Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

little bribes

5 juin 2012

1765 heures de boulot m’attendent demain, ce qui est un calcul approximatif des heures ressenties d’après l’absence totale de sieste, mais qui je leurre ? C’était brillant de rester éveillée jusqu’à presque deux heures du matin pour finir « Il faut qu’on parle de Kevin », de Lionel Schriver. Je ne sais pas si je voudrais avaler des bouquins de 600+ pages tous les deux jours, pourtant l’exercice a quelque chose d’exutoire – un peu comme des heures passées à nager le crawl dans une piscine qui sent le chlore. D’un point de vue psychologique, ce livre est tout bonnement parfait : chacun peut en faire la lecture qui lui plait. Et parce que je m’en sais incapable, je trouve ça remarquable de pouvoir écrire, comme Lionel Schriver, sur un sujet qu’on ne maîtrise pas au départ sur le bout des doigts. Par exemple, je comprends comment Truman Capote est venu à bout de son chef d’œuvre « De sang froid » : il était sur place, il a mené des centaines d’interviews, il s’est plongé corps et âme dans le sujet jusqu’à y laisser sa peau. Quelles ont été les fondations de Lionel Schriver ? On devine une partie de sa personnalité à travers la narratrice, mais après ? Il y a forcément eu un travail d’investigation, parce qu’il y a toujours un travail d’investigation, mais comment ?

Sur un autre thème – non pas les enfants tordus, mais les enfants un peu perdus – : ai fait une petite chronique sur le genre Young Adult.