Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Fortune cookies, margarita et chaussures à paillettes

22 avril 2009

Et donc dimanche soir, on est arrivé au concert de Britney. Entre deux sosies de Perez Hilton et d’Amanda Byrnes, on se faufile jusqu’à l’entrée du stade. Des filles arrivent en limousine, d’autres sont habillées en Britney lors des VMA 2001 (le reptile albinos en moins), un groupe de filles de 14 ans portent toutes le même tee-shirt confectionné avec un stylo à paillettes – « It’s Britney Bitch » peut-on lire sur leurs nichons à peine formés.

Après la horde de vigiles et le popcorn dans le sachet « Britney Spears Circus Tour », le sponsor Virgin Mobile envahit les écrans géants au milieu de la salle et propose aux gens d’envoyer un texto pour faire passer un message. Une quinzaine de demandes en mariage et un millier de « I love U Brit <33333″ plus tard, la salle baisse les lumières à 8.00 p.m tapantes, et c’est là que les hurlements déchirent mes tympans.

En première partie, les Pussycat Dolls chantent live, et bougent leur bootie sur leurs tubes, et c’est près de 6000 cordes vocales qui entonnent en coeur « when i grow up i wanna have boobies ». Elles annoncent mille fois la venue de Britney, et à chaque fois ça ne loupe pas, les décibels grimpent un peu plus. Puis vient une pause de 30 minutes durant lesquelles tout le monde se précipite sur les stands de bières et aux toilettes. Des filles plutôt punk rock discutent avec d’autres filles devant la porte des wc, « i’m so excited, i’m super excited », qu’elles répètent avant d’aller faire pipi.

Puis au bout de toute cette attente interminable, l’introduction par Perez Hilton himself est projetée sur le centre de la scène. Une foule d’artistes du cirque viennent faire des pirouettes, et soudain, devinez qui apparaît, descendant du ciel tel un ange aux extensions peroxydées fan de macdo ?

IT’S BRITNEY BITCH ! (le bitch étant répété en canon 4 ou 5 fois)
Je n’ai jamais entendu une telle poussée hystérique collective. Ce n’est pas quelques cris poussés dans l’assemblée. C’est une foule entière qui scande son nom en sautillant sur place. Mes voisins de derrière et d’à côté ont des jumelles pour ne rien rater du spectacle. Le Honda Center est une mini-jupe géante. Un gay en quasi-larme est déjà debout quelques rangs devant moi. Ça dépasse clairement tout ce que j’avais pu imaginer.

Britney fait son show, dit à son public qu’elle l’aime et que c’est super cool qu’ils soient là, puis une fois son set terminé, elle grimpe dans son bus pour rentrer chez elle à Malibu.

Le vendredi, ma copine Hélène qui vit à Atlanta me dit que le samedi, aux Etats-Unis, c’est le Record Store Day, un jour spécial dans les boutiques indé de musique où les prix sont cassés et où on peut assister à des concerts gratuits. On finit par élire domicile à Amoeba Records, qui est deux fois plus grand que celui de San Francisco, et où on y trouve même :

Au fond du magasin un dj passe de la daube house tandis qu’un mec floque des tee-shirts du logo Amoeba. A l’étage le rayon séries télé est assez dément. On y trouve même les saisons de Flavor of Love ! L’intégrale de Beverly Hills ! Toutes les saisons du Cosby Show !

Et ça ne va pas sonner très original, mais Los Angeles est fidèle à sa réputation de ville-studio : ils ne se passent pas un jour sans qu’on ne voie des caméras tourner un film, un court-métrage ou je ne sais quoi dans les rues.

On a notamment vu un homme des cavernes à un distributeur (probablement pour les Visiteurs 4), une vieille traînant une valise sur le bord de mer à Venice et une maison occupée par une équipe technique dans une rue adjacente. Et tandis qu’on bat des records de chaleur ici, on boit des cocktails au Bar du Château Marmont :

Parce que c’est pas tous les jours qu’on arpente Sunset Boulevard après avoir vu des lémuriens qui se balancent sur les branches des arbres du zoo.