Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

If I had a world of my own, everything would be nonsense

19 septembre 2009

« Parce que souvent les gens disent qu’ils vont partir, et ils ne le font jamais. Mais le dire ça rend les choses plus tangibles, alors ils le disent à un maximum de personnes, aux collègues, à leurs amis, à tout le monde en fait, parce que de cette façon ça leur donne l’illusion que c’est déjà en train de se faire« .

(Cet extrait est tiré du bouquin qui devrait sortir en décembre.)
(quel beau moment d’autopromotion à la look-at-my-balls-look !)

Et donc, je me suis dit que j’allais partir à Portland, Oregon pendant le mois de novembre.

The Road, par Jesse Millan

Depuis le jour où j’ai appris que les Dandy Warhols, Chuck Palahniuk et Matt Groening venaient de Portland, je me suis dit qu’il fallait que j’aille voir ces grands pins et cette pluie qui bat l’asphalte neuf mois sur douze. Vous savez ce qu’ils ont dit, dans le numéro 478 de Rock&Folk de juin 2007 ? Ils ont dit que si autant de bons groupes venaient de là-bas, i.e. de l’Oregon et de Seattle, c’est qu’il faisait un temps trop pourrave pour que les gosses fassent autre chose que répéter toute la journée.

Et ça, ça a l’air vraiment super.

Ça fait deux ans que je ne voyage qu’aux Etats-Unis, pour le livre et tout, mais là j’avais envie de me poser dans une ville américaine un certain temps, aller voir la maison des Goonies (qui a été tourné à Astoria, à une heure de route de Portland), manger des hamburgers vegan et suivre des cours à la fac. J’aurais pu aller dans l’Iowa pour ça, là où ont étudié Kurt Vonnegut et John Irving, mais j’ai pas les épaules pour Iowa City, où ils me donneraient sûrement une petite tape sur l’épaule avant de me donner un chocolat et de me dire de foutre le camp maintenant. Et notez que je ne suis même sûre pour ce qui est du chocolat.

Si je dois avoir froid et faire du vélo sous des nuages gris clair et gris foncé, alors autant que ce soit dans l’Oregon.