Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

You’ve got the boyfriend you deserve

28 novembre 2008

Dans le cadre de mon nouveau job, je prends des photos de filles dans la rue pour faire un streetstyle à la Do’s et Don’ts de Vice ou à la OUI / NON de feu 20 ans, rien d’original donc, je pensais que mes ancêtres langues de pute post-absolutistes en matière de mode avaient pavé le chemin avant moi, c’était sans compter la fille de 18 ans, remarquablement bien habillée, l’air sûre d’elle, souriante, mais pour qui visiblement le féminisme doit être une idée poussiéreuse, un concept de vieille aigrie dont le vagin est peuplé de chauve-souris depuis le temps.

Jeudi matin, 11h. Je croise cette fille, lui explique le projet (« une photo en pied, et une analyse pas sérieuse, on peut flouter ton visage ou te mettre une bande noire sur les yeux si tu ne préfères pas qu’on te reconnaisse« ), sa copine rigole, la fille aimerait bien, mais elle hésite. Elle hésite parce que son copain « ça va l’énerver » et « il va trop gueuler ».

Ah. Visiblement elle a entendu « je voudrais faire une photo où on voit ta chatte, et des commentaires tendancieux, et dans le mag on mettra ton nom et ton adresse ainsi que ton 06  » (dans son imaginaire tordu je dis aussi « ton ZERO SIX »). Donc je lui ré-explique, mon cerveau n’arrive pas immédiatement à se connecter au sien, je ne vois pas où est LE PROBLEME (mis à part celui de dire 06 pour numéro de téléphone). Elle se retourne vers sa copine, lui demande ce qu’elle en pense « ça va l’énerver tu crois ? il va m’en vouloir non ?« , et heureusement que j’ai mon bonnet pour cacher ma veine violette qui bat lourdement contre ma tempe. Je lui dis « écoute j’insiste pas, le but c’est pas que tu ais des problèmes ou que tu flippes, t’es bien habillée c’est tout, keep the good vibe, girl » (c’est un peu chiant parce que j’arrive plus à parler comme quelqu’un de cool depuis le CM2).

Et en même temps je pense à quand Camille Paglia dit que le féminisme perçoit trop souvent la femme fatale comme un carcan misogyne, à quand Peggoche explique comment les féministes se crispent sur la dignité des femmes pour leur imposer un modèle défini, pour leur dire comment elles doivent ou ne doivent pas se comporter, je me dis qu’on va droit dans le mur, et que le pire, c’est que peut-être bien que la fille de 18 ans se considère comme féministe. Peut-être qu’elle dit à ses copines « moi, je me respecte ».

Les femmes sont légitimes pour condamner le comportement des autres femmes, mais que diraient-elles si les garçons faisaient exactement la même chose ? Est-ce qu’elles hurleraient au scandale sous prétexte que ce sont des hommes ? Dans les deux cas, il y a un problème : au nom de quoi peut-on dire à une fille comment elle doit se comporter ? A partir du moment où on accepte de se laisser dicter notre conduite, que ce soit par un mec au nom de sa propriété personnelle ou par des femmes agissant au nom du bien de tous, on en arrive à des extrêmes stupides. Bientôt certaines refuseront de mettre des tampax sous prétexte que leur vagin n’appartient qu’à un seul aussi, nan ?

Et parce que ce post ne peut pas être entièrement sérieux :

I met one toxic guy the other day

27 novembre 2008

Katy Perry en combinaison léopard avec ceinture turquoise vernis et micro rose à la télé et tout le monde trouve ça normal. Même moi je trouve ça cool.

Le magazine Pop avec une Drew Barrymore limite 90’s et un lapin complètement myxomatosé ! Je veux !

Rolling Stones avec Britney en baggy ! Et des faux cheveux qui n’ont même pas l’air synthétique ! Oh par contre j’ai écouté l’album Circus et j’ai bien peur que ce soit une catastrophe (à part Womanizer qui réussit à lobotomiser le cerveau en moins de 12 secondes, du jamais vu depuis la pub « vu ? j’avais pas vu » que tous les post-baby boomers n’ont toujours pas digéré aujourd’hui).

Ceci étant dit, j’ai reçu ce matin le livre de Lynne Spears (la mère de Britney Spears, donc), et je vais le LIRE pour vérifier qu’elle y raconte bien que Britney un jour s’est pointée dans le jet privé avec un sac de coke et un autre d’herbe – et pas à chat -. Non parce que ça c’est comme quand tout le monde dit que la Bible condamne l’homosexualité et qu’après personne ne peut montrer le passage exact où il serait clairement dit « les gays c’est mal ». Ca m’énerve, Internet n’est pas fiable à 100%.

Et sinon, je me suis inscrite sur LivingSocial Books, je ne sais pas ce que ça vaut mais j’ai tellement peur de passer à côté du livre de ma vie que je préfère prendre le risque.

Bon, ils sont en train de passer le clip des Gypsy Kings maintenant, ça veut dire qu’il est temps d’aller se coucher.

Okay

24 novembre 2008

Look, I’m sorry if I came off a little nutso, I’m not really.

