Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

En El escàndalo de Larry Flynt

27 août 2009

Je ne suis pas une experte en littérature, mais je crois que j’arrive de plus en plus à reconnaître l’écriture sous speed ou autres substances qui affectent le rythme cardiaque.  Les transmissions synaptiques semblent infectées par le surplus d’informations, les pages sont littéralement noircies par le manque de paragraphes et de sauts à la ligne et le style est nerveux, rapide, pas loin d’être atteint par un trouble névrotique.

Par exemple :

- A peu près tout Lester Bangs

- Elizabeth Wurtzel avec son livre Bitch

- Possiblement Douglas Coupland avec Génération X

Note à tous les branleurs qui croient qu’il suffit de sniffer de la coke à un concert pour ensuite en tirer un bon reportage gonzo (le terme « gonzo » est le nouveau « geek », on commence à le voir utiliser à toutes les sauces) : Hunter S. Thompson était sobre comme un nourrisson de 6 mois lorsqu’il a écrit Las Vegas Parano. Par contre Steve O s’est vraiment tatoué sa propre effigie dans le dos, alors si vous voulez faire un truc vraiment foufou ce week-end, peut-être que vous devriez explorer de ce côté-là.

Western Macaron

22 août 2009

Si j’étais la copine de Quentin Tarantino, je prendrais assez mal le fait que mon copain nerd cinéphile fasse une référence à un film de son ex Sofia Coppola dans son dernier long-métrage :

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Kirsten Dunst et ses copines de la cour qui jouent au jeu des post-its en picolant un peu trop dans Marie-Antoinette (2006)


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Diane Kruger et tous ses faux copains qui jouent au jeu des post-its en picolant beaucoup trop dans Inglourious Basterds (2009)

ALIENS ! ALIENS !

17 août 2009

Ce soir, ma pulsion cinématographique est : revoir Independence Day.

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Bienvenue sur Terre, Motherfucker

Bientôt, un top 5 des bonnes raisons pour regarder Independence Day.

Et JE SAIS CE QUE VOUS VOUS DITES, mais j’ai toujours pas trouvé mon bandeau de tennis.

This is how the apocalypse begins

15 août 2009

Warning : ce post traite encore une fois de Secret Story, donc il est possible que vous trouviez ça chiant (au pire) ou redondant (au mieux), excepté que cette fois-ci je ne le traite pas sur le mode gaudriole, et je ne rentre dans aucun détail type « Romain a touché le téton de Cindy près de la piscine », donc même si vous ne regardez pas l’émission, vous pouvez le lire en mangeant vos tartines.

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Jim Carrey dans The Truman Show

Secret Story 3 ressemble de plus en plus à un mauvais film d’anticipation 80’s sur fond de dance estivale. En l’espace de 10 ans, on s’est baigné dans la vacuité intellectuelle, on a touché le fond du lamentable et il faut le dire, on s’est bien marré. De Brandon qui allait chercher Diana sur l’île voisine en menaçant les caméramans avec un bâton à Greg Le Millionnaire qui avouait à Marjorie qu’il « était dur de partout », la télé-réalité a été une aubaine pour le zapping et Jean-Marc Morandini.

Aujourd’hui, la télé-réalité est devenue une putain d’expérience de Milgram géante.

(définition : l’expérience de Milgram est une expérience psychologique datant du début des années 60 et « permettant d’estimer à quel point un individu peut se plier aux ordres d’une autorité qu’il accepte, même quand cela entre en contradiction avec son système de valeurs morales et éthiques » – source : internet)

Cette semaine en particulier, les habitants de la maison des secrets ont du participer à tout un tas de missions psychologiquement pénibles. Par exemple :

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- Maija a du faire croire qu’elle était un transsexuel, puis écouter les réflexions des colocataires à son sujet (« c’est vrai qu’elle n’a pas de seins » « ça se voit au niveau du front »), avant de se rendre compte que celui avec qui elle s’entendait le mieux dans la maison, enfermé dans une pièce secrète, allait mal le vivre.

