17 mai 2005

I’m ready and waiting
For the happy ending -
Quand je sens la fin de mes exams proche maiiiis pas tout-à-fait encore, j’ai envie de GAHHH GEWAAHHHH. J’ai envie d’acheter le magazine Elle rien que pour la photo de Marion Cotillard en couverture. Courir encore encore & encore. J’ai trouvé enfin un titre à peu près potable pour mon unfinished roman. Mais il est pas du tout en accord avec le contenu. C’est pas grave, si ?
J’ai la trouille. Elle creuse comme une taupe au fond de mon ventre. Sans raison. Elle est juste là. Elle attend discrètement. Sournoisement. Elle attend le bon moment pour me faire exploser. J’ai le cerveau qui va éclater. J’adore cette sensation d’avoir tout un tas de feux d’artifices dans la tête. Fripouille. Ca c’est un jolit mot. Presque autant que Flirt.
Allez on va pas se relacher, playlist ! (le dernier qui l’a fini est un tocard)
- Built To Spill // 3 years ago today
- Mecano // Figlio della Luna
- Me and the Gimme Gimmes // Over the Rainbow
- Millionaire // Me Crazy, You Insane
- Enya // May it be
- Rancid // La Bamba (ouais ouais, live en France)
J’ai envie de blond bébé sur les cheveux. Et de jupe à la Ashlee Simpson dans son clip ‘Pieces of Me’.
15 mai 2005

why does it always rain on me ?
is it because i lied when i was 17 ?-
DING DONG ! On est demain
Choupinou a fumé 359 clopes. A fait brûlé de l’encens pomme-cannelle. A tenté des micro-siestes à côté de moi. A épluché des magazines de coiffures. A léché/sucé/grignoté des fraises. A dansé sur son balcon sur Skye Sweetnam. Espionné un vieux qui urinait. Maté les jolis garçons. Et fait un joli layout rien que pour moi. La prochaine fois il deviendra hétéro et on sera heureux.
Comme je vais m’absenter deux jours riquiquis, devinez quoi. Ouais playlist :
- Travis // Why does it always rain on me
- Natalie Imbruglia // Shiver
- Michael Pitt // Death to birth
- Blondie // One way or another
- Moby // Porcelain
- Depeche Mode // Just Can’t Get Enough
- Queen // Bohemian Rapsody
- T-REX // Children of the Revolution
- Adam Green // Jessica
- The Polyphonic Spree // Wig in a Box
- Tori Amos // Happy Phantom
Finalement heureusement qu’on est pas tous heureux. Heureusement qu’on a nos craintes, nos doutes, nos envies honteuses, nos parts sombres, notre violence intérieure, nos hurlements, nos accès de démence, nos crevasses du passé, notre prolongement avec l’alcool et les drogues douces. Sinon qu’est-ce qu’on apprendrait ? Hein ?
Une fois en vacances, je penserai à pleurer un peu. A rire un peu. Mélanger les deux beaucoup.
14 mai 2005

Don’t the good guys win ?-
TRAILER HARRY POTTER 4
Mmm je pouvais pas ne pas vous faire part de cette nouvelle. AMAZIIIIIIIINNNNNNGGG.
Et demain, surprise.
14 mai 2005

Don’t the good guys win ? -
Je me demande jusqu’où un être humain peut aller. Au niveau de la souffrance je veux dire. A partir de quel moment il ne peut plus supporter la douleur. La douleur morale je veux dire. Quand est-ce que ça fait tellement mal qu’on finit par ne plus avoir envie de se battre, ne plus avoir envie de rien, de perdre sa lumière dans les yeux. J’aimerais bien savoir. Jusqu’où ça peut mener.
Sinon à part ça je voudrais pas dire mais c’est quoi ce vieux russe tout miteux super riche que Carrie se tape dans Sex and the city ? Heureusement qu’il y a Samantha avec son minet qui sauvent les épisodes. Heureusement aussi qu’il rende Mr Big attachant pour préparer les fans au fait qu’il va épouser Carrie à la fin de la série. Ou bien la Terre a pété les plombs au point d’en oublier sa gravité, ou bien elle tourne trop rond.
La chose la plus terrible en exams, c’est vraiment être privé de musique pendant des heures. Après quand on récupère le casque sur la tête on devient fou. Enfin ma description de la folie = sauter en l’air + chanter devant la glace + mimer la batterie + hurler. Que de la folie douce en somme.
Bon qu’est-ce qu’on fait ? Playlist ?
- K’s Choice // Butterflies Instead
- American Hi-Fi // The Art of Losing
- Sunny Day Real Estates // In Circles
- Mùm // We have a map of the piano
- The Distillers // Drain the Blood
Et en bonus, parce que : Johnny Cash // Cry Cry Cry.
Putain me donnez pas de stylo, j’ai envie de griffoner les murs ! (et d’écrire des paroles de chansons comme le fantastique ‘and if i miss my graduation i’ll have one fucking long vacation’ de Katy Rose)
12 mai 2005

