Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Yayaya !

29 mars 2006

Aujourd’hui Froun m’a appris un mot du vocabulaire de gamers : pwnz ! Avant je disais des trucs comme ‘ça tue’ ou ‘trop bien’, voire ‘ça rocks’ quand j’étais éméchée, mais maintenant je ne dirais plus que ça pwnz !

Par exemple la coupe de cheveux d’Ashlee Simpson, pwnz !

oUUuUuUh c'est joliii

La série Malcolm (vivement la saison 7 – i want to marry Dewey), pwnz !

hihi

Les chats qui sont sur stuff on my cat, pas toujours pwnz :

pwnz ? pas pwnz !

Et c’est pas la peine de vous offusquer en menaçant d’appeler la SPA, c’est qu’un pompom de cheerleader, qu’est-ce qu’il a à s’exciter comme ça aussi ? il est malade lui.

Revolution Hooray !

28 mars 2006

Parce que je pense à ceux qui n’ont pas fait grève : aujourd’hui à la manif anti-CPE à Bordeaux. (clic clic)

Vive la France.

My Teacher Never Was a Student

28 mars 2006

Ahlalala ce qu’on rigole en droit.
Vous savez, en droit, là où il faut : rigueur, organisation et mémoire ? Ils ont perdu les notes d’un prof. Méwiwiwiwi. Toutes les notes de la matière. Pouf pouf envolées. DTC ptet.
Faudra quand même que je pense à dire à l’administration qu’il est hors de question que je repasse cet oral de merde ( 100 pages sur les brevets d’inventions – prof méga infect).

La Minute rien-à-foutre

26 mars 2006

J’aime pas du tout ça, passer à l’heure d’été. Demain je sais que je vais pas me lever avant 15h du coup, et il me restera que 4h avant que mon amoureux ne revienne, ce qui est bien trop peu pour regarder les autres épisodes de bob l’éponge + petit-déjeuner en profitant des 23°c annoncés avant de passer l’aspirateur + ranger mes vêtements éparpillés partout dans la salle de bains + éliminer les preuves de bouffage de chips dans le lit (j’aime bien quand je suis seule je peux vraiment faire des trucs d’arrachée) + me laver et me faire belle comme une fille qui attendrait le retour de son copain après la fin de la guerre.

My Own Hell

22 octobre 2005

Je me suis levée avec un rayon de soleil dans la figure.
J’ai écouté Magic Numbers.
Magic Numbers c’est un cd parfait pour un samedi matin.

Mais dès que j’ai été bien réveillée j’ai fait plein de bêtises.
Comme fumer une cigarette dans ma chambre en lisant des paroles de chansons.
Puis en écoutant trop de musique violente.
J’aurais voulu écouter Oui FM sur internet, mais y’a pas moyen.

Ensuite j’ai pris un long, très long bain. Il y avait des bulles partout partout.
J’ai noté des idées de photos. Je me suis mis un tas de noir sur les yeux.
Aujourd’hui je serai un petit panda, c’est décidé.

A la télé ils rappellent l’histoire de la tarte Tatin. Ces soeurs qui font tomber la tarte aux pommes à la sortie du four.
J’avais exactement besoin de ce genre d’anecdote.
Ce soir il y aura de l’alcool dans mon sang et du sexe dans mon lit.

Et probablement que j’écouterai une chanson de Joni Mitchell ou quelque chose comme ça.

Lost Mommy

6 octobre 2005

Ma mère devait rentrer à 21h30 et il est 22h25.

Je pense qu’elle a un amant.
Mmm. J’aimerais bien qu’il ressemble à Ashton Kutcher.

On a tous besoin d’un plus droit que soi

6 octobre 2005

Alors aujourd’hui notre prof en forme de nounours nous a donné une liste de sujets, mais comme les autres ils voulaient pas qu’on se batte on a du tirer au sort :

+ DA et Libertés Fondamentales
+ Applicat° droit de la prop. litt. et artistique et pratiq. sensoriales (o__0)
+ Prop. litt. et art. et esthétique
+ Créat° conceptuelles et DA
+ Performances et prop. litté. et art.
+ L’espace public et le DA
+ Prop. litt. et art. et spectacles vivants

Devinezzzz lequel j’ai eu.
Non pas le deuxième.

Sinon j’ai gardé les abréviations pour pas qu’on me retrouve sur google.

