Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Ricchi & Claude

5 août 2012

Ce soir Arte a diffusé L’effrontée, le film de Claude Miller sorti en 1985 dans les salles françaises. Entre mes 7 et 11 ans, il y avait ces trois films que je regardais en boucle : Amadeus (Milos Forman, 1984), Labyrinthe (Jim Henson, 1986), et L’effrontée. J’avais oublié ces petits détails comme le Roule Roule, la discothèque où se retrouvent les jeunes du village – ou encore qu’au début, sur la barrière de la maison, le numéro de téléphone affiché comporte six numéros seulement. J’avais aussi oublié à quel point Bernadette Lafont était super, surtout quand elle dit « tu vois pas qu’elle te fait marcher, cette grande seringue ? ». D’ailleurs, je ne me souvenais pas du nombre de bonnes répliques que ce film contenait – des répliques pour lesquelles n’importe quel écrivain se damnerait – comme « C’est p’tit c’est moche, et c’est tout. Salut. » (Charlotte) ou « Ben puisque tu sais pas quoi faire, va jouer avec l’aut’ bout de cul ! » (le père de Charlotte) ou « T’as quoi sur ta tête ? Une crotte de chien ? – une NAT-TE » (Charlotte et son père). Je crois que cette obsession pour L’effrontée était moins née de ma mono-maniaquerie habituelle que parce que j’espérais y trouver des réponses. Charlotte supporte mal la chaleur estivale, elle rentre des chemises d’homme dans sa jupe en jean et trouve que la vie est brusque. Elle mange de la confiture de fruits rouges, est élevée par un seul de ses parents, aime la musique classique, est pressée de découvrir le monde… Dans son salon, le papier-peint est fleuri. C’est étrange de se rappeler toutes ces similitudes. Ça l’est encore plus de se rendre compte que L’effrontée m’a réellement donné deux ou trois leçons de vie. Aie des rêves à ta mesure. Choisis bien tes amis. Ne saute jamais le déjeuner.