You can’t keep a secret-
Le péché-mignon de Romain était d’avoir une croyance absolue dans les jeudis. Le lundi était plus que tout un jeudi. Le mardi aussi. Le mercredi sans aucun doute. Le jeudi était le plus fabuleux de tous les jeudis. Le vendredi était un jeudi plein d’espoir. Le samedi était un jeudi qui avait perdu ses promesses. Le dimanche était un jeudi intransigeant. La vie était un jeudi qui tournait rond. Un jeudi plein de merveilles. Parce qu’il laissait imaginer toutes les possibilités du week-end. Parce qu’il mélangeait le travail et l’espérance d’un repos bien mérité.
Du jeudi en veux-tu en voilà. Du jeudi par-ci par-là. Du jeudi pour éviter de se tromper. Pour cacher la misère. Pour cacher les rêves manqués. Pour s’en construire d’autres. Des jeudis beaux. Des jeudis qui n’en étaient pas. Pendant ce temps les perspectives de changer de vie tournicotaient dans l’esprit de Romain. Les choix tarabiscotés pullulaient au creux de ses neurones. Schlang ! Schlang ! J’ai la vie-jeudi devant moi.
Toute pratique la théorie du jeudi permettait à Romain de se plonger dans du vide. Du non-sens. Arrivé au samedi il finissait par trainer au lit. Dans le canapé. Devant son bol de céréales. A regarder ses lacets. Se lever après le journal télévisé de 13h. A prier les étoiles et les bouquins empilés sur son bureau. Et quand la petite secousse au fond de son crâne résonnait d’un ‘arrête de te mentir arrête de te mentir arrête arrête’ il foutait un coup de pied dans une porte pour aller mieux. Passer à autre chose. Oublier un peu.
Si on ne fait rien, comment pourrait-on faire du mal ? Vous avez déjà vu quelqu’un souffrir par inertie ? Depuis quand exister pour de faux gâche l’existence pour de vrai ?
Ce dimanche-jeudi poussa le clic en plein dans l’estomac. Romain poussa le bouton de la télévision pour le journal télévisé de 13h. C’est là qu’il entendit le présentateur évoquer la non-assistance à personne en danger. Il écouta précisément en quoi cela consistait. Il compris. Alors il jeta son bol de céréales par terre. Il shoota de toutes ses forces dans le téléphone. Il se leva. Il devala les escaliers. Paf ! De l’air àfondàfondàfond. Il se mit à courir. Encore. Désormais. Il regarda. Il dévisagea. Il en avait la respiration coupée. Il avala l’oxygène comme d’autres avalent des pilules du bonheur.
Pendant que ses yeux picotaient de douleur une fille avec des petits papiers et un crayon s’adressa à lui. Elle voulait faire un sondage. Lui poser des questions. A lui. Le celui-qui vit dans sa tête. La fille avait des taches de rousseur. Des chaussures très fille. Une jupe rose clair. Et sentait le dove frais. Puis à la 20ème question, elle lui demanda « et si la vie avait un sens ? ».
Romain passa la main dans ses cheveux. Une petite contenance.
- Alors j’irais dans l’autre.
10 mai 2005

