Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Like the old times

31 décembre 2009

Je regarde la lueur du jour filtrer à travers mes volets, qui vont bientôt devenir roulants, du genre avec une manivelle et tout le toutim. J’aime bien mes vieux volets imparfaits, au bois gondolé en été, trempé en hiver, avec leur espagnolette couleur blanc écaillé. Ça me rend triste que la proprio veuille les changer.

Je me sens un peu bête sans trop de raison.

Vous savez quand certains souvenirs remontent à la surface alors que vous n’avez rien demandé, rien creusé, que vous n’avez fait aucun effort de concentration ni même tenté de vous rappeler quoique ce soit ? C’est comme ça que ça arrive. J’essaie alors à compter le nombre d’autocollants sur ma valise, de me rappeler quand je courais dans les ronces enfant, du nombre de fois où j’ai retrouvé un billet oublié dans une poche de jean et de faire rejaillir le goût du pop-corn sur ma langue. Mais bon, même avec ça, ça met un certain moment avant de s’estomper, comme les bleus sur les mollets.

Le pire, ce sont les gens qui trouvent toujours un moyen de vous faire sentir bête sans trop de raison, comme si vous aviez besoin d’eux pour ça. Les relations humaines, je les trouve souvent violentes. Mais ça, c’est pas trop le genre de truc que vous pouvez dire à voix haute. Quand vous le faites, il y en a toujours un pour rire de façon sardonique comme si vous étiez né de la dernière pluie.

C’est une histoire de domination et de pouvoir. Ça a toujours été une histoire de domination et de pouvoir. Je vais pas faire tout un foin autour de la question, ni me lancer dans des sermons mystiques. C’est simplement un droit à l’imperfection. Parfois, on se trompe de file, on dit des insanités en les regrettant la minute d’après, on oublie, on fait des paradoxes et des fautes d’orthographes.

Et parfois, on se sent un peu bête parce qu’on l’est.