Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

29 septembre 2005

non ce n'est pas ma culotte

My mom says I’m a catch
I’m popular
I’m never last picked
I got a cheerleader chick -

A lire avec la reprise de Where is my mind ? et Popular de Nada Surf.(sous peine de malediction genre hum. grattage de fesses + cheveux sur l’oreiller le matin au réveil).

Ca ne me dérange pas de prendre le train pour te voir. Ma vie est un paquet de magazines découpés. Ca veut dire que je prend le bon là où il se trouve, je le déchire un peu parce que sinon le bon serait parfait et ce n’est pas ce que je veux, et je garde le tout au chaud. Dans un endroit secret. Alors ça ne me dérange pas de tant prendre le train, tant que c’est pour toi. Tu vois où on en est arrivé ? A s’écrire des conneries d’amoureux sur des bouts de papier ou en pixels. Et pourquoi on est prétentieux au point de croire que ça n’arrive qu’à nous ?
Quand tu mets de la couleur sur toi mon angoisse s’envole. Je te jure que c’est vrai, je suis pas ivre ni défoncée tu vois bien. Mets de la couleur s’il-te-plait, fais que ça s’envole. J’ai l’impression qu’on est une seule personne, mais un peu schizophrène. On écoute de la musique parce que peut-être que sans elle on en serait pas là aujourd’hui, et c’est con de dire ça je m’en rend bien compte mais est-ce que tu réalises à quel point il y a 6 mois on ne se serait pas imaginé là ?
Ca ne me dérange pas de prendre le train. Ca ne me dérange vraiment pas, parce que t’as jamais dit que c’était normal que je le fasse. T’as jamais donné l’Amour comme prétexte pour construire un truc à ta façon. T’as jamais dit qu’on devait être fusionnel. A croire qu’on l’est parce qu’on l’a pas prévu, parce qu’on l’a pas décidé. T’as jamais fait comme si toi et moi ce serait jusqu’à la mort. Peut-être que c’est quelque chose à laquelle tu penses. C’est toujours un truc auquel on pense au début d’une histoire. Je pense parfois à comment ça va se terminer, même si je sais que c’est pas très intelligent à faire, ça se confronte à mon cerveau sans que je puisse y remédier. Je me sens mieux en étant sûre de rien qu’en étant persuadée de tout.
Tu comprends, ça ne me dérange pas de prendre le train. Je m’aime plus gràce à toi, et tu dois pas bien réaliser ce que ça veut dire, parce qu’il n’y a que les filles pour sortir ce genre de phrases toutes faites. Ca veut pas dire qu’elles ne le pensent pas mais hey, on vit au XXIè siècle, ce genre de phrase est devenu éculé. Je sais que les gens liront ça comme si je n’avais aucune pudeur. Ils lisent des histoires d’amour dès leur premier conte d’enfant à cinq ans jusqu’à ce littéraire hype de Beigbeder et tout ce culte du trentenaire blasé. Ils se sont déjà renseignés sur l’art et la manière de faire l’amour auprès d’une autre personne que leur partenaire sexuel, au moins une fois. Ils dégueulent devant leurs potes à cinq heures du mat le ventre plein d’alcool et des cachetons plein la tête, et ils pensent à ma pudeur.
Tu sais quoi ? Je les emmerde. C’est ce qu’un tas de gens font. Prendre ce putain de train.

28 septembre 2005

LACHE TA CLOPE

I lost myself
Oh I lost myself -

Je déteste les filles. Elles se mettent des paillettes sur les yeux. A chaque fois qu’elles se coupent les cheveux, c’est d’une façon différente. Elles mettent des hauts à fleurs qui laissent deviner la naissance de leurs seins. L’année d’avant, elles avaient rien, et là on ne sait pas trop ce qui s’est passé. Elles disent que c’est le soleil qui les fait pousser. Vous les voyez un midi, elles mangent comme des moineaux, et la fois suivante elles dévorent une pizza 18 fromages. Quand elles se penchent sur votre table en cours pour voler votre règle elles savent que leurs cheveux sentent bons. Elles le savent, j’en suis sûr. Elles ont leurs petites manières. Comme regarder en l’air en poussant des soupirs effrontés. Je trouve toujours leur soupir effronté. Elles savent être douces et mâcher du chewing-gum la bouche fermée. Même quand elles jurent elles sont jolies, parce que ça leur arrive rarement. Et quand elles pleurent, sans que vous sachiez pourquoi, vous aimez pas trop ça.

