Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

6 mars 2005

courtney bébé

Would you be my thousand fucks ? -
On ne va pas se répéter, mais quand même : ce sont les soirées qu’on ne prévoit pas qui sont les meilleures. Mais à part vous confirmer que je suis une Party Girl qui va le payer cher à ses 30 ans, il faut que je vous raconte ce que Courtney Love a fait en 1995 lors d’un concert de Hole à Lyon. Donc Court en a un peu marre de jouer du rock dans la salle immense pour que y’en ait pas un pour se dandiner un peu, qu’ils soient tous raides comme des piquets. Déjà elle commence à regretter ses concerts crados en Hollande ou à Londres, là où les gens boivent de la bière et se secoue comme des déments. Et là grosse erreur de la part d’une Lyonnaise dans l’assemblée, elle hurle un ‘bitch’ à Courtney.
- I don’t see why you buy a ticket to listen to a band you don’t like. Plus, you’re a girl, that’s really stupid. (moment de réflexion) I’m gonna kick your ass.
C’est là que le plus incroyable arrive : Courtney balance toute sa bouteille d’eau sur la fille, se jette dans la fosse comme une furie et fout des grandes tartes à la fille, qui doit hésiter entre le bonheur (sa rock star préférée la touche) et la haine (sa rock star préférée la frappe), et de penser déjà à la plainte qu’elle va déposer contre elle.

En résumé, l’apres-midi il faut gouter devant ‘Classé Confidentiel’ de M6. Bon okay, ils font des sujets style les-péruviens-cinglés-fan-d’Indochine, mais y’a moyen d’apprendre des choses plus intéressantes que sur actustar.com.

Puisqu’on est en plein dans la télé, je vais quand même rajouter que Canal + joue avec ma frustration en ne diffusant qu’un épisode de Simple Life saison 2. Sinon, on est bien d’accord que Nicole Ritchie devrait être notre préférée à toutes, rien que pour le fait qu’elle ne pèse pas 40 kgs toute mouillée comme Paris Hilton.

Ne croyez pas que je suis dans le visuel en ce moment, je viens d’enchérir sur le cd d’Adam Green sur ebay.

4 mars 2005

It’s a death row pardon two minutes too late Isn’t it ironic… don’t you think –
Ce matin j’étais pas franchement super guillerette, à cause du réveil qui a sonné à 7h30. Du coup j’ai décidé de pas aller bosser de suite, de prendre un peu de temps pour moi en buvant un jus d’orange avec plein de pulpe qui crépite sous la langue. Le problème étant que je viens de m’apercevoir que les garçons préfèrent les filles un peu bourgeoises, très fille-fille, avec des jupes et des talons, des jeans serrés et des chaussures pointues, des ballerines, des petits cols serrés et des cheveux parfaits, des longs cils et qui écoutent du Billie Holliday ou du Axelle Red tout le temps. Des filles classes quoi, qui rêvaient d’être institutrice quand elles étaient petites et qui aujourd’hui comblent leurs petits 48 kgs par du sexe à n’en plus finir. Le genre que je suis pas, en somme.
Alors j’ai rédigé la liste de mes clips préférés, parce que je me suis dit qu’à défaut d’un bon horoscope pour ce mois de mars qui meurt, ça pourrait me remonter le moral. Et ça a vraiment marché.

IRONIC – Alanis Morissette : c’est le genre de clips que je pourrais regarder en boucle, avec les 4 Alanis différentes et colorées, à déconner et refaire le monde avec un bonnet scotché sur la tête et en roulant à 120 km/h alors qu’il fait -20°c dehors. Tout est possible après l’avoir vu.

BAD DAY – Daniel Powter : c’est juste que je préfère les clips bien ficelés avec une histoire plutôt que ceux où le chanteur marche comme un crevard dans la rue, convaincu que la vie est moche blablabla et pourquoi je souffre en amour blablabla. C’est le moment de le chopper à la télé vu que la chanson passe en boucle à la radio. L’histoire de deux jeunes qui ont une existence un peu morne, avec des collègues un peu cons et qui finissent par récupérer de l’espoir. Bon ceci dit, c’est une histoire d’amour, hein.

