Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Post Modern Boys

28 février 2006

Ce n’était pas une nuit comme les autres.
Je suis d’accord pour dire que les jours ne se ressemblent pas. Le ciel peut être gris, lumineux, menaçant, terne, avec une faible lueur ou degradé avec tout un tas de couleurs. Mais la nuit, c’est uniforme. Noir ou Bleu foncé, et on en parle plus. A part la forme de la lune et la température de l’air, vous voyez des différences vous ? C’est comme si ça n’avait aucune importance, juste parce que tout le monde dort.

Ce n’était pourtant pas une nuit comme les autres.
Je regardai les étoiles, en essayant d’y décrypter un message subliminal ou je ne sais quoi qui pourrait me rassurer. La nuit, c’est uniforme, alors que ça devrait être rassurant. Quand rien n’est changeant, c’est censé être rassurant. Parfois quand j’angoisse, je me glisse dans mon lit, je me roule en boule ou je regarde le plafond bien vide et j’écoute le silence. C’est là que rien ne bouge. J’arrête d’avoir des fourmis qui courent le long de la peau de mon crâne. Les os de mes extrémités se décrispent. Le sang arrête d’affluer vers le centre de la terre, saloperie de gravité.

Toujours est-il que ce n’était pas une nuit comme les autres.
Je n’étais ni rassuré, ni angoissé. Un peu excité comme un gosse qui n’arrive pas à dormir la veille du voyage scolaire. J’étais chez Lucie, à siroter du rhum plutôt corsé, et j’attendais que l’effet du LSD s’estompe, qu’il dégage de mes connexions nerveuses. Parce que là, tout ce que je pouvais faire, c’était rire bêtement et avoir le cerveau bouffé par des idées qui se succédaient assez vite pour me donner le tournis. Lucie avait la bretelle de son débardeur qui n’arrêtait pas de tomber le long de son épaule, et je n’arrêtais pas de me dire ‘ne regarde pas ça, ne regarde pas ça’, parce que franchement ça me filait encore plus le tournis et j’avais du mal à le cacher.

Vous savez, j’essaye vraiment de croire à l’amitié fille-garçon.
Et une bretelle peut foutre en l’air cette croyance. C’est gênant, comme situation.

Quand j’étais petit, j’essayais vraiment de croire que mes parents s’aimaient. La foi, ça s’entretient. Par exemple on se met un coussin sur les oreilles quand ça hurle un peu trop dans la pièce d’à côté. On parle beaucoup à table quand il n’y a pas de conversation. On prétend ne faire que des rêves. Parce que si on avait des cauchemars, on irait dans la chambre de ses parents pour se rassurer, et il faudrait se rendre compte qu’ils ne dorment plus ensemble. Et puis un jour votre mère écrase votre père en faisant une marche arrière, et tout le monde y croit, à ce foutu accident, et à sa foutue peine. Quelle mort bête, tout le monde dit. Qu’est-ce que ça veut dire, une ‘mort bête’ ? Ca veut dire qu’il existe des morts intelligentes ? Vous, vous êtes là. Vous savez.

Savoir c’est moche.
Y’en a qui ne s’en remettent jamais.

C’était une nuit pas comme les autres.
Vous allez pas me croire. Je le sais parce que Lucie ne m’a pas cru, et plus naive tu meurs. Mais j’ai vu les marques qu’un avion faisait dans le ciel. De jolies traces roses à mille pieds au-dessus de nous. Lucie a dit ‘t’es qu’un idiot défoncé, il est 3h du matin’. Alors je me suis dit que je devais effectivement être un idiot défoncé. Parfois quand les gens vous disent des choses, vous croyez qu’ils ont raison, et vous vous posez tout un tas de questions un peu pénibles. Le principal c’est que je l’ai vu. Peu importe si c’était à cause de ma connerie ou de la drogue. C’était là et c’était beau et j’emmerdais Lucie.

On a continué à déambuler dans la chaleur de la ville, à trainer nos chaussures dans les petites ruelles sombres pour observer les gens à travers leurs fenêtres. A un moment, on a cru voir un couple faire l’amour. Quand nos yeux se sont habitués à l’obscurité de la pièce, on s’est aperçu que c’était juste un chien remuant la queue sur le lit de son maitre. C’était décevant et rassurant à la fois. Ca m’aurait gêné d’assister à une scène de sexe juste à côté de la bretelle de Lucie.

Quand on a fait le tour de toutes les petites ruelles sombres, on s’est dit qu’on était un peu fatigué. Le marché était en train de se monter, mais on avait pas d’argent sur nous. Pour chaparder un sachet de pommes granny à notre âge, faut être idiot ou défoncé. Ou affamé et filou. On s’est posé à l’arrêt de bus, pour prendre le premier qui passerait, celui qui ne sent pas encore la vieille sueur et l’habit sale.

