5 mai 2005

Okay i believe you but my tommy gun don’t-
EDIT : Recherche Graffeurs dans la région de Bordeaux, prêts à être photographier sous toutes les coutures (mais avec leurs vêtements) // Recherche Skateurs depuis au moins 5 ans, prêts à être photographier / interviewer blablabla.
Moins de 18 ans + gros cons + grosses têtes s’abstenir. Les intéressés peuvent me mailer, écrire un message ici, ce que vous voulez tant que c’est sérieux/marrant/fun.
Je paye un café en échange.
3 mai 2005

Okay i believe you but my tommy gun don’t-
J’avais commencé à écrire un morceau textuel dans le genre pas gai mais vu que le soleil a disparu, ça aurait été déplacé. Alors ce sera pour demain. En plus je me doute que certaines personnes font le pont comme les mecs de la bibliothèque alors que ce sont les révisions, le médecin alors que des étudiants commencent à ressentir la folie pré-exam, quelques boulangers alors que MERDE SI ON PEUT PLUS BOUFFER UNE CHOCOLATINE au goûter à quoi bon vivre.
Du coup je me sens obligée de faire une play-list spéciale ascension :
- The White Stripes // The Southern Can Is Mine
- Bradly Drawn Boy // Something to talk about
- Johnny Cash // Solitary Man
- The Offspring // Self Esteem
- Avril Lavigne // My Happy Ending
- Polyphonic Spree // Hold Me Down
En espérant que ça vous file un coup de peps, du soleil dans les oreilles, une envie de se remuer blehblehbleeehhhh n’importe quoi.
Sinon OUAIS je déteste Love Shack de B52’s.
3 mai 2005

I am a poor boy -
J’ai bu tous les alcools. J’ai fumé toutes les substances. Hallucinations. J’essaye de me raccrocher à ce que tu as dit : perceptions non-usuelles de la réalité. Je ne sais plus comment tu l’as formulé. Mais je me souviens du sens. Tu écoutais Simon & Garfunkel en frottant tes pieds contre les draps. Tu mangeais des cracottes au chocolat dans le canapé. Tu mettais trop de mascara noir et après tu te plaignais d’avoir l’air d’un panda. Je détestais Simon & Garfunkel. Je détestais les miettes qui grattouillent le bas du dos. Je détestais que tu te plaignes.
Mais t’avais de l’espoir. T’étais bourrée d’optimisme. Tu avais un truc dans les yeux. Etincelles. Etoiles. Je ne sais plus comment c’était exactement. Mais je me souviens de ce que ça me faisait. Ca m’aurait fait chialer de te voir me sourire quand je ralais après mes études nulles à chier, après mon compte vide comme un cerveau de fachiste, après être rentré à pied sous une pluie poisseuse. T’étais pas un canon de bauté. T’étais pas normalienne. T’étais pas une grande cuisinière. T’avais pas un humour décapant, sauf les jours de bonnes nouvelles. Mais t’avais ce truc putain.
Un petit truc de rien du tout. Du charme. Du talent. De la lumière. Un don. Ca irradiait de toi. Ca transperçait ma peau. Sexy. Epanouie. Comment tu faisais ? Est-ce que je t’aurais suivi n’importe où parce que tu avais ça en toi ? Est-ce que tu avais ça en toi parce que je t’aurais suivi n’importe où ?
Ce que je veux dire c’est, est-ce que tu crois qu’on se complétait ? Est-ce tu crois qu’on était interdépendant ? Est-ce qu’on se sentait libre parce qu’on s’était enchainé ? Je voudrais croire qu’on était rien sans l’autre, c’est pas un crime. Laissez-moi me laisser ronger par les remords. J’en ai rien à foutre.
Okay. J’ai déconné. J’ai voulu détruire quelque chose de beau. Pur. Apaisant. Logique. J’ai été le plus gros con que la Terre ait jamais porté. J’ai prononcé des mots affligeants, des vérités qui n’en étaient pas. Je voulais que tu partes. Que tu me détestes. Que tu me craches à la gueule. Je t’ai dit que je ne t’aimais pas. Je l’ai dit en te regardant dans les yeux. Je t’ai étouffée de ma connerie purulente. Et moi avec. Je voulais que ça aille vite. Tu es partie dès le lendemain. Tellement vite que t’as oublié ton mascara dans la salle de bain.
S’il fallait une raison à ça, ce serait peut-être mon incapacité à assumer ce qui me rend heureux. Me complaire dans ma merde. Râler. Que veux-tu que je te dise ? Tu me donnais tout ce que je voulais. Décharge d’électricité + Coup de Sang + Peur = Lâche. J’ai fait une liste immense des adjectifs qui me font penser à toi. L’autre jour en prenant le bus j’ai lu cette publicité qui disait : ‘Coca Light Lime / Journée Ensoleillée’. Ensoleillée. Quand on regarde les comédies romantiques à la télé, on se demande quel genre d’imbéciles est capable de friser le ridicule à ce point. Maintenant je sais que je pourrais être un de ses imbéciles.
J’ai fini la dernière bouteille de gin-tonic. Et je suis allé vomir devant chez toi.
2 mai 2005
Sometimes i give myself the creeps

