Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Ain’t it cool news

17 septembre 2010

Y’a pas grand monde qui passe ses vingt-sept ans l’esprit tranquille. Ceux que j’connais, du moins. Tout ce pataquès autour de l’adolescence, alors que mis-à-part les premiers échanges de fluides corporels et le permis de conduire… Et puis bon, je ne renâcle jamais à une petite séance de réflexion une fois la nuit tombée. Surtout en ce foutu mois de septembre qui a tendance à me raidir la nuque.

Ces derniers mois, j’ai appris un tas de trucs. J’ai appris les règles du roller derby. J’ai appris à détecter le mensonge encore mieux qu’avant. J’ai appris à écrire un papier de 20 000 signes en une nuit. J’ai vu des gens qui perdaient des heures à parler de choses qu’ils ne connaissent absolument pas. J’ai su qu’on pouvait écouter Thirteen de Big Star 127 fois en trois jours. Que la vie était trop courte pour se demander si oui ou non il était raisonnable de manger des cornichons pour le goûter.  Que certains garçons étaient drôlement plus susceptibles et prévisibles que les filles. Et qu’il fallait, dans la mesure du possible, faire ce dont on avait envie.

(ce qui aurait pu se traduire, à l’aide d’un compas sur une de ces tables en bois de la seconde A, par « follow your heart »)

Je pars dans cinq jours, rendre visite à mon american pen friend d’abord, puis sur les terres de Dolly Parton et du bluegrass. Le compteur kilométrique va tourner, et pas qu’un peu. Il nous faudrait environ 29 heures de musique pour la route – sachant qu’à certains endroits la radio risque de ne pas passer. Si vous avez le temps et l’énergie, ce serait vraiment super de nous envoyer des playlists, ou des noms d’albums à découvrir ! J’aime bien : Tom Waits, Something Corporate & Veruca Salt. Et vous. Merci-merci.

Will you smile again for me

16 septembre 2010

Ma mère m’a toujours dit : « Je ne sais pas comment tu fais, pour être de bonne humeur tous les matins que Dieu fait« . Mais ce n’est pas vrai. Ça n’arrive pas à tous les coups. Il y a de ces réveils qui se font dans la douleur, où j’ai l’inspiration d’une gueule de bois de Marc Lévy, où les petits vieux qui fument leurs roulées dans le square d’à côté ont un faciès patibulaire, où toutes les discussions ont un arrière-goût de zinc, et où ces salopards de pigeons ont décidé de squatter mon jardin le jour où je m’aperçois que je n’ai pas de fronde. Qu’est-ce que vous voulez faire, mis-à-part manger de la pizza ? (à suivre)

Romance 101

2 septembre 2010

Vous commencez par remarquer vos cernes bleutées dans le miroir le matin. Vous choisissez des céréales sans goût au supermarché. Vous inhalez plus de cette saloperie que d’oxygène, surtout depuis que vous les achetez au marché noir. Tout devient compliqué. Les genoux de l’épicière sont plus épais, vous pouvez les voir à travers son tablier trop court. La peau de votre boss est plus grise que d’habitude et son haleine caféinée vous est insupportable. La radio ne passe que des morceaux insipides, pas le genre de trucs qui va vous aider. Vous vous mettez alors à écouter cette chanson en boucle, sans trop savoir pourquoi, et dans quelques années vous ne pourrez plus vous l’entendre sans repenser à aujourd’hui.

Avoir le cœur brisé est une bonne option. Pas « en mille morceaux », bien sûr. Ça, c’est une expression qui n’a d’autre usage que la poésie de pacotille. Pas en mille morceaux, pas écrabouillé, pas dégommé au fusil d’assaut. Pas forcément pour quelqu’un non plus, d’ailleurs. Disons que tout bien considéré, avoir le cœur fendu est une bonne option.

Le moment du rebond. Quand vous vous remettrez à manger des nouilles chinoises trop épicées, et que vous ressortirez les vieilles cartes routières de la boîte à gants. Quand vous vous réveillerez avec des dessins sur les bras, et une poupée gonflable dans la salle de bains (c’est une longue histoire). Quand vous aurez envie de faire un gâteau le dimanche, et que vous le regarderez gonfler dans le four avec une Budweiser à la main, juste parce que vous pouvez le faire.

On ne vit que pour les rebonds.

Et à vrai dire, il y a tellement de raisons possibles ;
autant choisir celle qui vaut vraiment la peine d’avoir le cœur fendu.

And I realize you’re mine

30 août 2010

Le slam de la mort : Action qui consiste à se faire porter par le public d’un concert jusqu’à ce que mort s’en suive. Le slam de la mort est caractérisé par des aller-retours entre la scène et la régie, – sur le dos, sur le ventre, voire sur le côté – , sans que le slammeur ne puisse jamais redescendre – souvent parce qu’il a une bonne tête, qu’il rigole, et qu’il a déjà le ventre marqué au fer rouge par toutes les mains qui l’ont tripoté.

A noter que le chanteur ne vient jamais en aide au slammeur de la mort (il est trop défoncé).

I see Paris I see France I can see your underpants

26 août 2010

Voir Courtney Love en concert, avoir les larmes aux yeux, suer comme une prostituée dans une église, et mourir.

Foul-mouthed vegan deer poetry

17 août 2010

La Reine Du Technicolor, Jean-Pierre Enard – 1980

(Elles sont glissées dans un paragraphe, l’air de rien, et elles résonnent en vous. Les petites phrases innocentes.)

Bubble Gum, Lolita Pille – 2004

(Je sais. JE SAIS ! Découvrir des paroles de Léonard Cohen dans un livre de Lolita Pille ! Plutôt fantastique.)

Histoire de ma vie, George Sand – 1855

(Un passage au hasard, parce qu’il faudrait ouvrir un flickr pour toutes mes pages cornées de livres de George Sand.)

Howl, Allen Ginsberg – 1956

(Celui-là je ne l’ai pas surligné, ce n’est pas mon bouquin. « Dans ma fatigue affamée, et faisant emplettes d’images, je suis entré au supermarché fruits-néon, rêvant de tes énumérations ! » a failli être l’exergue de mon premier manuscrit, puis Hunter S. Thompson a fini par l’emporter)

The Portable Dorothy Parker, Dorothy Parker – 1944

(Les poèmes de Dorothy Parker sont ce qui se fait de mieux en matière de petits plaisirs, avant même les After Eight©, et ces premiers vers sont mes préférés au monde.)

Pulp, Charles Bukowski – 1994

(D’abord griffonné, puis souligné. Sacré Buck.)

No Hope Kids

12 août 2010

Steady boyfriend

4 août 2010

Petits trucs au poil :

#1 – Relire un bouquin et retomber sur un passage qu’on avait adoré
#2 – Être dehors en tee-shirt à 23h
#3 – S’étirer le dos sur une botte de foin
#4 – Découvrir qu’il reste une bière au frigo, derrière le bocal de cornichons
#5 – Recevoir un super long mail d’un copain, et vouloir y répondre dans la minute
#6 – Écouter son album préféré, et réaliser qu’il y a une chanson très bien dessus qu’on ne connait pas encore par coeur
!! NEW !! #7 – Finir un travail tard dans la nuit, et se coucher tranquille & épuisé