Snow under my Nails

6 octobre 2005

Il serait assez difficile de vous expliquer ce qui peuplait mon crâne à ce moment-là. Je suppose qu’il y a parfois des choix que l’on fait sans vraiment réfléchir. Aux conséquences à court terme, aux conséquences à long terme, aux probabilités de chance et de mordage de doigt, tout ça. Quand vous venez de passer votre bac, y’a pas à dire : vous êtes encore un peu cons.

C’était en 2001 alors que la télé-réalité avait fait ses grandes preuves de succès facile, de corps consommable, de la nouvelle ère de l’inconnu(e) parti(e) de rien pour s’élever dans le panthéon des stars plaquées sur papier glacé. C’était pendant la période où tout le monde y croyait, à cette beauté de la médiatisation. Si moins de 50 personnes avaient vu ta gueule ces trois derniers jours, t’étais rien. T’existais pas. Jamais.
Jamais j’aurais cru que le fait d’être connu n’entrainait pas ipso facto la reconnaissance. Pour moi, les deux allaient de soi. Et d’ailleurs, où est la différence putain ? Et me prend pas pour une sombre idiote, j’ai fait philo moi aussi.

J’ai écarté les cuisses et bien d’autres choses encore. J’ai oublié que j’avais un corps, ou alors j’en ai bien trop pris conscience. J’avais 19 ans, et tous les regards qui convergeaient sur mes jambes ou ma poitrine depuis mes 14 ans ne suffisaient pas à me faire comprendre que j’étais séduisante. Je voulais être un monstre de féminité. Plus sexy que n’importe qui. Et dans ma misérable existence, cela passait par le fait que des mecs se branlent en vous regardant à la télévision. C’était sûrement mon comble de l’attirance. Meilleure j’étais, plus les gens achèteraient le film dans lequel je jouais. Plus les gens me voyaient, plus ils m’admiraient. Plus ils astiquaient leur queue, plus j’étais désirable.

Je ne sais pas comment j’ai pu avoir cette logique détraquée. Mon bon sens tordu y faisait l’équation morbide désir sexuel = amour.

Je m’étais tellement de coeur à l’ouvrage que ça a fini par payer. A force de pénétrations et de salive sur le corps, je commençais à avoir les miettes de reconnaissance que le cinéma voulait bien m’accorder. J’étais actrice, voyez-vous. Il y en a bien qui sont spécialisées dans la comédie, est-ce qu’on les traite de pute pour autant ?

Quand le journaliste s’est assis face à moi avec son petit dictaphone, j’ai ressenti une espèce de fierté grandiose. Des paillettes de bonheur bordaient mon sourire. Mini-jupe et décolleté en dentelle. Sauf que lui, je suis pas sûre qu’il fantasmait à l’idée de me baiser. Il a allumé son petit micro, m’a demandé si j’étais prête, et crois-moi mon gars, quand on te demande chaque jour d’être prête à sucer, tu sais être prête pour tout.

- Sara Skye, depuis quand connaissez-vous votre addiction au sexe ?

Attends une minute. Qui t’a dit ça ?
Je suis pas particulièrement attirée par le sexe. Être excitée, c’est un boulot. Tu as appris à manier ton petit micro, j’ai appris à contrôler mon vagin. C’est une question d’habitude. J’aime ça. Mais ce n’est pas une raison de vivre, ni une passion. J’essaye de faire plaisir aux gens, et en échange j’aimerais juste qu’ils s’intéressent à moi. Est-ce que c’était ça ta question ?

Je me suis levée brusquement tandis que l’attachée de presse gueulait ‘hey où tu vas ?’. Je t’ai pas permis de me tutoyer connasse. Mon nom n’est même pas Sara Skye. Mais ce n’est que lorsque je me vis dans le miroir des chiottes de l’étage que je sus que mon nom de scène n’était pas du tout crédible pour une quelconque reconnaissance. Pourquoi j’ai les cheveux aussi décolorés ? Bordel, j’excite même les copains de mon frêre et je trouve ça mignon. Je crois au prince charmant, même au pluriel, mais j’y crois. Si mes cachets me le permettaient, j’aimerais acheter des fringues Zadig&Voltaire. Plus tard je rêve toujours d’être réalisatrice. Faire des comédies romantiques. J’aime être sexuellement agressive parce que ça veut dire que je suscite une réaction chez les autres.

Je veux pas crever sans qu’on m’ait remarqué. Mais je m’appelle Laure Martin.