Vous avez remarqué comme les neuneus sont toujours attirés par des plus neuneus qu’eux ? C’est comme s’il y avait une hiérarchie de gens neuneus et que les moins neuneus voulaient se rapprocher des neuneus +++ pour apprendre à leurs côtés en cas de combats entre neuneus.

Ce qui j’espère, sera un jour un nouveau concept de télé-réalité.

Buffy surely knows how to flip a bird

19 novembre 2008

Je viens d’apprendre en lisant une tonne de sites qu’en vieillissant les PMS (pour les garçons : pre menstrual syndrome) sont de plus en plus forts. Nom d’une Miss France nymphomane, est-ce qu’ils ne peuvent pas nous apprendre ce genre de choses à l’école ? Ca nous éviterait d’avoir à paniquer dans certains cas.

Femmes de France et de Navarre, si vous voulez passer un PMS, disons, moins pire que ce qu’il pourrait être, voici ce que vous devez faire : vous devez étendre votre corps au maximum sous une couette au fond d’un fauteuil, vous faire un cocon aussi moelleux que possible, rajoutez des coussins s’il le faut ou asseyez vous sur votre chat, ce parasite peut bien vous rendre ce service, posez sur une table à proximité la boisson de votre choix (thé, coca light, binouze) et du chocolat au praliné, et regardez

Buffy Contre les Vampires

Chloé Delaume n’y est pas pour rien dans mes soirées de rediffusion intensive. L’avantage de la série créée en 1997 par Josh Whedon, c’est que c’est l’une des seules dont je n’arrive pas à me lasser, et que je regarde intégralement tous les deux ans (la dernière fois c’était pendant l’hiver de Montréal de 2006 avec ma copine Viva). Dans le genre ésotérique, rien à voir avec Charmed, qui se prenait trop au sérieux (Shannen Doherty, je crie ton nom) et dont le scénario ressemblait à un Harlequin écrit sous acide.

Buffy est l’une des séries qui s’améliore avec les années (mention spéciale à la saison 4), même si, hum, la saison 7 aurait tout aussi bien fait de ne pas être tournée. Bourrée de cynisme, de gentils losers – même l’héroine principale incarnée par Sarah Michelle Gellar est le personnage anti-cool par excellence – et de styles vestimentaires douteux et coincés dans les années 90, mater un épisode c’est un peu l’assurance (surtout sous PMS) d’avoir 1/ le sentiment de la bonne soirée accomplie 2/ envie d’en regarder un autre.

Je crois que je suis devenue accro lors de l’épisode 3 de la saison 1, The Witch, où Buff’ est pompom girl :

Deux de mes épisodes préférés : quand Buffy et Faith (interprétée par Eliza Dushku) échangent leur corps (Saison 4 – Episode 16)

Ettttt Hush, où Sunnydale se retrouve plongée dans le silence absolu, avec la scène la plus effrayante de toute l’histoire de la télévision :

Rien que d’en parler j’en ai des palpites.

Après niveau mecs, Buffy elle était un peu nunulle. Angel, passe encore, sauf quand…

… il redevient démon après avoir pris la petite fleur de Buffy et qu’il tue la petite amie de Giles. En plus d’avoir un nom d’employé de chez Michou c’était quand même un sacré enculay cet Angel. Aucune idée de pourquoi la maison de prod’ Mutant Enemy (souvenez-vous du slogan « Grr. Arrgghh » à la fin de chaque générique) a voulu en faire un spin off.

Mais le PIRE du PIRE, c’était vraiment Riley. Sans rire, est-ce que quelqu’un aimait bien Riley ? C’est le pire choix de personnage fictif jamais effectué. Quand il s’est enfin tiré de la série j’ai ouvert le champagne.

Par contre quand Tara, l’amoureuse de Willow, meurt dans la saison 6, j’ai pleuré ma race. J’aimais bien Tara et son air perdu. Parmi les personnages secondaires vraiment supairs y’avait aussi Anya, connue pour sa phobie des lapins :

(là elle était déguisée pour Halloween)

Ce qui était bien aussi dans Buffy, c’est que les actrices n’étaient pas anorexiques comme dans Ally McBeal ou plus récemment Dexter. Des filles comme nous, mais avec un pieux dans leur sac. Et comme l’a dit le réalisateur, « pour une fois la blondinette qui va dans l’allée sombre ne se fait pas tuer ».

Du coup je sens qu’il faut que je passe au niveau supérieur. Que je regarde le film Buffy sorti en 1992 et écrit par Joss Whedon (même s’il a eu la rage en voyant ce que les producteurs en avaient fait au final) et surtout, que je lise « Buffy The Vampire Slayer – Season 8″, où la suite en comics également écrite par le créateur :

18 numéros sont déjà sortis apparemment. Ca fait un an de lecture aux toilettes.

Superstition, je te défie salope !

15 novembre 2008

On a pas signé le bail, alors je prends un gros risque en l’annonçant, mais je suis joie, mon coeur sautille dans ma cage thoracique, j’ai envie de faire pipi : on va avoir un nouveau chez nous dans 2 mois.

