dessins sur les bras, et une poupée gonflable dans la salle de bains (c’est une longue histoire). Quand vous aurez envie de faire un gâteau le dimanche, et que vous le regarderez gonfler dans le four avec une Budweiser à la main, juste parce que vous pouvez le faire.

On ne vit que pour les rebonds.

Et à vrai dire, il y a tellement de raisons possibles ;
autant choisir celle qui vaut vraiment la peine d’avoir le cœur fendu.

And I realize you’re mine

30 août 2010

Le slam de la mort : Action qui consiste à se faire porter par le public d’un concert jusqu’à ce que mort s’en suive. Le slam de la mort est caractérisé par des aller-retours entre la scène et la régie, – sur le dos, sur le ventre, voire sur le côté – , sans que le slammeur ne puisse jamais redescendre – souvent parce qu’il a une bonne tête, qu’il rigole, et qu’il a déjà le ventre marqué au fer rouge par toutes les mains qui l’ont tripoté.

A noter que le chanteur ne vient jamais en aide au slammeur de la mort (il est trop défoncé).

I see Paris I see France I can see your underpants

26 août 2010

Voir Courtney Love en concert, avoir les larmes aux yeux, suer comme une prostituée dans une église, et mourir.

Foul-mouthed vegan deer poetry

17 août 2010

La Reine Du Technicolor, Jean-Pierre Enard – 1980

(Elles sont glissées dans un paragraphe, l’air de rien, et elles résonnent en vous. Les petites phrases innocentes.)

Bubble Gum, Lolita Pille – 2004

(Je sais. JE SAIS ! Découvrir des paroles de Léonard Cohen dans un livre de Lolita Pille ! Plutôt fantastique.)

Histoire de ma vie, George Sand – 1855

(Un passage au hasard, parce qu’il faudrait ouvrir un flickr pour toutes mes pages cornées de livres de George Sand.)

Howl, Allen Ginsberg – 1956

(Celui-là je ne l’ai pas surligné, ce n’est pas mon bouquin. « Dans ma fatigue affamée, et faisant emplettes d’images, je suis entré au supermarché fruits-néon, rêvant de tes énumérations ! » a failli être l’exergue de mon premier manuscrit, puis Hunter S. Thompson a fini par l’emporter)

The Portable Dorothy Parker, Dorothy Parker – 1944

(Les poèmes de Dorothy Parker sont ce qui se fait de mieux en matière de petits plaisirs, avant même les After Eight©, et ces premiers vers sont mes préférés au monde.)

Pulp, Charles Bukowski – 1994

(D’abord griffonné, puis souligné. Sacré Buck.)

No Hope Kids

12 août 2010

Steady boyfriend

4 août 2010

Petits trucs au poil :

#1 – Relire un bouquin et retomber sur un passage qu’on avait adoré
#2 – Être dehors en tee-shirt à 23h
#3 – S’étirer le dos sur une botte de foin
#4 – Découvrir qu’il reste une bière au frigo, derrière le bocal de cornichons
#5 – Recevoir un super long mail d’un copain, et vouloir y répondre dans la minute
#6 – Écouter son album préféré, et réaliser qu’il y a une chanson très bien dessus qu’on ne connait pas encore par coeur
!! NEW !! #7 – Finir un travail tard dans la nuit, et se coucher tranquille & épuisé

What I did on my summer vacation

2 août 2010

Hell is empty and all the devils are here

26 juillet 2010

Ces derniers temps, j’ai eu pas mal l’occasion de cogiter. C’est plus dur le soir, parce que c’est le moment où je réalise que je vais devoir me coucher seule, et où je tourne en rond comme un chien qui attend sa pitance. Je tente de combler le manque par l’alcool, la cigarette et la crème glacée mais honnêtement, si la situation durait un mois de plus, je virerais comme Lindsay Lohan. Et vous saviez qu’il existait des tumblr consacrés aux filles qui font du longboard ? Y’a pas à dire, certains ont le sens du vice.

Et donc, pendant que mes disques de Death Cab For Cutie & Brand New tournent en boucle sur la machine, je peux cogiter peinarde. C’est comme ça que j’en suis arrivée aux conclusions suivantes :

RÉFLEXION N°1 : LA GENTILLESSE EST UNE QUALITÉ SOUS-ESTIMÉE.

J’aime profondément les gens gentils. Le problème, c’est que ces bougres d’ânes sont pas loin de se vexer comme si vous veniez d’insulter leur mère quand vous osez leur dire. Ils doivent penser qu’on les prend pour les idiots du village. Et bon sang, il ne s’agit pas de gentillesse par défaut : c’est compliqué de faire le choix d’être gentil. La plupart des gens s’en foutent. Et d’autres préfèrent avoir de la bile entre les dents, mais ça c’est un autre sujet.

RÉFLEXION N°2 : DE L’ÉLITISME DE L’AMITIÉ

La question, ce n’est pas « pourrais-je être amie avec cette personne que je viens de rencontrer il y a approximativement deux minutes et cinquante-sept secondes ? ». Parce que ce genre de chose est possible. Certains ont dans l’idée que l’amitié se détermine en fonction du nombre d’années. En ce qui me concerne, cet outil de référence peut fausser la donne. C’est comme ça qu’on se retrouve à  inviter, à son propre mariage, Pierre-Henri Dudu et l’ensemble de son arbre généalogique. C’est souvent une question d’instinct, presque physique. Mais faut pas sortir de l’ENA pour comprendre que l’alchimie repose sur l’humour, des goûts similaires et cette capacité à parler de tout et de rien. La complicité peut bien mettre le temps qu’elle veut pour s’installer, ça n’a pas d’importance. En revanche votre potentiel de mauvaise foi peut sacrément augmenter après ça (car même s’ils ont merdé, on a tous pour sale habitude de défendre nos amis contre le reste du monde).

RÉFLEXION N°3 : SI VOUS N’AVEZ PAS UNE TÊTE DE CUL SUR VOTRE PERMIS DE CONDUIRE C’EST QUE VOUS NE LE MÉRITEZ PAS .

C’est tout.