Je déteste les filles. Elles disent qu’elles veulent pas de vous et dès que vous parlez à leur copine elles sont okay pour que vous mettiez votre langue dans leur bouche. Elles lisent des magazines en rigolant sous les arbres de l’école. Et nous on est là comme des cons à les regarder en bavant. Parce qu’elles savent qu’elles l’ont. Ce pouvoir. Je ne sais pas trop encore en quoi il consiste, mais j’aime pas trop qu’on puisse me faire faire n’importe quoi. C’est comme quand Mme Letterman m’avait pincé l’oreille très fort pour que j’aille ramasser la crotte que Tornade avait fait dans son jardin. J’aime pas que les filles me rendent idiot, juste en étant des filles. Elles ont des jupes et quand on voit leurs jambes on pourrait oublier comment on s’appelle, parce que dans le cerveau ça fait des choses qu’on ne comprend pas très bien. Pour Francis ça fait comme s’il tombait dans un puits et qu’il ne sentait plus ses jambes. Pour moi c’est comme si je pouvais me déconnecter de la planête Terre pendant très longtemps. Je m’envole dans les nuages comme une petite bulle de savon. Et à un moment donné, il y a toujours la sonnerie des cours, ou bien ma mère qui m’attend en voiture et qui klaxonne, ou encore le souvenir de Mme Letterman pour surgir et m’exploser.

Ce n’est pas douloureux. Ce n’est pas non plus désagréable. Ce n’est pas moche, ni dégoutant. C’est comme quand vous mangez du pain d’épices pour la première fois, alors qu’on vous en a un peu parlé sans vraiment vous expliquer le goût que ça avait. Francis lui, il dit que ça fait comme la première fois où il a bu du coca. Qu’après il en voulait tout le temps. C’est surprenant, voilà tout. Mais je sais que si Lucie Janvier me touchait la nuque, ou le ventre, ou peut-être même des parties assez banales de mon corps comme le bras, je sais qu’après ça elle pourrait me demander n’importe quoi. Et je sais qu’elle le verrait à mes yeux, qu’elle pourrait me demander n’importe quoi. Alors j’évite que Lucie Janvier s’approche de moi. Même quand la prof de chimie nous a forcé à nous mettre en binôme, j’ai du refuser. Je préférais être à la porte plutôt que Lucie Janvier me paralyse la tête.

Le pire, c’est que parfois elles vous embrassent la joue l’air de rien. Vous êtes là, au fond de la cour à attendre votre copain. Ou bien à la sortie de l’école, au coin de la rue. Vous avez rien demandé et elles sortent des prétextes bidons comme ‘au revoir’ et paf ! elles collent leur bouche contre votre joue, et c’est parti pour les frissons incontrolés et les fourmis dans le lobe frontal. Je dis ça parce que c’est exactement ce que la fille du prof de gym a fait, et elle a un an de moins que moi. Alors comme dirait ma mère ‘qu’est-ce que ça va donner à 20 ans’, vous voyez.

Elle en discute avec la mère de Francis aussi.
Pendant que nous on attend de voir.
Ce que ça va donner.

27 septembre 2005

highschool's over

Words are flowing out like endless rain into a paper cup,
They slither while they pass, they slip away across the universe
Pools of sorrow, waves of joy are drifting through my open mind,
Possessing and caressing me.
Jai guru deva om
Nothing’s gonna change my world,
Nothing’s gonna change my world.

Demain c’est la rentrée. Est-ce que ça me plait de poser mes fesses dans des amphis tout pétés, de boire du coca light pour tenir et de zoner dans la fac en parcourant les panneaux d’affichage à la recherche d’infos intéressantes ? Est-ce que ça me plait de faire encore une année universitaire à compter sur les doigts de la main des gens qui aiment la musique et qui ne s’habillent pas prout-prout pour se conformer à ce que leurs études de droit attendent d’eux ?
Bah franchement, oui.
2004-2005 fut transcendant, et j’ai bien l’intention que ça continue. Différemment. Mais que ça s’arrête pas. Qu’il y ait toujours les profs tarés qui hurlent, les chargés de tds compatissants, les week-ends road-trip, les soirées dans les bars à refaire le monde, les nouvelles découvertes, les nouvelles sorties cds et films, l’hiver où on cherche la chaleur sous la couette et les vendredi soirs où on mate sa série du vendredi soir. Je me demande comment seront les bisous avec un si joli garçon sous la pluie, dans le froid, avec des pulls et une longue écharpe colorée. Et quand il me dira ‘t’as l’air con avec ce bonnet’, est-ce que je lui donnerai un coup de poing sur l’épaule ?