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- Emilie a du écouter à travers un écran la fille avec qui elle s’entend le mieux dans la maison déclarer « qu’elle avait toujours ri intérieurement en écoutant Emilie parler ».

- Vanessa a du faire croire que c’était plus fort qu’elle, elle était toujours attirée par les mecs de sa meilleure amie Emilie.

- Kevin a du faire croire à Vanessa qu’il était  amoureux d’elle.

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Tout ça sur fond de chirurgie esthétique et de lunettes de soleil XXL.

Et malgré les pleurs, les disputes, le sentiment de « trahison »  qui revient tous les deux matins,  les remarques récurrentes sur le « manque de sincérité des personnes ici » et les activités débiles arrosées d’alcool, aucun d’entre eux ne quitte le jeu. Quelques-uns se sont bien rebellés cinq minutes avant de laisser tomber, mais personne ne s’est réellement révolté contre les méthodes de la production, et personne n’a jamais refusé de mener à bien une mission humiliante. Même lorsqu’il s’agissait pour le couple du jeu de simuler pendant une semaine une rupture amoureuse, les poussant à se disputer toutes les heures.

Comment est-ce qu’on en arrive à faire faire aux gens des choses à la limite du nerveusement tenable sans qu’ils ne remettent jamais en question celui qui ordonne ?

Beaucoup avouent ne pas être réellement là pour la cagnotte (ils sont sûrs d’être payé 10 000 euros quoiqu’il arrive, grâce au fameux arrêt de la Cour de Cassation qui leur a reconnu le statut de travailleur), ni pour être le grand gagnant de la saison. Ils prennent le mot « jeu » au pied de la lettre, et considèrent leurs missions comme étant « pour rigoler ». Ça va tellement loin que certains candidats font du zèle et se lancent dans des missions visant à faire souffrir et/ou tourner en ridicule un autre candidat sans qu’on ne lui ait rien demandé.

Et Angie répète à foison que « c’est une vraie chance d’être ici » et que « des gens rêveraient d’être à leur place ».

Pourtant hors contexte je ne suis pas sûre que ce soit des gens particulièrement sadiques ou maso. Alors qui est l’autorité de cette expérience de Milgram télévisée ?

tapez 1 pour La Voix

tapez 2 pour La Prod’

tapez 3 pour La Célébrité Instantanée

I Like Birds

14 août 2009

Vendredi c’est Secret Story.

Ce que j’aime dans cette émission c’est la versatilité des relations humaines vue à travers le spectre de la télévision (ça, et aussi le fait que ça donne des sujets de conversations d’apéro pour TOUT l’été). Petit schéma démonstratif (je vous ai mis que les candidats qui restent, parce que si j’avais du mettre Saucisse et tous les autres on s’en sortait pas) :

schema

sch-corres

Je ne sais pas pourquoi personne ne sait prononcer le prénom de Jonathan dans cette maison.

Ce n’est pas Jonathâne (Cindy ! Je te parle !), ni Djonatanne, BON SANG, à chaque vidéo dans le confess’ on se croirait au début quand FX ne se souvenait jamais comment s’appelait Daniela ( » je me sens pas très proche de Danieja » « je voudrais nominer Djabella » etc.)

Bref, la semaine prochaine je prédis un rapprochement Bruno / Maija (possiblement sexuel).

Mixtapeland

9 août 2009

Je regardais Adventureland, un film plutôt pas mal, présenté au festival Sundance et que je soupçonne d’être autobiographique, (dans le genre autobiographique « à la Presque Célèbre »)…

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… et dedans, il y a cette scène où Kirstin Stewart – qui joue d’ailleurs très bien – insère une cassette dans l’autoradio de sa voiture (ce sont les années 80, le scénariste ayant justement été élevé aux films de John Hugues), et c’est à ce moment-là que je me suis dit qu’on avait vraiment fait une belle connerie en se séparant des cassettes audio.

