Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Gouinon goes to Hollywood

29 octobre 2009

oregon

L’aéroport de Portland aurait besoin de plus d’adjectifs rigolos et d’adverbes à trois syllabes que n’importe quel aéroport. La moquette vert mousse des années 70 est parsemée de losanges violets tandis que les femmes nées avant 1968 portent toutes des mom’s jeans, ces jeans bleu clair à fermeture éclair dorée qui remontent dix centimètres au-dessus du nombril comme pour dire : « regardez ma culotte de cheval, voilà à quoi une femme fertile ressemble ».

green

Quand Chris, le proprio de l’appart’ que nous louons sur Yamhill St., nous demande pourquoi l’Oregon, Pénélope lui avoue « parce que c’est vert ». « Oh, ajoute-t-il en riant, vous allez vite comprendre pourquoi c’est aussi VERT ». Chris porte des vestes en polaire et des chaussures en plastique épais marron, un peu comme tout le monde dans le coin.

fall

A un skater rencontré au carrefour Hawthorne St. et Elliot Ave., j’explique que je prends des photos parce que sa ville est très « Halloween-y ». Des couleurs qu’on n’a jamais vues en France et qui n’ont probablement pas de noms. Le genre de couleur qui donne envie de manger de la soupe au butternut en regardant America’s Next Top Model.

squash2

Dans le journal local, Willamette Weekly, les dernières pages consacrées aux encarts publicitaires proposent les services de Mistress Victoria, « strict and painfully gorgeous », et affichent des informations sur plusieurs cliniques de Marijuana.

cinemagic

En nous couchant à 22h la veille comme deux mamies anémiées, nous avons raté la projection de Fatal Flying Guillotine, un film Grindhouse de Kung Fu tourné en 1977. Et Jennifer’s Body ne passe nulle part ici. Heureusement demain soir à deux pas de la maison une comédie musicale Heavy Metal, The Chariots of Rubber, sera jouée pendant 2 jours pour 15 $ (sans les taxes) (non sérieusement : il n’y a pas de taxes en Oregon. Pas besoin de faire du calcul mental en rajoutant 10% des prix affichés sur les menus / étiquettes).

vintage

C’est comme rendre visite à Dale Cooper. La ville, avec ses pins qui piquent le ciel, son atmosphère gris clair et les tenues 80’s, rappelle sans cesse Twin Peaks.

Et le programme de demain (note : pensez à acheter ces gros sacs d’1,5 kg de sucreries) :

pumpkin

Ce soir, on aura tenu AU MOINS jusqu’à 22h15.

This is not what you think

23 octobre 2009

Voici comment les choses vont se passer : dans exactement quatre jours, je serai à bord d’un vol pour Seattle. Une fois que je serai à l’aéroport Tacoma, je prendrai une de ces lignes d’Alaska Airlines en direction de Portland, Oregon, où je resterai jusqu’à la fin du mois de novembre. Pas d’inquiétude à avoir, j’aurais mes bottes de pluie, et mon blouson canadien doublé de fourrure synthétique, le genre qui tient chaud quand le mercure commence à piquer du nez.

Mais avant ça, il faut que je résolve la question cruciale du COSTUME D’HALLOWEEN.

Choix n°1 : Zouzouito

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Photo découverte par Juliette B. (Merci !)

Pourquoi je ne l’ai pas choisi :

Plusieurs inconvénients à ce costume : tout d’abord, compte-tenu de la taille du bonhomme par rapport à la porte, je dirai que c’est un costume d’enfant ; ensuite, restons pragmatique : combien d’heures de couture est-ce que cet accoutrement demande ? ; enfin, problème de taille : comment passer les pas de porte avec dignité, sans se cogner dans l’encadrement ?

Choix n°2 : Octomom

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Pourquoi je ne l’ai pas choisi :

Trop d’accessoires : la perruque noire, le masque-bouche géant (Seigneur ! Mais où trouve-t-on une chose pareille ?)(Oh enfin, j’imagine que si une femme est capable d’engendrer 8 être humains d’un coup, trouver une bouche en plastique rouge piquée de deux élastiques ne doit pas être si compliqué), et les 8 poupons à se trimballer toute la soirée (chiant ++). En plus le déguisement a déjà été réalisé par quelqu’un (challenge –)

Choix n°3 : Howard Wolowitz déguisé en goth

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The Big Bang Theory – 03×03

Pourquoi je ne l’ai pas choisi :

Je ne suis pas encore certaine de ne pas le choisir. Je culpabilise seulement à l’idée d’acheter une ceinture ornée d’une gargouille en fer (que dirait ma mère ?)

