24 mai 2010
Roomie (<3) m’a ajouté une page Livre : dedans il y a les librairies où trouver le bouquin, les dates de signatures et la revue de presse. Elle n’est pas tout-à-fait à jour mais ça devrait être fait bientôt !
Pour ceux qui ont eu des problèmes avec Amazon (désolée pour ça) : si vous avez pré-commandé chez eux, le mieux c’est d’annuler et de commander dans une des autres boutiques sur Internet (en tous cas, ça sera bien plus rapide).
Mes 14 enfants et moi-même vous remercions pour votre soutien : ma carrière de stripteaseuse ayant pris fin suite à une épilation ratée, écrire des livres est tout ce qu’il nous reste pour ne plus avoir à nous soucier de l’avenir.
Un peu comme Marc Levy, dont une photo prise à son insu vient de filtrer sur Internet :

23 mai 2010
Cette salope d’insomnie avait déjà enfoncé ses crochets de crotale dans mes yeux quand mon nez se mit à saigner. La tronche boursouflée par le manque de sommeil et la téquila mal digérée, je me dirigeai vers la salle de bain, d’énormes gouttes rouge vif me tombant dans les mains. C’est à ce moment-là que mon petit doigt de pied, ce vieux chacal perfide, décida d’aller s’enfoncer dans le coin de la porte.
J’avais vingt ans et je tirais encore des plans sur la comète. Mon existence était une succession de maladresses, sans que ça ne soit vraiment un problème. Je me disais qu’un jour j’ouvrirai une laverie-bibliothèque habitée par les disques de The Breeders, des Dandy Warhols, et de Tom Waits, et cette idée suffisait à me remonter le moral.
Je repensais à ça en descendant la rue Notre-Dame de Lorette en direction d’une laverie libre-service ouverte de sept à vingt-deux heures. Les laveries, c’est vraiment mon truc. Autour de moi et greffées au sol, des machines de six, sept, dix et seize kilos – des bons bestiaux – formaient un U. Une femme au visage couvert de rides, tel un millier de marques d’oreiller sur ses joues, pliait son linge dans un grand sac de supermarché en plastique. Ses racines blanches affichaient le décompte : moins deux semaines avant la teinture. Mes draps sales se retrouvèrent aspergés d’eau chaude et de poudre granuleuse blanche, tandis que l’odeur qui se dégageait des sèche-linges me rappelèrent les lessives de ma mère.
Buller à la laverie est comme une soirée bowling, un passe-temps qui ne se présente que trop peu. C’est l’inactivité utile, où je me laisse bercer par le bourdonnement des tambours, hypnotisée par le processus. L’occasion idéale pour sucer un ou dix Mister Freeze.
Et donc je repensais à ce plan sur la comète, et à comment s’en était suivi un tas d’idées exigeant l’élaboration de business plans foireux.
C’était une sacré bonne époque.
17 mai 2010