La seule chose pénible avec les cassettes audio était qu’on ne pouvait pas choisir d’écouter UNE chanson en particulier. Il fallait faire défiler la cassette jusqu’à tomber dessus, ou bien l’enregistrer en boucle – puisque la fonction repeat n’existait même pas. Et quand on avait enregistré ladite chanson à la radio, on entendait toujours un bout de la voix de Roblès qui disait une débilité. Aussi, quand la bande magnétique  se prenait quelque part, c’était à 56 % foutu : la cassette était foutue, notre playlist était foutue, et il ne restait plus d’autre espoir que celui d’entendre d’autres morceaux qui nous donneraient envie de refaire une cassette.

Ce qui arrivait la plupart du temps.

Mais on ne retrouvera plus jamais ce petit son si particulier au déclic de l’enregistrement. Les cds ont tué ça. Je comprends comment en est arrivé là, mais c’est comme sortir avec quelqu’un au physique parfait : en théorie c’est INTÉRESSANT mais en pratique, ce ne serait pas si intéressant que ça. Je veux dire, qui a envie d’écouter Indra autrement qu’avec le son un peu pourri de la cassette ?

Mais surtout, les mixtapes ont permis une chose : individualiser les chansons. Pour la première fois on pouvait prendre Lump de The Presidents of the USA et le mettre à côté de Basket Case de Green Day et du coup ça n’avait PLUS RIEN A VOIR. C’est comme pour les pâtes : elles sont toutes faites avec la même recette, et pourtant leur forme importe.  C’est pareil avec les chansons : l’enchaînement des titres change la perception. Et le cd n’a jamais réussi à reproduire exactement l’importance de l’enchaînement comme a pu le faire la cassette.

Je me demande si l’achat récent de mes chaussons Isotoner® ne conditionne pas ma rage envers la disparition de la K7 audio.

The rising of the living dead until the dawn

4 août 2009

Et donc quand j’eus fini de regarder la mini-série Dead Set (parce que 1/ tout le monde m’en parlait 2/ je ne vois pas comment la combinaison télé-réalité + zombies peut ne pas plaire), quelque chose a commencé à me turlupiner : il existe tout un tas de règles propres aux films de zombies – comme par exemple « venez on est plus que 4 mais on a trouvé une maison abandonnée allons s’y réfugier pour tenter de survivre ! » ou « okay cet enfoiré t’a mangé un petit bout de mollet mais c’est rien du tout, on va te sauver, je te le jure ! » sans compter le célèbre :  »il m’a mordu Johnny, tranche moi la carotide avant que je ne devienne l’un d’eux » – et Dead Set obéit à toutes ces lois zombiesques mais il y a un élément sur lequel les scénaristes ne semblent jamais être d’accord :

Un zombie peut-il courir ?

deadset

Simon Pegg, scénariste et acteur de Shaun of The Dead, a écrit l’année dernière une critique de Dead Set pour le périodique britannique The Guardian où il explique pourquoi un zombie n’est pas un bipède comme les autres : il se base sur les classiques de George A. Romero, et sur le fait qu’être zombie est un handicap et non un super-pouvoir. Et par conséquent il est impossible qu’un zombie puisse courir.

A vrai dire je suis assez d’accord avec lui. Les zombies ne devraient pas courir. Les zombies sont là pour nous faire rire, ils sont les seuls personnages – avec peut-être les vampires – à avoir cette faculté, et s’ils commencent à se mettre à courir, alors de suite ce n’est plus marrant, ça fout juste les boules. Les zombies sont pathétiques : ils sont bêtes,  ils sont maladroits, ils poussent des râles stupides et tout ce qui les intéresse c’est manger. C’est pour ça que les zombies sont cools, parce qu’ils sont l’essence même de l’humour noir.

Mais on note plusieurs films qui voient dans le zombie une espèce dangereuse et flippante.

