31 juillet 2008
Comme le souligne le très bon article de Brain Magazine sur la génération X qui a grandi dans les années 90, nous étions mous et sympas. Ce n’est probablement pas la décennie où les soixante-huitards et les punks auraient voulu expérimenter leur adolescence, mais c’est la mienne et je n’aimerais pas en changer thank you very much you old fart.
(je sais pas, j’avais envie de le placer. mais ça sonnait beaucoup mieux dans ma tête)
Et donc en ce moment entre deux sandwichs maison on se fait une retrospective films 90’s (il nous reste encore l’écran de l’ordi 40 pouces, Dieu soit loué).
On a vu :

Muriel. L’histoire d’une ado un peu pathétique, un peu mythomane, un peu en surpoids qui quitte ses parents et sa petite ville moisie d’Australie pour vivre la grande aventure dans un vidéo store de Sydney. Le film date de 1994, et ça a bien vieilli niveau images, mais je me suis souvenue pourquoi j’ai commencé à bien aimer Toni Collette (elle est dans mon top 5 de mes actrices préférées). Mauvais point : ça m’a donné envie de réécouter ABBA dans un legging doré et peut-être même de mettre des bodys.

Wayne’s World. Ca n’a pas pris une ride, mais pour une fois j’ai regretté de ne pas le voir en VF pour avoir le moment où Mike Myers dit « tu crois qu’un homme ça ne peut pas pleurer ?« . Excellent. Mauvais point : ça m’a donné envie de réécouter Queen dans ma voiture en hochant de la tête.
Il nous manque donc, sans compter Ghost qui est repassé y’a pas longtemps à la télé :
- SOS Fantômes
- Independence Day
- Ace Ventura
- Le Roi Lion
Et pourquoi pas Maman j’ai raté l’avion et BODYGUARD.
Et après ça on se fera les années 80 avec :
- Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
- Chérie j’ai rétréci les gosses
- E.T
(on a déjà vu The Breakfast Club et les Retour Vers le Futur)
Maintenant, passons aux choses sérieuses, avec la recette du sandwich maison :
- Faites griller deux tranches de pain de mie (si vous avez laissé le sachet ouvert toute la nuit, autant en profiter)
- Etalez un peu de moutarde (vérifiez bien avant que ce n’est pas de l’extra-forte, je me suis fait avoir la 1ère fois)
- Disposez plusieurs tranches de tomates (au moins 4)
- Mettez de la salade
- Découpez une tranche de dinde et posez la délicatement avec amour
- Faites tenir en équilibre 5-6 chips par dessus
- Refermez le sandwich en l’écrasant un peu pour que tout reste à sa place
Vous pouvez également le déguster en lisant les derniers instants putassiers (mais je tiens à vous prévenir que ce sera pas aussi bon que revoir Will Smith donner un coup de poing à un extraterrestre en lui disant « BIENVENUE SUR TERRE »)
28 juillet 2008

Je travaille entre 10 et 12h par jour. Je ne sais même pas comment j’en suis arrivée là. Je me lève à 8h du matin, et en temps normal (soit environ sur 17 ans de ma vie), ça ne m’arrive que si je suis en plein décalage horaire, ou que je vais avoir mes règles, ou quand j’ai vraiment très très faim, ou très très soif (admettons quand je suis déshydratée à cause de la veille). Pour éviter de péter un plomb, j’ai donc développé une liste de trucs pour faire des pauses régulièrement, ou glander, selon la terminologie que vous préférez :
- blogger
- écrire des mails à ses copines
- rafraîchir facebook (vite chiant)
- fouiner sur ebay et se découvrir de nouveaux objets indispensables
- lire 2 pages de son bouquin en cours (possibilité de le faire en faisant caca, moins de perte de temps)
- planifier ses vacances (dans 6 mois)
- se préparer des smoothies
Si vous avez une télé, vous pouvez rajouter « regarder secret story 2″, mais la mienne est cassée alors j’ai du arrêter.
Par contre les smoothies j’arrêterai jamais je crois, j’espère que ça donne pas le cancer.
24 juillet 2008
AHAHAHAH.
(le koala a encore gagné…)
Bon alors j’ai sué sang et eau et surtout octets, lu une trentaine de textes et me suis explosé la rétine contre du pixel, mais ayé c’est EN LIGNE.
Y’a des histoires de dinos, de jus d’orange avec de la pulpe, de western zombie, et de castor.
Je ne vois donc aucune bonne raison pour que vous n’y allez pas faire un tour.
22 juillet 2008
Je viens de passer 20 minutes à rire hystériquement devant des photos de koala :