Choix n°4 : Frances Bean Cobain

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Pourquoi je ne l’ai pas choisi :

Eh bien, même si on sera à une poignée d’heures d’Olympia (dont le lycée a inspiré sa mère et son père dans la chanson Rock Star, dernier morceau du disque de Hole Live Through This), se déguiser en Frances Bean, c’est pas vraiment un déguisement. Je porte déjà du rouge à lèvres rouge (en moindre quantité), et Frances n’a aucun autre signe distinctif pour le moment (j’attends le jour où elle portera une jambe en bois).

Choix n°5 : Bill Haverchuck

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Freaks and Geeks – 01×06

A priori, je suis plutôt partie pour me déguiser en Bill. Okay, ça tourne à l’obsession, mais j’ai le sweat à rayures, les lunettes de nerd / pervers, les pantalons « feu de plancher » et les baskets colorées. Reste plus qu’à adopter une démarche un peu spéciale, cette gaucherie des adolescents qui ont grandi trop vite et qui ont l’air à l’ouest. Facile.

Oooh. Comme j’ai hâte. J’espère qu’après ça on ira voir Jennifer’s Body au ciné en mangeant du pop corn à la citrouille !

Quel personnage de Freaks and Geeks es-tu ?

16 octobre 2009

L’année où je passais mon bac, l’unique saison de la série télévisée Freaks and Geeks était diffusée sur NBC, avant d’arriver sur Série Club. Bon sang, comment ai-je pu la rater ? N.B : penser à toujours avoir des ami(e)s pour me remettre dans le droit chemin.

BREF.

1 / Tu dois passer un an au lycée William McKinney dans le Michigan. Quel vêtement emportes-tu en priorité ?

a) Une redingote militaire

b) Une veste en jean doublée en mouton

c) Des boots de montagne. Non attends, deux écharpes cousues ensemble. Non attends, un slip.

d) Un bombers fluo volé au supermarché du coin

2/ Tu as 15 ans, et une toison pubienne quasi-inexistante. Quel est ton pire cauchemar ?

a) Que ton crush du moment fasse une mauvaise réaction à un space cookie et vomisse sur le canapé familial

b) Vomir sur le canapé de ton crush parce que tu as abusé de space cookies

c) Une météorite qui viendrait s’écraser sur la cabane de ton jardin où tu as entreposé tous tes vieux legos

d) Rien. Je suis quelqu’un de mentalement fort, les cauchemars perdent toujours au bras de fer avec moi.

3/ Quand on te fait un sale coup, généralement tu …

a) en pleures toute la nuit avant de passer à autre chose

b) fume un gros pétard en jouant une reprise de Led Zeppelin

c) regarde un épisode de Dallas en mangeant du pop-corn

d) pète un truc en attendant de pouvoir coincer ce fils de pute

4/Tu regardes un film porno pour la 1ère fois (fais semblant d’imaginer)… Ta réaction ?

1) J’espère que ma mère ne le saura jamais.

2) Wow ! Est-ce que quelqu’un a apporté des Fingers® ?

3) Est-ce que je vais aller en Enfer après ça ?

4) Baaah ! Dégueu ! Super dégueu ! Qui regarde ça ? Les pervers ?

***

Tu as une majorité de a : Tu es Lindsay Weir

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Ton potentiel de cool attitude n’est exploité qu’a 56 % : tu as un truc pour les maths, un code de l’honneur bien développé et une coupe de cheveux pas trop pourrie, mais tu es souvent angoissée par tes propres limites. Il t’arrive de manquer d’humour, mais tu es la première à t’en rendre compte et à t’efforcer de te décoincer. Tu finiras directrice d’une galerie d’art ou expert-comptable.

Tu as une majorité de b : Tu es Nick Andopolis.

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Tu es gentil et mignon, – deux gros avantages pour ta vie future – , cependant en 1980  la « friend zone » est un peu ta croix. Cesse donc d’avoir les yeux rouges, tout va s’arranger ! A 30 ans, tu ne te feras plus voler la vedette par le beau gosse du lycée, tu auras un peu de brioche et tu seras amoureux d’une fille prénommée Lily.

Tu as une majorité de c : Tu es Bill Haverchuck

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Je n’aurais voulu avoir que toi comme ami pendant mes années pré-pubères. Tu es involontairement drôle, ce qui te donne l’air cool à ta manière. Tu aimes la bière en cachette, les chaussettes qui ne grattent pas, et les doritos rouges. Quand je pense à toutes ces parties des Mystères de Pékin que nous aurions pu jouer ensemble, je suis un peu triste d’être née en 1982. Tu finiras scénariste de soap-opéra ou vendeur de comics.