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Dans le film post-apocalyptique 28 jours plus tard (2000), si au début on peut penser que les zombies sont relativement calmes et qu’on va pouvoir leur tirer dessus comme dans Duck Hunt, en réalité on découvre que ces saletés courent, et pas qu’un peu. Évidemment dans la suite, 28 semaines plus tard, ils courent toujours ( la bouche béante).

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Dans le film espagnol REC (2007), les zombies se payent des sprints, sautent, crient et veulent mâchouiller de la chair humaine. Zombies ultra violents ++.

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Dans Black Sheep, film néo-zélandais de 2006, les moutons zombies sont agressifs et galopent vers leurs proies humaines (bizarrement ils ne se mangent pas entre eux)

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Dans le clip Thriller de Michael Jackson, les zombies dansent, mais c’est le maximum qu’ils font niveau sport. Le reste du temps, ils marchent comme de vrais bons zombies.

En fait, les zombies athlètes semble être une mutation du cinéma apparue dans les années 2000. Avant ça, le tout premier film du genre, White Zombie (1932), nous montrait des zombies ne sachant pas courir (et complètement lobotomisés). Mais pire que ça : dans Dawn of The Dead de George A. Romero (connu aussi sous le titre « Zombie »), les zombies ne courent PAS, mais dans le remake du film sorti en 2004, les zombies COURENT.

Et c’est franchement moche.

En tant que pro-zombie mou, j’ajouterai que le comic s’appelle The Walking Dead, et non pas The Running Dead.

walking-dead

Et que lors des Zombie Walks qui ont lieu un peu partout dans le monde chaque année (même à Paris), la marche ne consiste pas à courir, mais au contraire à marcher en faisant des gestes saccadés comme les zombies de Resident Evil.

De la même façon, si vous deviez mimer un zombie dans un jeu, est-ce que vous vous mettriez à courir comme un taré en poussant des beuglements absurdes ? Non. Vous lèveriez les deux bras, parallèles et à l’horizontale, et vous pousseriez un « grr arrgh » comme le logo de la maison de production Mutant Enemy Inc. dans les génériques de fin de Buffy :

Alors arrêtez de faire courir nos zombies. Déjà que dans Twilight le héros peut aller au soleil sans exploser en poussière, bientôt quoi ? Les gremlins pourront bouffer après minuit ?

J’en ai marre de ces gens qui ne respectent rien.

Parce que c’est la nouvelle génération

2 août 2009

En revoyant la photo d’Olive de Little Miss Sunshine il y a 2/3 posts de ça, je me suis rappelée que petite j’avais la même dégaine : des grosses lunettes rondes de myope, des bermudas découpés dans un jean, et des chouchous colorés. L’un des éléments qui diffèrent, cependant, c’est le bandeau en éponge sur la tête. J’aurais adoré ça.

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Pourquoi une gamine de 8 ans voudrait porter une bandeau en éponge sur la tête, vous vous dites ?  Je n’en ai aucune idée, mais la question ne serait-elle pas plutôt : a-t-on besoin d’une bonne raison pour porter un bandeau ? Les bandeaux sont fichtrement cools !

(A noter que je parle des bandeaux de TENNIS, pas des bandeaux qu’on met quand on est EN ROGNE.

Exemple n°1 :

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Quand on joue à la balle au prisonnier comme dans Dodgeball

Exemple n°2 :

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Quand on s’appelle John Rambo

)

Et donc, la preuve que les bandeaux sont intrinsèquement et fichtrement cools :

Parce que Garth dans Wayne’s World en porte un :

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Parce que Paulie Bleeker dans Juno en porte un :

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Will Ferrell en porte un, dans Semi-Pro (mais je ne sais pas si ça compte vraiment, il fait réellement du sport dans le film) :

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Mais vous savez qui porte aussi un bandeau à la André Agassi depuis qu’il est môme ? Richie dans La Famille Tenenbaum :

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C’est pourquoi je milite pour la démocratisation du bandeau. Et en signe de militantisme, cette semaine je porterai un bandeau sur ma webcam.