Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

And I realize you’re mine

30 août 2010

Le slam de la mort : Action qui consiste à se faire porter par le public d’un concert jusqu’à ce que mort s’en suive. Le slam de la mort est caractérisé par des aller-retours entre la scène et la régie, – sur le dos, sur le ventre, voire sur le côté – , sans que le slammeur ne puisse jamais redescendre – souvent parce qu’il a une bonne tête, qu’il rigole, et qu’il a déjà le ventre marqué au fer rouge par toutes les mains qui l’ont tripoté.

A noter que le chanteur ne vient jamais en aide au slammeur de la mort (il est trop défoncé).

I see Paris I see France I can see your underpants

26 août 2010

Voir Courtney Love en concert, avoir les larmes aux yeux, suer comme une prostituée dans une église, et mourir.

Foul-mouthed vegan deer poetry

17 août 2010

La Reine Du Technicolor, Jean-Pierre Enard – 1980

(Elles sont glissées dans un paragraphe, l’air de rien, et elles résonnent en vous. Les petites phrases innocentes.)

Bubble Gum, Lolita Pille – 2004

(Je sais. JE SAIS ! Découvrir des paroles de Léonard Cohen dans un livre de Lolita Pille ! Plutôt fantastique.)

Histoire de ma vie, George Sand – 1855

(Un passage au hasard, parce qu’il faudrait ouvrir un flickr pour toutes mes pages cornées de livres de George Sand.)

Howl, Allen Ginsberg – 1956

(Celui-là je ne l’ai pas surligné, ce n’est pas mon bouquin. « Dans ma fatigue affamée, et faisant emplettes d’images, je suis entré au supermarché fruits-néon, rêvant de tes énumérations ! » a failli être l’exergue de mon premier manuscrit, puis Hunter S. Thompson a fini par l’emporter)

The Portable Dorothy Parker, Dorothy Parker – 1944

(Les poèmes de Dorothy Parker sont ce qui se fait de mieux en matière de petits plaisirs, avant même les After Eight©, et ces premiers vers sont mes préférés au monde.)

Pulp, Charles Bukowski – 1994

(D’abord griffonné, puis souligné. Sacré Buck.)

No Hope Kids

12 août 2010

Steady boyfriend

4 août 2010

Petits trucs au poil :

#1 – Relire un bouquin et retomber sur un passage qu’on avait adoré
#2 – Être dehors en tee-shirt à 23h
#3 – S’étirer le dos sur une botte de foin
#4 – Découvrir qu’il reste une bière au frigo, derrière le bocal de cornichons
#5 – Recevoir un super long mail d’un copain, et vouloir y répondre dans la minute
#6 – Écouter son album préféré, et réaliser qu’il y a une chanson très bien dessus qu’on ne connait pas encore par coeur
!! NEW !! #7 – Finir un travail tard dans la nuit, et se coucher tranquille & épuisé

What I did on my summer vacation

2 août 2010

Hell is empty and all the devils are here

26 juillet 2010

Ces derniers temps, j’ai eu pas mal l’occasion de cogiter. C’est plus dur le soir, parce que c’est le moment où je réalise que je vais devoir me coucher seule, et où je tourne en rond comme un chien qui attend sa pitance. Je tente de combler le manque par l’alcool, la cigarette et la crème glacée mais honnêtement, si la situation durait un mois de plus, je virerais comme Lindsay Lohan. Et vous saviez qu’il existait des tumblr consacrés aux filles qui font du longboard ? Y’a pas à dire, certains ont le sens du vice.

Et donc, pendant que mes disques de Death Cab For Cutie & Brand New tournent en boucle sur la machine, je peux cogiter peinarde. C’est comme ça que j’en suis arrivée aux conclusions suivantes :

RÉFLEXION N°1 : LA GENTILLESSE EST UNE QUALITÉ SOUS-ESTIMÉE.

J’aime profondément les gens gentils. Le problème, c’est que ces bougres d’ânes sont pas loin de se vexer comme si vous veniez d’insulter leur mère quand vous osez leur dire. Ils doivent penser qu’on les prend pour les idiots du village. Et bon sang, il ne s’agit pas de gentillesse par défaut : c’est compliqué de faire le choix d’être gentil. La plupart des gens s’en foutent. Et d’autres préfèrent avoir de la bile entre les dents, mais ça c’est un autre sujet.

RÉFLEXION N°2 : DE L’ÉLITISME DE L’AMITIÉ

La question, ce n’est pas « pourrais-je être amie avec cette personne que je viens de rencontrer il y a approximativement deux minutes et cinquante-sept secondes ? ». Parce que ce genre de chose est possible. Certains ont dans l’idée que l’amitié se détermine en fonction du nombre d’années. En ce qui me concerne, cet outil de référence peut fausser la donne. C’est comme ça qu’on se retrouve à  inviter, à son propre mariage, Pierre-Henri Dudu et l’ensemble de son arbre généalogique. C’est souvent une question d’instinct, presque physique. Mais faut pas sortir de l’ENA pour comprendre que l’alchimie repose sur l’humour, des goûts similaires et cette capacité à parler de tout et de rien. La complicité peut bien mettre le temps qu’elle veut pour s’installer, ça n’a pas d’importance. En revanche votre potentiel de mauvaise foi peut sacrément augmenter après ça (car même s’ils ont merdé, on a tous pour sale habitude de défendre nos amis contre le reste du monde).

RÉFLEXION N°3 : SI VOUS N’AVEZ PAS UNE TÊTE DE CUL SUR VOTRE PERMIS DE CONDUIRE C’EST QUE VOUS NE LE MÉRITEZ PAS .

C’est tout.

Volvo Driving Soccer Mom

23 juillet 2010

Quand les heures nostalgiques débarquent, vers minuit, une heure du matin, que la lampe du bureau éclaire la poussière de la journée (ou disons, des cinq dernières semaines) et que les bruits de la ville se faufilent à travers les persiennes, je me demande où je serais aujourd’hui si je n’avais jamais lu Pierre Gripari. Ou si j’avais commencé la batterie. Et si j’avais déjà donné un coup de poing dans le nez de quelqu’un, qu’est-ce qui aurait changé ?  Les cuites, les magazines qu’on se prête, les conversations en voiture, les quelques minutes de retard, qu’est-ce qui compte vraiment ? A quel point les micro-évènements sont-ils censés nous influencer ?

Mais le plus incroyable de tout ça, c’est que j’en suis à ma 101e gorgée de verveine.