Je me sens un peu comme Zoidberg dans cet épisode de la saison 4 de Futurama (Tout Se Termine Bien à Roswell) quand il se jette sur le buffet gratuit au mépris du tarif horaire des femmes de ménage dans ce coin paumé du Nouveau-Mexique, et un peu comme si je pouvais entendre mon hémoglobine circuler dans la moindre de mes veinules. Je suppose que c’est ce que doit ressentir un hors-la-loi planqué dans un buisson quand il entend les chiens renifler à une poignée de mètres. Ou ce que doit ressentir Justin Bieber à chaque fois qu’il voit la sex tape de Kim Kadarshian. Dur à dire.
Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears sort mercredi aux Éditions Rue Fromentin !
S’il vous plaît, si vous ne l’aimez pas, aimez-le.
Je serai donc en dédicace, slip sur la tête et tout de cuir vêtue :
Mercredi 19 mai à 19h chez Philippe Le Libraire au 32 rue des Vinaigriers 75010 Paris – Métro Gare de l’Est / Jacques Bonsergent
Samedi 29 mai à 17h chez Gals Rock au 17 rue Henri Monnier 75009 Paris – Métro Pigalle / Saint-George
Et y’aura une date à Toulouse début juin mais je vous en reparlerai d’ici là.
13 mai 2010
Je sais reconnaître une semaine de merde dès ses premières lueurs et croyez-moi, celle-ci dure depuis quinze foutus jours. Bon, enfin, j’ai autre chose à faire qu’à déprimer. J’ai déprimé une fois. C’était en 2003. Une sale déprime à vous ronger les os, de celle qui gonfle les paupières d’eau salée dès le réveil et qui vous suit comme un chien en chaleur. J’ai pas l’intention de rechoper cette saloperie. Lire jusqu’à l’écœurement, c’est plus mon truc. Truman Capote, Georges Simenon, F. Scott Fitzgerald. Des classiques qui me manquent au compteur. Au début j’ai fait ça en picolant mais c’était pas une bonne idée parce que je finissais immanquablement par rêvasser et vouloir faire du jardinage en maillot de bain.
Mieux vaut savoir ce qui est bon pour soi.
Dans mon cas, ce sont les adjectifs et les virgules (j’adore les adjectifs et les virgules). Et désormais : les Lay’s® Cheeseburgers. Parfois j’aimerais foutre le camp à une autre époque. Vers la fin des années 1940, dans un casino des Pyrénées où les types fumeraient aux tables et les femmes porteraient des tailleurs en tweed. Je serais détective privé, plutôt du genre amateur, et je logerais dans une chambre d’hôtel. En arrivant là pour la première fois, j’aurais pensé : dites donc, la tapisserie aurait besoin d’un sérieux coup de neuf. Il y aurait un poste radiophonique sur le bureau et à côté, un petit cendrier en verre.
Rien que de l’imaginer, ça va déjà mieux.
28 avril 2010
Ce qui serait vraiment bien, c’est qu’il ne soit pas 23h57, et que j’attrape le premier tee-shirt de la pile « UN JOUR JE TE REPASSERAI » pour aller au fond du jardin, sur un canapé élimé par des fesses d’une autre décennie, une assiette avec deux grilled cheese sur les genoux. Enfin, pour être précise, il s’agirait plutôt d’un sofa déniché sur le trottoir sans que – miracle ! – il ne sente la pisse de chat, et d’un épais grilled cheese découpé dans le sens de la diagonale pour en faire deux triangles identiques et délicieux. Alors j’écrirais ma nouvelle histoire (qui, pour le moment, n’a qu’une seule contrainte : contenir le mot « paupiette »), et je regardais mon chien faire de la balançoire.

Mais n’est-ce pas ce que nous souhaitons tous ? Ô ambition universelle !
23 avril 2010
Chers gens de l’Internet,

Cela faisait un sacré moment que je n’avais pas posté une image de chat, et j’entendais déjà des voix inquiètes glapir derrière les broussailles de mon jardin, ne sachant pas s’il s’agissait de farfadets ou d’une schizophrénie latente. Les photos de chats – quand ils ne portent pas de cravate et n’essayent pas de mettre la main au cul d’un autruche transsexuelle -, je trouve que ça a un avant-goût de week-end. En l’occurrence : un week-end de couette moelleuse, d’alcool bon marché, et de vinyles crasseux.
Aussi, désormais, je fais une news par jour sur Madmoizelle.
Lundi, j’ai parlé de John Lennon et son célèbre « Les Beatles sont plus populaires que Jésus« , de la réponse du Vatican une demi-siècle plus tard, et des disques préférés du Pape Benoît XVI.
Mardi, j’ai enchaîné avec un voyageur dans le temps pris en flagrant délit de promenade dans la province canadienne de 1940, et de ses possibles explications non-rationnelles.
Mercredi, j’ai poursuivi avec un cas fascinant et populaire : Octomom.
Jeudi, je ne sais plus ce que c’était ? Ah si, l’appareil génital de Lady GaGa (sujet passionnant).
Et aujourd’hui vendredi, j’ai fini sur les menstruations et sur ce que la simple évocation du mot « tampon » pouvait provoquer chez certains garçons.
L’autre jour, mon agacement du jour fut causé par l’absence d’un bon site qui répertorierait tous les bons plans de Toulouse, et du fait qu’à cause de ça, on pouvait rater des soirées whisky / cul. Fabi me fit alors très justement remarquer qu’il faudrait que je monte whisku.net. En attendant, si vous habitez la région, je vous conseille :
- D’aller voir le spectacle de Pierrick Sorin qui se joue au TNT tous les soirs à 20h.
- De faire un tour au LadyFest, festival féministe & culturel où on peut écouter de la musique rock et manger des plats vegan (aux Pavillons Sauvages)
- De surtout rentrer à l’Ecole des Beaux-Arts où se déroule en ce moment le festival Indélébile (à partir de ce soir 21h et demain 14h).
- Si vous avez une voiture, d’aller au Festival du Jeu au parc des expos. Le principe c’est d’y découvrir des jeux de société et d’autres inventions complètement zinzins. Par contre vous pourrez pas trop emballer, comme il faut s’y attendre c’est plutôt un festival familial.
Sinon, vous pouvez toujours prendre un ticket pour Kick Ass, enfin un nouveau film avec les implants capillaires de Nicolas Cage !