Mon préféré :

Je pense que je ne vais pas updater avant un moment comme ça à chaque fois que je tomberai sur ma page je rirai très fort.
Je crois que je suis fatiguée.
Après ma nouvelle copine Peggoche elle m’a dit qu’elle elle regardait des photos de fennec pour rigoler :

Je peux comprendre pourquoi.
21 juillet 2008
Je suis sur le sol de mon salon, vêtue d’un débardeur blanc qui a appartenu à ma tante il y a 10 ans, d’un jean acheté à Montréal qui commence à s’élimer et de chaussures pin up vertes, je suis d’accord pour dire que l’ensemble est un peu ridicule, le vernis rouge écaillé sur mes ongles n’arrangeant rien, on dirait une californienne de 32 ans vivant dans un trailer et qui aurait pour film préféré Erin Brokovitch.
Ce qui convient assez bien avec le fait d’écouter le dernier album de Courtney Love (2004 , anus horribilis musicale).
Dans Dead Like Me, j’ai vérifié : George ne mange jamais. Ils sont tout le temps fourré dans un Waffle House, et tous ses potes bouffent comme 4, des pancakes et des gauffres et des oeufs brouillés avec du bacon, mais elle, elle ne mange jamais. Elle commande et après elle se casse. Elle prend un muffin dans un sachet et SOUDAIN quelque chose la dégoute (Mason a fait tomber une crotte de nez dans son café) et elle repose le muffin, etc.
Et quand vous voyez l’actrice, c’est à se demander si c’est pas une propagande pro-anorexie.
Cette semaine, j’ai lu deux livres qui ne m’ont pas plu :
Une fille dans la ville de Flore Vasseur, ex étudiante HEC qui décide à 24 piges de partir à New York pour profiter de la bulle internet. Comme vous êtes curieux, vous vous demandez quel prix elle a remporté avec son livre nul : sur le bandeau rouge est écrit » Prix Découverte le Figaro Magazine / Fouquet’s ». Maintenant nous savons pourquoi notre plus mauvaise littérature se vend le mieux en France. Flore Vasseur écrit à la manière de Douglas Coupland dans Génération X, définitions décalées et cyniques en marge, mais c’est raté, et frustrant. Son bouquin autobiographique avait de quoi être bon, y’avait de la matière et de quoi développer la psychologie des personnages, l’atmosphère des lieux, et au final c’est écrit par-dessus la jambe en autant de temps qu’il faut pour le lire. Parfois, j’avais même l’impression de lire un truc écrit par mes fesses.
De John Fante j’ai lu Mon Chien Stupide et Demande à la poussière, il y a longtemps. La Route de Los Angeles est son tout premier roman, écrit en 1933, découvert par sa femme et publié après sa mort. Bien écrit, bien mené, on ne s’ennuie pas mais le héros, Arturo Bandini, est insupportable. Prétentieux, arrogant, il passe son temps entre Nietzsche, l’attaque de crustacés et la branlette dans la placard. Ce n’est pas que j’ai du mal avec les personnages qui ne sont pas attachants, mais j’ai eu du mal à trouver sa psychologie captivante. J’avais plutôt envie de lui mettre des claques à chaque page, ça oui.
Le fils de l’auteur, Dan Fante, a passé la moitié de sa vie à picoler pour oublier le fait qu’il n’ait pas le talent de son père. C’est ironique, je trouve que l’oeuvre de Dan Fante est géniale.
Roukmoute, le chat des voisins, fait que faire des aller-retours balcon-de-ses-maitres / notre salon. A chaque fois il tente d’aller un peu plus loin, et l’autre jour en me réveillant il était devant mon lit. Je crois qu’il va bientôt emménager ici. Ne le dites pas à Barbu, il est allergique.
15 juillet 2008
Hier, je me suis trompée. Blonde, de Joyce Carol Oates fait 1105 pages. Heureusement qu’il a failli remporter deux fois le Prix Nobel de la Littérature, sinon je pense que j’aurais préféré noyer mon ennui dans des rediffs de secret story (1, 2, peu importe).
J’ai oublié de vous dire aussi que jeudi 24 juillet (la semaine prochaine donc), je serai rédac chef pour la journée FICTIONS sur Ladiesroom. Si vous voulez participer envoyez-moi vos plus belles proses, auto-fictions, nouvelles poétiques, ce que vous voulez tant que c’est tapé avec vos petits doigts, et les meilleurs seront sur la home.
elixie arobaz elixie point org
Faites-moi vibrer.
Bon sur ce je vais retourner dans le canapé parce que j’ai bu une budweiser et avec le soleil qui tape je suis à deux doigts de faire une blague de cul tagada tsouin tsouin.
Bisous je vous aime fort.
15 juillet 2008
Entre une critique de bouquins, des paroles de chansons et des pandas, vous préférez quoi ? On est pas obligé de choisir, en même temps.


