Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

animal arithmetic

27 avril 2012

Ce ciel œuf pourri,
c’est
comme
un malaise qui n’aurait pas de fond et dans
lequel
il serait
difficile d’ouvrir les paupières
après
déconnexion du cerveau.

Alors je me sens
comme
un petit chat sous anesthésie
qui court
aux quatre coins de la pièce
pour
se
casser la gueule dès que l’occasion se présente

et au loin les rires gênés et l’absence d’odeurs familières et le sol qui se dérobe sous ses pieds et les pulsations cardiaques débiles
et l’angoisse et l’attente et le sentiment que l’on perd les pédales pour rien du tout (ce n’est que du gris, après tout) et que dans quelques semaines
ce ne sera plus
qu’une période un peu pénible et déjà loin.

Que devient Lolita Pille ? et autres questions métaphysiques

15 avril 2012

Après m’être verni les ongles d’un rose pailleté très ‘Romy & Michelle, 10 ans après’, j’ai repensé à ma propre médiocrité de ses dernières semaines. Comment sait-on que l’on n’est pas en train de foirer ? Ça m’a tracassé un bon moment. Une vraie question piège avec des relents de lucidité.

J’y ai bien réfléchi puis je me suis dit que, peut-être, relire Crépuscule Ville serait une bonne idée. Crépuscule Ville est le troisième et dernier livre de Lolita Pille sorti en 2008, un roman d’anticipation ambitieux, touffu et raté dont les malfaçons finissent par rendre une ambiance particulière. Les métaphores sont un peu lourdes, les tocards ont des airs d’acteurs 80′s, le héros a cette nonchalance surfaite de vieux briscard mais le style est pas dégueulasse, du genre roman de gare mal traduit. Un livre impossible à conseiller puisqu’il fait partie de ces trucs que l’on est le seul à aimer pour leurs défauts.

J’y ai réfléchi encore un peu. Et j’en ai déduit que ce n’était pas céder à la médiocrité que de faire confiance à quelques-unes de ses imperfections.

Voilà ce que je me suis dit en vidant ma boîte d’Orangina light face à mon jeu vidéo favori du moment.

six degrees from misty

10 avril 2012

Maintenant qu’Instagram est arrivé sur Android, ça ne me fait qu’une marotte de plus (BobbyFreckles). Et tant que j’y suis, pour mes NOMBREUX amoureux transis  : @bobbyfreckles.

(j’ai pas de tumblr)

ballad of a deadman

2 avril 2012

Parier sur la route
(de 371 à 1002 kilomètres)
et rouler malencontreusement
sur
1 crapaud
(ses yeux dépressifs nous ont
libérés de la culpabilité – peut-être avons-nous
abrégé ses souffrances).

2 petites flaques d’huile
et des plaines
couleur ocre
un peu de fumée noire
sous le capot
& l’odeur
de la perruque de Jayne Mansfield.

Dans le silence nocturne
entendre
le chuintement d’une météorite
qui s’embrase
et toutes les musiques
deviennent pénibles à écouter.