Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

teenage dirtbag

12 avril 2008

Je suis en train de regarder le MTV Hits « i wish it was 2000″ après une dure journée / semaine riches en rebondissements comme un épisode de Dead Like Me (qu’on peut légitimement appeler « ma nouvelle obsession » depuis qu’un soir à 1h du mat mon doigt a zappé sur France4) et vous avez remarqué que plus on grandit moins on se fait d’amis ? De vrais amis j’veux dire, de ceux à qui on demanderait leur pire expérience sexuelle et avec qui on pourrait passer une soirée à mater un teen movie en mâchouillant du popcorn.

POURQUOI ?

Généralement, on rencontre ses amis pour la vie à l’école, où dans une période de notre vie où on est un peu taré : on sort pas mal, on rigole dès que quelqu’un pète, on vide les bouteilles de gin comme si c’était du jus de pomme. Nos parents connaissent forcément nos amis pour la vie, mais ils ne savent jamais ce qu’on fait avec eux. Ils s’imaginent qu’ensemble on mange des cookies en riant sur la dernière blague de Nagui, ce qui est potentiellement vrai, mais pas dans un état lucide.

En gros, les amis pour la vie, ce sont ceux qui vous ont vus dans vos pires états physiques (ils vous ont tenus les cheveux pendant que vous vomissiez) / émotionnels (ils vous ont soutenus quand votre connard d’ex ne vous a pas rappelée). Ils ne vous disent jamais quoi faire, mais ils sont quand même impliqués. Vous vous voyez vivre ça avec Dudu votre collègue du bureau d’en face ? Trop compliqué. Dudu pourrait avoir des dossiers sur vous – et Dudu est pas assez fonky pour que vous ayez un quelconque dossier sur lui.

Sauf qu’en grandissant, les occasions de se rapprocher des gens manquent, je suppose. On ne se dit plus ses secrets, on se « confie ». On ne va pas boire l’apéro, on « va boire un verre ensemble après le boulot ». On ne va plus faire un tour en vélo avec Emilie, on va « la recevoir à dîner ».

C H I A N T

Okay je sais ce que vous allez penser, vous allez penser que je dis ça comme ça mais qu’une fois le moment venu jamais je le ferai, comme si c’était un truc irréalisable ou qu’il y avait une force irrésistible qui pourrait me retenir, mais quand j’aurai 40 ans ou même 50 je sais que je ferai encore des soirées pyjama, et on fumera de l’herbe magique confisqué à mon gamin (interdiction de sortir pendant 15 jours) dans mon jardin la nuit en rigolant comme des bossues et en marchant sur les grenouilles.