AVEC DU PARQUET.

Et rien à voir mais j’ai vraiment ri très fort en lisant les Tests Bourrés sur le site de jeux vidéos Gaming since 198x.

T’écoutes encore de la musique de junkie

14 novembre 2008

A force d’entendre parler de Crystal Castles, d’apprendre que leur nom vient d’un jeu Atari de 1983, de les voir partout dans la presse et de lire sur des blogs « ce matin j’attendais à l’arrêt du bus en écoutant Crystal Castles quand … (un chien m’a fait caca sur la converse » ou une mamie m’a dragué » – insérez la suite que vous préférez), Crystal par-ci, Castles par-là, je me suis dit que ça pouvait pas être qu’un truc hype sponsorisé par Pharell (pas Williams, celui des Fluo Kids) et j’ai écouté l’album. En entier. Toutes les pistes, et même certaines deux fois pour être sûre.

J’pense que ça pourrait être le genre de musique que je pourrais décemment apprécier après 2 pétards dans mon lit à manger de la glace vanille et à regarder les détails des arrières-plans des posters de ma chambre, et qu’en dehors de tous ces critères réunis, mes oreilles saigneraient.

Ce n’est pas très bon signe.

Vilaine ira dormir à Hollywood

13 novembre 2008

Ce qui se passe, quand le nombre de bonnes séries diminue comme celui des battements d’ailes sur un papier tue-mouches, c’est que pour satisfaire sa dose d’écrans hebdomadaire, on se réfugie au cinéma. Cette semaine, entre deux bouchées de pop corn :

Vilaine, de J.P Benes et A. Mauduit, avec Marilou Berry. Un petit film sympatoche, avec pour parti pris « l’anti-Amélie Poulain ». Il y a de très bonnes scènes, d’autres un peu téléphonées, mais globalement j’ai vachement aimé la prestation de Marilou Berry. Sûrement que je m’identifiais à son mono-sourcil, allez savoir. Barbu a surtout aimé PEF, mais s’il pouvait il me quitterait pour PEF, donc je ne considère pas cet argument comme objectif. Bref, c’est un bon film de dimanche après-midi pour rire bêtement.

 

 

 

 

 

 

J’irai dormir à Hollywood, d’Antoine de Maximy. Si vous regardiez France 5 et l’émission « j’irai dormir chez vous », vous savez à quoi vous attendre : Antoine de Maximy se tape l’incruste à l’étranger, chez l’habitant si possible, discute, se met la race avec eux, dort dans leur canapé. Parti de New-York, il traverse pendant trois mois le continent nord-américain d’est en ouest avec pour objectif de dormir chez une star à Hollywood. On l’a vu en avant-première, du coup c’était amusant de le voir dans sa chemise rouge nous raconter certaines scènes coupées au montage, même si le plaisir a été un peu gâché par le distributeur du film qui est venu nous servir sa soupe marketeuse au caca à base de « c’est un film indépendant, on a pris des risques en le faisant etc.« . Ouais c’est ça. Quand on connait le succès que ça a eu à la télé, y’a peu de chance pour que ça fasse un bide. Et tant mieux à la rigueur, parce que ça vaut effectivement le coup, on y voit une image de l’Amérique qu’on a pas l’habitude de voir et on ne s’ennuie pas. Après, j’ai déjà vu certains épisodes sur France 5 qui était tout aussi bon si ce n’est meilleur.

 

Sur ce je vais aller manger des langues de chat avant mon cours de Bollywood, il faut que je prenne des forces pour éviter l’hypoglycémie.

Let’s Get Fuck Up and Die

12 novembre 2008

Est-ce que tous les PPD (Personnes Premier Degré) de France et de Navarre pourraient arrêter de se rallier à la cause perdue « détestons Michael Vendetta » ? Comme si ce gros suceur de putois existait réellement ?

Parlons plutôt de ce bébé pingouin :

Ce bébé pingouin était un peu dépressif, alors les gardiens lui ont acheté une peluche pingouin pour qu’il se sente moins seul. Regardez moi ce regard de pingouin empli de bonheur.

Et maintenant, le livre du jour férié :

La reine du Technicolor, de Jean-Pierre Enard

J.P Enard est mort en 1987 mais la petite maison d’édition bordelaise Finitude a republié son roman noir (déjà paru en 1980) qui raconte l’histoire d’un détective privé enquêtant sur la mort d’une star de cinéma, Lola Cortez. Entre secrétaire véreux, voyous s’échappant dans des voitures noires et voyante sexy, le narrateur (le fils du héros, alors âgé de 8 ans) retrace les évènements entourant le meurtre mystérieux de l’actrice derrière les voluptes de fumée des gitanes de son père.

Ca se lit rapidement (171 pages) et l’atmosphère donne envie de se resservir du café. La bonne phrase du livre : « les feuilles jaunissaient comme dans les dictées« .

Je ne sais pas encore combien de temps je vais vous parler de bouquins, mais je sais qu’il me reste tout ça à lire :

Non mais regardez qui vient se taper l’incruste sur la photo encore ?! Tsss.