Ce week-end, deux filles de 14 ans se sont jetées du haut d’un immeuble en laissant une note expliquant que ‘la vie ne vaut pas la peine d’être vécue’. Il est possible qu’il y a 8 ans, quand j’avais leur âge, j’ai trouvé la vie moche. A cause de la mort de Franquin, de Jeff Buckley et de la Princesse Diana, voire du procès de Maurice Papon. Ah et de la mort de Jeanne Calment aussi. Je me souviens qu’une copine m’avait envoyé une lettre disant ‘Jeanne Calment est morte, mais on ne sait pas de quoi. Probablement dû à la mort subite du nourrisson’. Mais je ne suis pas sûre que ce soit à cause de tout ça. Je ne suis pas sûre qu’à 14 ans on est assez lucide pour dire que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue. Bordel, à 14 ans il y en a eu aussi qui se sont suicidées pour Kurt Cobain. Alors qu’est-ce qui cloche, à 14 ans ?

25 septembre 2005

hélène & les garçons

It’s time for you and me
To have a lot of meaningless sex -

Okay. A chaque fois que j’aurais quelque chose à reprocher à l’administration, quelle qu’elle soit, dès lors qu’elle se fout de la gueule des gens, vous aurez droit à une photo bien horrible. Du genre à vous faire faire des cauchemars en frissonant au fond de votre lit, hurlant qu’on vous laisse en paix. Parce que quelque part, je souhaite qu’un jour une personne de la fonction publique lise mon blog et soit torturée à jamais par cette image et que justice soit faite au nom de tous les opprimés de l’administration (perte de dossiers, renseignements faux, mauvaise volonté à retrouver votre dossier, oubli d’enregistrement de détails d’état-civil, typique phrase : ‘ah mais écoutez moi j’y suis pour rien madame’ et bien sur voix désagréable quand on se déplace).

Donc voilà, Patrick Puydebat (si internet avait existé en 1995, ça aurait un keyword google qui aurait fait explosé mes stats).

Sinon, prévenir les étudiants 3 jours avant la rentrée comme s’ils avaient rien d’autre à foutre que de picoler et/ou de se piquer à l’héro en septembre, je trouve pas ça très très gentiiiil.

25 septembre 2005

map

Do you really wish you were somebody else ?-

Elle m’avait demandé de garder son poisson rouge. De le nourrir. Lui dire quelques mots. Parce qu’elle était persuadée qu’il comprenait quand on lui parlait, tel un foetus dans son liquide amniotique. C’est le genre de trucs que la fille de la porte d’à côté peut vous demander, quand elle part trois semaines en vacances.

Le premier jour, j’ai bien senti qu’il ne m’aimait pas. Mais on avait juste un rapport alimentaire, lui et moi. C’est comme si un volontaire au Secours Populaire faisait un croche-pied à un SDF trop pété pour lui dire merci. Le deuxième jour, j’ai été plutôt odieux avec lui. A vrai dire, plus il me fixait de ses yeux globuleux inexpressifs, plus il m’agaçait. Je lui ai dit pas mal de saloperies. Comme quoi il était con à tourner en rond dans son bocal à attendre qu’une main divine lui jette des granulés. Le troisième jour, j’ai carrément fait plus fort. Je lui ai avoué que je me servais de lui pour baiser sa maitresse.

Le quatrième jour je l’ai retrouvé mort.
Je sus que ce n’était pas une blague quand j’ai vu ses grosses pupilles dégueux. Vous croyez qu’il aurait pris la peine de fermer les yeux, ce connard ? NooOOooOn il a fallu qu’il fasse le malin à les garder grand ouverts, comme s’il avait eu une mort bien brutale, bien inattendue. Alors que si ça se trouve, un poisson rouge ça vit deux mois au maximum. J’en sais rien moi, quelle idée d’avoir un putain de poisson comme animal de compagnie aussi. A quel point faut-il être tarée au juste ?

