Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Give a damn

17 juillet 2011

Mon niveau d’anglais étant plutôt moyen + (sauf quand mon alcoolémie atteint la phase « évite d’avoir ta mère au téléphone » où là bien entendu je suis bilingue), ma bibliothèque comprend surtout de la littérature pour jeunes adultes (Lesley Arfin, Kurt Vonnegut), un peu de poésie (e.e. cummings, Dan Fante), des autobiographies miteuses (Molly Ringwald, Janice Dickinson), et des essais sur la pop-culture et le féminisme. Cette liste est donc relativement accessible.

1. B IS FOR BAD POETRY, de Pamela August Russell
La mauvaise poésie est un de mes genres préférés. Dorothy Parker s’y adonnait pas mal par exemple. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas tant de vers de mauvaise qualité que de haïkus drôles, absurdes et/ou cyniques (ce qui veut dire qu’il existe bien de la mauvaise mauvaise poésie). Cet exemplaire, je l’ai acheté en 2009 dans une librairie sur Hawthorne Boulevard à Portland. Mais je l’aime aussi parce qu’il contient un poème sur Dolly Parton.

2. The Perks Of Being A Wallflower, de Stephen Chbosky
Ce livre, c’est un peu le The Catcher In The Rye des adolescents américains nés au même moment qu’Internet. Je ne sais pas pourquoi, des années ont passé avant que je me décide à l’acheter. Et puis des mois ont passé avant que je ne me décide à lire. Et puis en fait, c’est celui qui je classerais dans la mention « si vous ne devez en choisir qu’un, choisissez celui-ci ». L’adaptation ciné (avec Emma Watson) est tournée en ce moment en Pennsylvanie. Note : de nombreux bouquins publiés chez MTV Books sont drôlement bons – l’équivalent des éditions Naïve en France (ils ont été les premiers à traduire – mais pas très bien, c’est vrai – Chuck Klosterman).

3. Hack, de Melissa Plaut
Ou, comme le dit le sous-titre : « How I Stopped Worrying About What To Do With My Life & Started Driving A Yellow Cab ». Melissa Plaut devient, à 29 ans, chauffeur de taxi à New-York. En 20 chapitres, elle raconte ses deux premières années de boulot derrière le volant : les anecdotes dégueulasses, les collègues à moitié fous mais attachants, et les clients. Un livre sans prétention, mais allez quoi, qui n’aime pas les histoires de taxi ?*

4. Post Office, de Charles Bukowski
A priori je dirais que le plus accessible, chez Bukowski, ce sont ses poèmes. Et ce roman de 1971. Un bon moyen de lire un peu d’argot à moindre frais : alcools, femmes enragées et vie de postier. La meilleure récompense, quand on lit un bouquin dans la langue originale, c’est de comprendre l’humour entre les lignes. J’ai été récompensée plusieurs fois en le lisant.

5. Smothered In Hugs, de Dennis Cooper
Dennis Cooper est un poète américain qui a beaucoup lu d’auteurs français dans sa jeunesse et qui s’est un jour retrouvé journaliste pop-culture pour des magazines comme Spin, LA Weekly et Interview. Smothered In Hugs est un recueil d’articles (sur William Burroughs, sur la « drug fiction », ou encore sur UCLA), d’interviews (Leonardo DiCaprio à 20 ans, Ryu Murakami…) et de chroniques punks. Le genre de bouquin qu’on aime lire comme un sagouin (le chapitre 22 d’abord, puis le chapitre 5, puis le 11, etc.)

6. Driving With Dead People, de Monica Holloway
Enfant, Monica Holloway est fascinée par la mort. Les voisins tiennent une entreprise de pompes funèbres. Son père, un vrai sale type, lui lit la chronique nécrologique du journal et collectionne les films maison d’accidents de la route et autres désastres. Pas étonnant donc que, plus tard, elle se dégote un petit job de conductrice de corbillard. Comment grandit-on dans une famille de tordus ? Comment arrive-t-on à s’en sortir ? Bien écrit, oppressant mais pas larmoyant.

7. Let’s Spend The Night Together, de Pamela Des Barres
Pamela Des Barres est connue pour son passé de groupie (à voir à ce sujet : le documentaire Groupies, sur Arte) et son best-seller I’m With The Band. Dans ce livre, elle part à la rencontre de ses copines muses & groupies, qui ont de sacrés anecdotes en stock. Je ne l’ai acheté que pour le témoignage de Tura Santana (dans les années 50, elle sortait avec Elvis Presley et a refusé sa demande en mariage) mais ce n’est pas le seul qui vaille le coup (il y a même un garçon groupie).

*et combien ont pensé en lisant cette question rhétorique : « MOI » ?