EVERYWHERE – Michelle Branch : esthétiquement c’est plutôt sympa, une fille qui chante avec une guitare dans son appart’ funky mais vide, avec une grande baie vitrée où elle peut mater le joli garçon d’en face. Ca finit ni bien ni mal si mes souvenirs sont bons.

I’M NOT OKAY (I PROMISE) – my chemical romance : ça se passe dans une école américaine, parce que depuis que Britney Spears a découvert le filon, y’a pas de raison pour que les autres ne fassent pas pareil. Sauf que celui-ci est super drôle, jolie image, et le début qui pulse avec le dialogue entre le guitariste et le chanteur.

CARAVANE – Raphael : Bon j’aime pas Raphael, il est chiant comme mec, plutôt prétentieux et gueule d’ange. Sauf que son clip est vraiment tip-top, avec Mélanie Thierry. Donc ils sont tous les deux comme deux amoureux épris sur un toit enneigé, il chante pour elle, elle boit pour lui, ils font des rondes et des pirouettes. Sous la neige, l’alcool et les histoires d’amour rendent bien.

Demain c’est le mois d’Avril, et je sens qu’il va être transcendant.

4 mars 2005

romeo+juliet

I’m not crazy cause I take the right pills everyday -
Quel est le point commun entre Sugarcult et Billy Talent, mis à part bien sur que ce sont tous les deux de très bons groupes ? Le chanteur a la même mèche de cheveux. Sauf que le chanteur de Sugarcult ressemble à Pko avec un perfecto et celui de Billy Talent à Ebi en plus énervé.

2 mars 2005

donnie

You’re beautiful, as usual -
J’ai trouvé ça amusant, enfin si ‘amusant’ peut être le terme approprié, d’avoir des émotions aussi pulsionnellement divergentes dans une même journée. Ca a commencé par des images atroces, de l’horreur légèrement trop présente dans mes oreilles et scotchée à mes yeux. J’aurais pu en avoir la gorge nouée et les larmes prêtes à exploser, et c’est ce qui s’est passé. Puis il y a eu de belles choses, des trucs qui PAF! viennent te donner un coup de poing dans le ventre, ‘mignons’ c’est assez fort ? Non c’est pas assez fort. Touchant, captivant, transcendant. Tellement bien et douloureux parce que c’est éphémère. Probablement que j’en aurai une insomnie.
Jimmy Eat World c’était aussi bien que dans mes souvenirs, mais on peut pas aimer autant Damien Rice, il vaut mieux faire des overdoses d’Elliott Smith.

1 mars 2005

Why you gave me that kiss and let me go oh-oh ? -
Eh bé, ils font pas dans la dentelle les Bloodhound Gang avec leurs gros mots partout dans leurs chansons. Y’a moyen pour qu’ils aillent en enfer pour ça. Ils rejoindraient Goldfinger avec leurs pochettes de cds rebutantes et Avril Lavigne qui fait 200 fucks dès qu’elle sort en public. En fait, vivement que la saison 2 de Simple Life arrive sur Canal + pour mon besoin de couleurs, de légèreté et de conneries. Faudrait peut-être que je me remette aux skittles mais je doute que ça me fasse planer. J’aimerais bien oublier certaines choses, des trucs pas très jolis-jolis qui me brulent la rétine, les connexions nerveuses, me troublent et finiront un jour par avoir ma peau et me blaser.
Il me faudrait peut-être un bain brûlant. Ou bien 3 kgs en moins.

*Edit : un garçon est toujours plus mignon avec les cheveux courts. Toujours. Sauf quand il craque et qu’il se rase la tête.