Okay. Personne n’est irremplaçable, pas vrai ? Donc sûrement pas un sale poisson rouge stupide et prétentieux. Il suffirait que j’apporte son cadavre dans une animalerie et il me donnerait le même. Et la fille d’à côté n’y verra que du feu, me remerciera de tout son coeur et de tout corps.
C’était tellement simple comme plan que j’ai décidé de prendre mon temps. Fouiner un peu dans les placards. Me servir un verre. Lire d’anciennes lettres d’amour. Me rouler dans ses draps et découvrir ses petites culottes trop moches pour être emmenées en vacances.
En surface, il n’y a jamais rien à signaler. C’est en creusant qu’on trouve des trucs intéressants. Sous le lit. Au fond des tiroirs. En haut des armoires. Sous les piles de vêtements. Sauf que la fille d’à côté n’avait rien de secret. Elle n’avait absolument RIEN à cacher. Ne me demandez pas comment c’est possible, je me pose toujours la question. Comment peut-on vivre sans jardin secret, comme un livre ouvert, avec toute cette transparence imposée par l’absence de cachoteries. Comment peut-on être aussi plat et fade ? Elle vivait dans la normalité la plus totale, ç’en était presque glauque. Des bougies qui sentent bon, des livres de Marguerite Duras, des bottes en caoutchouc, du vernis à ongles nacré, des cartes de France avec l’itinéraire souligné en bleu foncé et désormais, un poisson rouge crevé. Probablement son plus grand choc émotionnel depuis l’arrachage de ses dents de sagesse, qui sait. Wowow.

Je n’avais plus trop envie de la baiser. Un corps féminin, c’est intéressant à convoiter quand il y a quelque chose derrière. Quand il y a des non-dits. Et là, le vide. Troublant.

Je suis allé changer le poisson crevé. Déjà, j’ai pas trop aimé que les mecs de la boutique me regarde d’un air dégouté parce que j’avais un petit truc rouge dans un mouchoir en papier, et qu’il s’avérait que ce petit truc rouge n’était plus en vie depuis 17 heures. Mais quand je leur ai expliqué le problème ils se sont détendus, et m’ont juste regardé comme un pauvre type, ce qui était nettement moins désagréable. On est tous le pauvre type de quelqu’un. Alors dans mon cas, autant que ce soit d’un mec qui bosse dans une animalerie.

- Je suppose qu’il vous le faut identique ?
- C’est ça.
- Le problème voyez-vous, c’est que non seulement c’est un poisson rouge comète que vous avez dans vos mains, mais en prime ce poisson rouge comète a une tâche noire sur la nageoire caudale. Autrement dit, il vous faudrait des mois pour le retrouver à l’identique.

Et là je me suis dit, heureusement que tu ne veux pas baiser la fille d’à côté.

23 septembre 2005

fucking cool

When I wake up in my makeup.
It’s too early for that dress -

Après un peu plus d’un an de carnets usés, de stylos vidés de leur encre, de cafés miteux ou plus classes, de verres de coca light tellement remplis que la paille en saute par-dessus bord, de cigarettes mentholées qui picotent la lèvre, de nuit et de soleil, d’idées survenues lorsqu’on est au bord du précipice du sommeil, d’idées dans le bus, d’idées sur le balcon, d’idées effacées. Comment t’expliques le processus de création toi, quand tout te vient à force de musique et de casque vissé sur les oreilles ? Est-ce que ça t’aide à croire en Dieu, de ne pas pouvoir l’expliquer ?

J’ai terminé un putain de truc, et tout ce que j’arrive à faire après ça c’est chialer.
Et réclamer une despé.

Ewww, pathetique.

23 septembre 2005

hahaha

You’re an Indie Pop Kid. You like songs about
relationships and the prettiness of nature.
You’re sentimental, but not certainly not emo.
Oh, and if you aren’t an English Major, you
should be.

You Know Yer Indie. Let’s Sub-Categorize.
brought to you by Quizilla

Oh, et un dialogue tiré de Joey :

- Le pilote de ma série ne va même pas passer à la télé !
- Oh… mais pourquoi ?
- Pfff. Je sais pas, le public l’a trouvé trop trash. Tout ça parce que je déféquais sur un mort.

18 janvier 2005

Okay – High School is over. Se maintenir en vie jusqu’aux révisions, c’était finalement aussi dur que ce que je croyais. Genre coca light par intraveineuse et cigarettes du bout des ongles. Entre les bouquins qui étouffent des mots pervers et les pages barbouillées au feutre, y’a les surprises bourrées d’étoiles, ces trucs qui donnent la sensation d’exister. Maintenant l’ultime but c’est de décompresser au point de même plus savoir comment je m’appelle.

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