Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

They just won’t admit it

13 mai 2010

Je sais reconnaître une semaine de merde dès ses premières lueurs et croyez-moi, celle-ci dure depuis quinze foutus jours. Bon, enfin, j’ai autre chose à faire qu’à déprimer. J’ai déprimé une fois. C’était en 2003. Une sale déprime à vous ronger les os, de celle qui gonfle les paupières d’eau salée dès le réveil et qui vous suit comme un chien en chaleur. J’ai pas l’intention de rechoper cette saloperie. Lire jusqu’à l’écœurement, c’est plus mon truc. Truman Capote, Georges Simenon, F. Scott Fitzgerald. Des classiques qui me manquent au compteur. Au début j’ai fait ça en picolant mais c’était pas une bonne idée parce que je finissais immanquablement par rêvasser et vouloir faire du jardinage en maillot de bain.

Mieux vaut savoir ce qui est bon pour soi.
Dans mon cas, ce sont les adjectifs et les virgules (j’adore les adjectifs et les virgules). Et désormais : les Lay’s® Cheeseburgers. Parfois j’aimerais foutre le camp à une autre époque. Vers la fin des années 1940, dans un casino des Pyrénées où les types fumeraient aux tables et les femmes porteraient des tailleurs en tweed. Je serais détective privé, plutôt du genre amateur, et je logerais dans une chambre d’hôtel. En arrivant là pour la première fois, j’aurais pensé : dites donc, la tapisserie aurait besoin d’un sérieux coup de neuf. Il y aurait un poste radiophonique sur le bureau et à côté, un petit cendrier en verre.

Rien que de l’imaginer, ça va déjà mieux.