28 février 2005

eternal

Il a pointé son doigt sur l’écran et le clip s’est mis à défiler. Il y avait deux choses qui nous faisaient rire tandis que la chanson I’m not okay (i promise) défilait : le maquillage idiot / grotesque du chanteur des Chemical Romance, ce look à la The Cure qui semble persister malgré le ridicule super établi des goths et l’humour décalé de la petite histoire contée. Melvin cala son doigt sur la touche ‘pause’. Ca faisait 5 fois qu’on se le repassait en boucle. Je me tenais encore le ventre, secouée d’un spasme orgasmique post-fou rire. Melvin se tourna vers moi.
- J’ai quelque chose à te confesser.
Je suis devenue timide d’un coup. On fait toujours semblant de ne pas comprendre lorsque quelqu’un envoit les signaux d’une révélation imminente. On prend toujours l’air détaché pour éviter que l’autre ne se rétracte. Ce doit être une des raisons pour laquelle je n’ai pas écarquillé les yeux, je ne me suis pas assombrie, je n’ai pas effacé mon petit sourire idiot. Je l’ai juste fixé du regard.
- J’aimerais bien que tu dormes avec moi ce soir.
Et c’est vraiment débile, la façon dont les mots comptent. Ca m’aurait peut-être moins dit, s’il m’avait dit ‘j’aimerais dormir avec toi ce soir’ ou ‘c’est l’heure de se coucher, tu viens ?’. Là, il avait choisi les bons mots et ça faisait toute la différence. Ca allait devenir dangereux. Putain, il était sérieux.
J’ai du prendre une trop longue pause, à éviter ses yeux. Une fois qu’ils ont passé une étape, les garçons ont du cran. Une fille aurait probablement essayé de s’enfuir de quelque manière que ce soit (oh-et-si-je-m’en-grillais-une), mais non, les garçons faut toujours qu’ils insistent avec leurs yeux. On veut nous faire croire qu’ils ont beaucoup de faiblesses mais c’est faux. T’as pas le droit de m’embrasser, t’as pas le droit. On se connait trop ou en fait pas assez, y’aura toujours une bonne raison pour ne pas le faire, pour se dire non et rester copains.
- T’es en train d’énumérer toutes tes certitudes, hein ?

La suite, vous la connaissez.
C’est pourquoi la seule vérité, dans l’histoire, c’est qu’ils sont très capables de nous protéger.

26 février 2005

drew

‘Bastards, bastards, BASTARDS’ I screamed -
Y’a toujours moyen d’être surpris. Je crois que c’est ça qui est bien dans le fait d’être ici. Je comprends pas trop cette démarche de détruire ce qui est beau, parce que c’est insupportable quand ça touche trop ses tripes, parce que c’est la seule façon qu’on a de se sentir mieux après. Même le beau n’est pas parfait, alors je vois pas en quoi le foutre en l’air résoudrait ces propres problèmes. Par contre je comprends assez le fait d’envoyer chier une relation trop propre, un truc où tout va tellement bien qu’on se dit qu’avec ou sans, ça changerait rien. Faut que ce soit vertigineux, pas paisible, à travailler, doux, acide, plein et à compléter, sinon il y a pas trop d’interêt.

Sinon plus tard je ferais bien scénariste de Nip/tuck :
« Je suis enceinte
- On a mis une capote
- Alors soit elle a craqué soit je porte le nouveau messie ».

25 février 2005

road

And all I ever do is say I’m sorry
The bitter pill is as sweet as candy now -
Le road-trip 2 days/1 night était aussi bien que prévu. J’ai pas oublié Toulouse, même après deux ans. J’ai pas oublié la PastaCiutta et leur pizza chèvre/miel, j’ai pas oublié le goût du joint face au canal et à quel point c’est chiant une ville où les piétons et les voitures sont toujours accrochés l’un à l’autre. Ils ont juste rafistolé la grande vitre de la Fnac qui avait explosé en mille morceaux pour mieux me réveiller quand l’usine AZF a déconné. La seule différence cette fois-ci, c’est qu’il y avait Sugarcult dans mes oreilles. D’ailleurs en rentrant j’ai vu que quelqu’un avait qualifié Sugarcult de semi-Good Charlotte non mais oh, où va le monde, on t’a jamais appris le respect ?

Je croyais pas qu’un jour je dirais ça, je vous assure, mais mince quand est-ce qu’il va faire assez chaud et beau pour qu’on puisse aller à la fac sans manteau ? Parce que sinon à quoi ça sert de sortir les nouvelles collections printemps/été dans toutes les boutiques de fringues ? Okay le soleil est un con, mais il rend service quand il évite la dépression et la mauvaise humeur à plein de gens. Allez reviens Monsieur Ciel Bleu, on dira plus que tu fais chier !

Et bientôt, la preuve que je suis une hopeless romantic.