Est-ce que ça ne vous donne pas envie d’en avoir un ou 10 ? Personnellement plutôt 10. Je les mettrai partout dans mon appartement et j’y jetterai dessus mes vêtements de la journée d’un air nonchalant en disant « j’aime la déco-panda, c’est tellement pratique » avant de rire de façon machiavélique (juste parce que j’aime ça).
1600 pandas en papier maché – qui représentent le nombre actuel de vrais pandas sur terre – ont été posés par la WWF sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris vendredi dernier. Apparemment ils devraient faire une tournée en France, ce qui serait un peu comme les Rolling Stones mais en plus cool.
Mon premier livre de Joyce, conseillé par mail par plusieurs personnes. Merci pour le conseil, plusieurs personnes, cette nouvelle de 125 pages se déguste comme du petit lait. Dans une petite faculté située en Nouvelle-Angleterre, des étudiantes en littérature perdent la tête les unes après les autres, déséquilibrées par leur naïveté et leur professeur de poésie. L’histoire est racontée du point de vue de Gillian Bauer, dernière victime et rescapée. La plus grande oeuvre de Jojo Carol étant Blonde, un pavé de 600 pages, je vous le demande : cela vaut-il autant le coup que Délicieuses Pourritures ?
Blue Angel, de Francine Prose. Le titre n’est pas convaincant – pour une fois la traduction en VF ne m’aurait pas gêné – et les 70 premières pages ne sont pas à se taper le cul par terre non plus. En réalité, une fois le cap des présentations passé, l’histoire est assez prenante. Bizarrement, je l’ai lue juste après Délicieuses Pourritures, sans savoir que le thème était identique : les deux récits traitent d’une relation ambiguë entre un professeur et une étudiante dans une petite université de l’est des Etats-Unis, sauf que le narrateur ici est le professeur fantasmant sur une de ses élèves. L’intrigue est bien menée, certains trouveront la fin frustrante mais j’ai aimé la morale, et pourtant je ne suis pas fan des morales, elles ont tendance à m’emmerder (exemple : la fin du film Signes, de Night Shymalamalamalan)
J’aimerais bien lire l’autobiographie de Nicole Richie, The Truth About Diamonds, où elle a une tête de travesti chez Madame Tussaud sur la couverture. Sérieusement je veux dire. Je suis sûre que c’est comme lire Public avec des métaphores ratées.
Goddamn you half-Japanese girls
Do it to me every time
Oh, the redhead said you shred the cello
And I’m jello, baby
You won’t talk, won’t look, won’t think of me
I’m the epitome of Public Enemy
Why you wanna go and do me like that?
Come down on the street and dance with me
El Scorcho – Weezer