Tu as une majorité de c : Tu es Kim Kelly

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Tu ne le sais pas encore, mais tu es en train de ressentir les symptômes de la bipolarité. Cette alternance hystérie / douceur Cajoline fait que tes potes ne savent pas sur quel pied danser, mais cela fait partie de ton charme. Gros avantage : ils savent aussi qu’ils peuvent compter sur toi pour les venger en cas de pépin. Attention : tu finiras call-girl de luxe ou sous un train.

Five for Fighting

13 octobre 2009

Ces derniers jours, plusieurs observations ont parcouru mon bulbe rachidien :

1) Il existe une corrélation entre libido exacerbée et orthographe douteuse. Comment expliquer sinon tous ces keywords google « suceuse de que » et autres « corinne touzet a poile » ?

2) Le professeur Layton se la pète un peu : quand Luke demande à un habitant agité ce qui lui arrive, « un gentleman ne pose pas de questions indiscrètes« , mais quand c’est une poulette en robe à fleurs qui chouine, alors « un gentleman doit toujours aider une personne en détresse« .

3) Dans la majorité des séries et films tv, quand un numéro de téléphone est donné par un personnage, ce numéro commence souvent par le préfixe 555, qui ne correspond à aucune zone géographique. Après recherches, il s’avère que ce préfixe imaginaire est utilisé pour éviter que des tordus n’appellent de vraies personnes, et cette explication est donnée par Chuck Lorre, l’auteur des Vanity Cards qui apparaissent à la fin des épisodes de Big Bang Theory (et qui oblige à chaque fois à faire pause pour avoir des anecdotes supplémentaires).

4) J’aimerais un hibou domestique. Et une Dodge. Et ces vœux ont chacun une probabilité de 0,0002% de se voir exaucer, ce qui veut dire que tant que je serai en vie, j’aurai toujours quelque chose à accomplir. Ça s’appelle aussi de l’optimisme.

Lucky Lemmings

9 octobre 2009

Mon partenaire Ninja sera en dédicace demain à Toulouse (à partir de 14h à la Fnac Wilson) pour sa bédé Joséphine – Tome 2.

Interlude Hibou Vénère :

owl

Lecteurs toulousaings, j’aimerais que vous lui ameniez des petites chocolatines et des bouquets de violettes pour lui montrer notre PUISSANCE.

Et ne faites pas le coup de ramener de la saucisse locale, bon sang, c’est la première fois qu’elle vient dédicacer ici et vous ne voulez pas lui faire peur.

Venez tôt parce qu’elle finira à 17h ! (après on doit aller s’entraîner au nunchaku pour être prêtes pour Portland)

Live long and prosper

8 octobre 2009

Quand le générique du film Star Trek a commencé, je n’ai pas pu m’empêcher de me demander ce qu’aurait ressenti Sheldon en voyant ces images.

sheldon

WARNING / SPOILER FICTIF – Ma théorie : il l’aurait trouvé fort moyen mais, contaminé par sa mauvaise foi légendaire, il aurait quand même volé l’affiche dans la vitrine du cinéma (parce que l’ouvreuse aurait refusé de la lui donner)

At home with some hype band who will eventually crash

3 octobre 2009

A Bordeaux, bien avant les nuits trop courtes, les discussions sur la série de bouquins Amandine Malabul, et le Festiblog, je suis retombée sur un de mes vieux carnets datant de 2001, où j’avais noirci plusieurs pages de choses à faire avant 2011. Une liste longue de trente points écrit au feutre noir, qui s’est rallongée ensuite de cinquante autres points à l’hiver 2003, toujours dans le même carnet à spirales.

Ce qui m’amène à la conclusion suivante : plus nous vieillissons, plus nous avons de choses à accomplir. Tous ces trucs de « choses à faire avant 30 ans » ne riment strictement à rien. J’ai réussi à accomplir quarante-sept points de ladite liste, et je n’accomplirai probablement pas le reste. Non par flemme, mais par changements de perspective. Si j’avais respecté à la lettre une éventuelle liste rédigée en 1995, je devrais être à l’heure qu’il est en train de retaper le toit de notre ancienne maison de vacances dans le médoc, un petit vietnamien dans les bras.

Au fond d’un autre carton entreposé au fond du grenier et plus rempli de moutons de poussière que de souvenirs, j’ai retrouvé une trousse de stylos, des polycopiés datés de la fac, des bougies et des notes de cours griffonnées de dessins débiles. Je crois que tant que nous serons en vie, ma clique et moi, et sûrement certains d’entre vous, nous continuerons de dessiner des bites sur des bouts de papier – pour tester un crayon à la maison de la presse, en pleine conversation téléphonique sur une feuille volante, etc. – pas tant par habitude parce que nous continuerons à trouver ça drôle.

Et nous assumerons pleinement ce côté pathétique, parce que ce sera au moins une chose constante dans notre vie.