Sometimes my mind plays tricks on me -
J’en reviens pas d’être déjà au mois de mai. Et pendant que le ciel se déchire, rythmé par des fracassements d’éclairs contre le sol, mes hormones disent miam devant tous ces jolis garçons qui peuplent la fac. Saloperies d’appels au viol ! La journée avait vraiment mal commencé. Une pellicule à 7€ foutue en l’air, des demandes de stages inutiles, de la fatigue bête et méchante, des conventions et traités internationaux en veux-tu en voilà à apprendre comme une recette de pâte à crèpes. Puis le soleil a eu raison de mon horoscope noir et tout est allé mieux. Maintenant je me demande si je ne vais pas le payer, si demain je ne vais pas me prendre l’orage en pleine tronche face à autant de bien-être. Tiens au cas où un jour vous auriez envie de trainer Dieu en justice, sachez que le bien-être et le bonheur sont des droits fondamentaux reconnus par la loi.
De suite on se sent mieux.
Mis à part ça, mon petit doigt m’a fait part d’une nouvelle qui va illuminer vos dix prochaines minutes : Nick Hornby sort un nouveau bouquin plein de ressources, sous le titre de ‘Vous descendez ?’
La veille du nouvel an, à Londres, quatre individus se retrouvent, par coïncidence, sur le toit d’un immeuble de quatorze étages, tous avec la ferme intention de sauter pour mettre un terme à une vie devenue intolérable. D’abord Martin, présentateur vedette de la télévision, dont la carrière et la famille ont été brisées par un scandale sordide et retentissant ; Maureen, fervente catholique néanmoins prête à commettre le plus grand des péchés, car elle n’en peut plus de s’occuper d’un fils handicapé ; Jess, 18 ans, souffrant d’une grosse peine de coeur, pleine d’amertume (et d’alcool) ; et enfin J. J, jeune Américain dont les rêves de devenir rock star ont disparu, et qui se trouve anéanti par une situation précaire de livreur de pizzas. Ce quatuor n’a en commun que le désespoir.
Mallory Nataf paye ses années drogue alors qu’elle tournait sans culotte chez AB Productions, il suffit de regarder comment ces sadiques de caméramen zooment sur sa tête dans la Ferme 2. Paris Hilton a nettement plus de classe pour traire une vache.
1 mai 2005

And it’s a sad, sad world
When a girl will break a boy
Just because she can -
Pas de musique avant six heures du soir au moins. Silence silence & silence. J’aurais préféré bain au muguet, baiser hollywoodien, du zsing zsing qui chauffe au creux du ventre. Ce genre de trucs. En fait j’aurais préféré N’IMPORTE QUOI plutôt que de m’enfermer et lire des pages et des pages sur notre marché intérieur.
Samantha, à son petit-ami-passant-bientôt-sur-MTV : – je me permets d’insister pour que tu portes cette paire de lunettes de luxe. Tu passes à la télé chéri, si tu ne portes pas quelque chose que les mômes ne peuvent pas s’offrir, comment veux-tu qu’ils te respectent ?
Cristina, 3.50 a.m : – je crois qu’on devrait créer un CSA pour les chansons de merde.
Et demain je veux lire partout que tout le monde s’est chopé des coups de soleil. Histoire que je déprime pas trop. Merci
29 avril 2005

