afternoon delight
C’est ma 1ère fausse rentrée. Celle de septembre où je ne vais pas à l’école. Je ne compte pas celle de l’année dernière parce qu’à cette même époque je rendais mon mémoire sur la programmation musicale à la radio, plus mon rapport de stage au Mouv’, donc ça va, j’étais encore dans l’ambiance scolaire.
J’ai quand même dévalisé le rayon pré-rentrée cet été : papiers, pochettes, crayons, feutres, cahiers carreaux A4, il me manque plus que la colle cléopatre. C’est pas vraiment que je suis nostalgique, juste que c’est étrange de ne pas être dans une classe, un amphi, ou juste devant des profs à prendre des notes. Je crois que ça me manque un peu d’apprendre, peut-être que je devrais m’inscrire à un cours à l’université, du genre fac de sociologie (qu’on imagine avec une entrée où il est gravé en gros dans la pierre « FAC DE BRANLEURS ») ou philo. J’avais failli faire philo après le bac, j’aimais vraiment ça. Peut-être que si j’avais suivi cette voie-là je serais une toute autre personne. Peut-être que j’aurais des dreads.
Je crois que ce qui me manque c’est cette boule au ventre le jour d’avant la rentrée, quand on savait qu’on allait retrouver tous nos copains revenus de vacances, et découvrir de nouveaux profs, et qu’on allait enfin pouvoir s’envoyer des petits mots dans nos capuchons en plastique BIC.
J’aimerais bien envoyer encore des petits mots. Avec des trucs so twelve-year-old type « élodie s’est acheté un string !« .
