violence, blood and feminists zombies
Je suis sur le sol de mon salon, vêtue d’un débardeur blanc qui a appartenu à ma tante il y a 10 ans, d’un jean acheté à Montréal qui commence à s’élimer et de chaussures pin up vertes, je suis d’accord pour dire que l’ensemble est un peu ridicule, le vernis rouge écaillé sur mes ongles n’arrangeant rien, on dirait une californienne de 32 ans vivant dans un trailer et qui aurait pour film préféré Erin Brokovitch.
Ce qui convient assez bien avec le fait d’écouter le dernier album de Courtney Love (2004 , anus horribilis musicale).
Dans Dead Like Me, j’ai vérifié : George ne mange jamais. Ils sont tout le temps fourré dans un Waffle House, et tous ses potes bouffent comme 4, des pancakes et des gauffres et des oeufs brouillés avec du bacon, mais elle, elle ne mange jamais. Elle commande et après elle se casse. Elle prend un muffin dans un sachet et SOUDAIN quelque chose la dégoute (Mason a fait tomber une crotte de nez dans son café) et elle repose le muffin, etc.
Et quand vous voyez l’actrice, c’est à se demander si c’est pas une propagande pro-anorexie.
Cette semaine, j’ai lu deux livres qui ne m’ont pas plu :
Une fille dans la ville de Flore Vasseur, ex étudiante HEC qui décide à 24 piges de partir à New York pour profiter de la bulle internet. Comme vous êtes curieux, vous vous demandez quel prix elle a remporté avec son livre nul : sur le bandeau rouge est écrit » Prix Découverte le Figaro Magazine / Fouquet’s ». Maintenant nous savons pourquoi notre plus mauvaise littérature se vend le mieux en France. Flore Vasseur écrit à la manière de Douglas Coupland dans Génération X, définitions décalées et cyniques en marge, mais c’est raté, et frustrant. Son bouquin autobiographique avait de quoi être bon, y’avait de la matière et de quoi développer la psychologie des personnages, l’atmosphère des lieux, et au final c’est écrit par-dessus la jambe en autant de temps qu’il faut pour le lire. Parfois, j’avais même l’impression de lire un truc écrit par mes fesses.
De John Fante j’ai lu Mon Chien Stupide et Demande à la poussière, il y a longtemps. La Route de Los Angeles est son tout premier roman, écrit en 1933, découvert par sa femme et publié après sa mort. Bien écrit, bien mené, on ne s’ennuie pas mais le héros, Arturo Bandini, est insupportable. Prétentieux, arrogant, il passe son temps entre Nietzsche, l’attaque de crustacés et la branlette dans la placard. Ce n’est pas que j’ai du mal avec les personnages qui ne sont pas attachants, mais j’ai eu du mal à trouver sa psychologie captivante. J’avais plutôt envie de lui mettre des claques à chaque page, ça oui.
Le fils de l’auteur, Dan Fante, a passé la moitié de sa vie à picoler pour oublier le fait qu’il n’ait pas le talent de son père. C’est ironique, je trouve que l’oeuvre de Dan Fante est géniale.
Roukmoute, le chat des voisins, fait que faire des aller-retours balcon-de-ses-maitres / notre salon. A chaque fois il tente d’aller un peu plus loin, et l’autre jour en me réveillant il était devant mon lit. Je crois qu’il va bientôt emménager ici. Ne le dites pas à Barbu, il est allergique.