This may never start
And we could fall apart -
Les photos de Courtney on attend toujours le bon moment pour les sortir. Parce que généralement elles en valent la peine. Là, en l’occurence, je trouve que c’est une des photos où elle est vraiment mignonne (sûrement la période Celebrity Skin, parce que maintenant je vous le dis de suite, elle ressemble plus à rien à force d’oublier ce que le mot ‘féminité’ veut dire ou bien à force d’ingurgiter des anti-dépresseurs). Lire kittyradio.com à fond, ça prend des heures entières, mais parfois on trouve des perles dans cet amas d’infos. Faut avoir du temps à égorger alors pour cela…
…liste du week-enddddd :
- Spoon // The Way We Get Goodbye
- Danny Elfman // Futurame Theme Song
- Saves the day // Car&Calories
- Yellowcard // Ocean Avenue
- Radiohead // Just
- The Muffs // Kids in America
Note pour moi même nelisezpascequisuitsivouplé : 3 choses excitantes chez un garçon = une casquette, en pyjama, qui conduit calmement (pas tout ça en même temps).
28 avril 2005

I don’t wanna be like you -
J’y repense un peu maintenant. Juste un peu. Juste de quoi me tourmenter quelques minutes et avoir des images amères qui défilent devant les yeux. Je ferme les paupières et ça s’évapore doucement. Est-ce que je le déteste pour ce qu’il était ? Ou est-ce que je vomis ma haine sur lui juste pour oublier qu’en réalité, c’est moi que je détestais à ce moment-là ?
Avant lui l’amour c’était un passe-temps, un truc qu’on espère comme on espère avoir une bonne note à un examen ou ne pas être malade pendant longtemps. Je détestais la gnian-gniantise romantique. J’étais pas fan des preuves d’affection. Je pleurais presque pas. Je sais pas comment l’expliquer, c’était juste ce petit plus de la vie. C’était pas grave. C’était pas fait pour faire mal. Je me souviens pas de la façon dont il s’est insinué dans mon esprit. Je ne me souviens pas m’être dit une seule fois que je me réduisais à de la poussière, à du vide, à du non-moi pour qu’il m’envahisse mieux. Je ne l’admirais même pas vraiment. Et je n’ai toujours pas compris comment j’ai pu développer des sentiments aussi tenaces sans admiration.
Et le plus étrange, c’est que c’est depuis lui que j’ai développé une croyance au Prince Charmant. Je pleure plus souvent aussi. Pas pour lui, pas pour d’autres. Parce que ça me fait du bien, je crois.
J’aurais mérité d’être sa chose s’il m’avait dit que ça en valait la peine. Parce que depuis qu’il est passé en moi, je crois que je n’en vaudrai jamais la peine.
Je m’en veux de lui en vouloir encore et je lui en veux de ne pas s’en vouloir. Ca aurait été plus chouette qu’il y ait bien un avant ou un après, mais différemment.
Mais j’arrive pas à savoir si je dois regretter.
Edit : la photo est tirée du site de Fafi, et vous devriez vraiment y jeter un coup d’oeil. C’est pour votre bien que je dis ça, hein.
27 avril 2005

Wrapped me up in plastic
‘Cause I’m feeling pornographic now -
Chose à rajouter dans ma liste des Trucs-Les-Plus-Fous-Jamais-Fait-Auparavant : manger la moitié d’une tarte aux fraises. Une grosse tarte aux fraises. Une délicieuse tarte aux fraises. Il fait beau et ça me fait perdre le contrôle de moi-même. Oui maman je révise, ne t’inquiète pas.
Il y a une graffiti du pape à côté de chez moi, un graffiti assez rigolo et stylé. En récupérant ma planche-contact l’autre jour je me suis aperçue que les graffeurs que j’avais pris étaient justement en train de le peaufiner. J’ai photographié un moment de l’histoire, en somme. Et à ce moment-là j’écoutais Back To California de Sugarcult. J’aimerais bien retrouver les mecs que j’ai pris en photo, histoire de leur filer. Mais peut-être qu’ils se sont enfuis au Mexique depuis.
Je me demande bien ce que j’écouterai samedi, quand je pousserai ma pellicule à 800 ASA pour photographier le contest de Skate. Totalement hâte d’y être. Juste parce qu’il fera 25°c, du soleil à imprimer, et des couleurs partout.
Quand je dis que je suis accro à rien, en fait je mens.