Milk carton mug shot baby missing since 1983-
Pendant que les vêtements s’entassent dans un coin de ma chambre, entre les coca-lights et les cigarettes menthols qui portent bonheur, j’ai des envies de vernis à ongles assez prenantes. Pas bleu ni vert ni jaune, juste du vernis mat. Le monde est tellement petit que ma copine anglaise est sortie pendant un moment avec le fils de Tony Blair. Ouais je sais, ça aurait été plus intéressant que ce soit avec Harry. Mais quand même, au moins on sait que Tony Junior n’a aucune personnalité, donc la journée est pas foutue. Funny.
Après 6 heures de sommeil accumulées en l’espace de deux nuits, il fallut se rendre à l’évidence : une bouteille de despé peut rendre automatiquement ivre. D’où :
« - Tiens c’est quoi ce truc dans ton dos ? – j’ai des patchs pour arrêter de baiser »
« - Non mais virer Raffarin, c’est comme violer Simone Veil : injustifié »
Et pour se rappeler à quel point la vie peut-être absurde, prenons une phrase de mon cours de droit international économique, chapitre 2 : les émissions de titres ont dépassé en volume les crédits bancaires internationaux car l’octroi de ceux-ci ont été découragés par la fin des recyclages des pétro-dollars. Je vois pas comment aimer l’économie après ça.
Du coup, playlist pour oublier :
- Billy Talent // Nothing To Lose
- E.L.O // Mr Blue Sky
- The Kinks // Sunday Afternoon
- Muse // Feeling Good
- Auf Der Maur // Beast Honor
Le soleil vient de se coucher, alors autant finir sur une phrase à la limite du culte :
- A force de se regarder en arrière, on finit par choper mal au cou (Jean Reno)
7 mai 2005

The worst is over
You can have the best of me-
Ahahahahhahah j’ai jamais choisi un titre aussi peu en accord avec le contenu. Peu importe. Ce qui est bien dans le fait d’être en exams, c’est qu’on peut rêver à ce qu’on fera après. Une liste de trucs basiques comme tout, genre :
- faire des mix tapes
- manger des fraises avec mes doigts de pied
- me taper des saisons entières de Sex and the City + Nip/Tuck + 70’s show
- me mettre de la crème sur ma petite peau toute sèche
- boire des litres de despé + vodka-citron + punch
- acheter des décolletés pigeonnants
- se nourrir à la musique acoustique
Je dois faire penser à Girlie-Bou / Cristina d’appeler son grand-père pour qu’il allume un cierge pour les deux semaines à venir. Et j’aime le fait de croire à des rituels de ce type. J’aime le fait de croire que tout ira bien gràce à ça. J’aime le fait de croire en quelque chose. Croire tout court.
Vu que je serai absente pendant 4 jours, playlist géante !
- The Starting Line // The Best Of Me
- Hole // Rock Star
- Brand New // Failure by Design
- Fefe Dobson // Stupid Little Love Song
- Early November // Fluxy
- R.E.M // Shinny Happy People
- Blur // Song 2
- Joan Jett // I Love Rock’n'Roll
- Sonic Youth // Little Trouble Girl
- Supergrass // Caught by the Fuzz
- Ash // Starcrossed
Putain vous trouvez pas que la terre tourne trop vite ?
6 mai 2005

Not up to me
Not up yo you -
Le sentiment du travail accompli. Se donner à fond. Suer. Ecorner des pages. Griffoner le papier. Noircir des feuilles blanches pour compler le vie. Etouffer sa tête dans le boulot. S’y jeter à corps perdu comme certains font du jogging pendant des heures. Se sentir bien quand tout est fini. Se dire qu’on a fait tout ce qu’on pouvait, et que le mieux là, de suite, c’est quelque chose qui n’existe pas.
Pousser ses veines à bout. Jeter la souffrance aux oubliettes. Ne penser à rien. Jusqu’à en oublier sa propre enveloppe corporelle.
Le monde extérieur = néant. Le monde intérieur = Big Bang
Et sentir qu’on va y arriver, enfin. Sentir ce truc étrange qu’est la réussite. La toucher du bout des doigts. Décrocher la lune ? Attends un peu, me provoque pas. Quand tout aura été fait ici, tout sera à refaire là-bas. Il n’y a pas de fin parce qu’il n’y a pas de boucle. On ne tourne pas en rond : au bout il y a de la lumière.
Il y a quelque chose de salvateur dans le boulot. Mine de rien.
Putain c’est le week-end ! Playlist !
- New Found Glory // Ballad for the lost romantics
- Olivia Ruiz // Petite Fable
- The No Smoking Orchestra // Moldovian Song
- My Chemical Romance // To the end
- The Dresden Dolls // Good Day
Ah et pour ceux que ça intéresse, si vous aimez The Donnas, le groupe de filles mi-pop mi-riot grrl, écoutez Tuuli ou encore mieux : Halo Friendlies (dont la voix de la chanteuse ressemble étrangement à celle de Letters To Cleo)