On s’est faufilé au fond du bus. En me retournant machinalement, je vis une femme me regarder. Elle ne me regardait pas d’un air perdu. Elle ne me regardait pas pour juger mes vêtements. Ni ma tête. Il n’y avait aucun -vraiment aucun- jugement dans ses yeux, et pourtant elle m’observait avec un micro-sourire au coin des lèvres. Et je sais que vous n’allez pas me croire, parce que je n’arrive pas y croire moi-même. Mais ses yeux disaient à quel point j’avais l’air d’être quelqu’un de chouette.

Quelqu’un avec qui on a envie de passer une nuit pas comme les autres.

Old Blue Day

25 février 2006

Qui a tapé ça dans google ?!!

18. cats eyes sucent des bites

CA NE ME FAIT PAS RIGOLER. Je vous ai à l’oeil.

Why Worry Little Jamie ?

24 février 2006

Wah. Je suis défoncée. DE-FON-CEE.
Mais pas défoncée à la coke. Se défoncer à la c. c’est hype et contemporain et idiot. Il n’y a plus que ces mecs qui écoutent Interpol, ou Indochine, ou n’importe quel groupe commençant par -in (qui a dit Indra là-bas dans le fond ? Va mourir avec ta compil Ibiza 2004) pour trouver ça cool. Se shooter par le nez, erkkk. Tout ce qui se prend par le nez, je pige pas. Le poppers ou la colle ou le vicks vaporub. Franchement l’intérêt de la coke, il va peut-être y en avoir un parmi vous qui pourra m’expliquer. Mais quand je suis fatiguée perso je prends un guronsan, et quand j’ai envie de me sentir puissante je tire les couettes d’une petite fille.
La vie c’est pas comme un roman de Lolita Pille.
Mes drogues sont old school, et parmi elles je compte bien sur les tranches de pain de mie + nutella et la musique de Belle and Sebastian.

Donc je disais, je suis défoncée.
Trop de trains, trop de grèves, trop de violence, trop de froid.
A contrario : pas de vacances, pas de chauffage, pas de discussion sur le sexe, de dépenses inutiles en petites culottes et de dvd sous la couette depuis … MAIS DEPUIS TROP LONGTEMPS @!$?

En plus j’ai trop écouté Tegan&Sara, du coup j’ai mis du décolorant sur mes cheveux (ce qui veut dire que la section picture à changé). Je vous l’avais dit de pas me laisser trop près de la musique acoustique, ça me fait faire des choses après.

La prochaine fois je pense que je me ferais tatouer le sexe et alors ma crise d’adolescence sera définitivement achevée.
C’est pas innocent si je parle de tatouage sur le sexe. J’EN AI VUUU. Y’a plein de photos sur internet de gens qui font ça et même qui trouvent ça beau ou sexy ou attendrissant, non mais vraiment, pourquoi pas acheter l’intégrale de Christophe Lambert aussi ?
Moi je propose une loi pour intégrer le tatouage sur les parties génitales au rang d’infraction. Si c’est un coeur ou une rose ou un tribal à la con = délit. Si c’est une tête de mort ou une tête de démon ou une tête de Christophe Lambert = crime. Et si c’est un dauphin avec des vagues, ou les lettres chinoises signifiant ‘pureté’, ‘indépendance’ ou ‘beauté de l’âme’ ou ‘ vive christophe lambert’, là on rétablit la peine de mort parce que faut pas déconner non plus.

Sinon j’aurais jamais cru qu’on me demanderait un jour au cours de mes études : ‘est-ce qu’on a le droit de filmer un mec bourré qui gerbe en sortant d’un bar ?’.

On a jamais la réponse à ce genre de question.

Happy hours, pour une bière achetée, une Xantia offerte

24 février 2006

Après 7 jours de workshop packaging je suis ratatinée comme un vieux flan praliné Alsa. Semaine usante durant laquelle je me suis alimentée uniquement de cœurs de palmiers en boite parce que c’est bien connu, les pâtes c’est trop long à faire. Hélas je m’aperçois que mes papilles sont décédées des suites de ce régime et c’est effrayant. Par exemple, quand je mange des biscottes avec de la confiture d’abricot, j’ai maintenant l’impression d’avoir du saumon fumé en bouche…Et lorsque j’ingurgite de la tapenade, c’est comme si c’était du pâté de canard.

Or, il s’agit de combattre le mal par le mal. J’entame donc vaillamment une cure de Pringles en espérant que cela m’aide à retrouver un certain équilibre. Parce que vraiment, le goût du saumon fumé le matin au petit dej’, ça passe moyen avec le café.

Friends of Mine

22 février 2006

Eh oh les gens !

adopt your own virtual pet!

Vous seriez pas en train d’oublier Nibbler le lama vert par hasard ?

Oui Maman je travaille, ne t’inquiète pas.

I’ll Be a Bad Ass on my 25th Birthday

21 février 2006

Parce que ça commençait à être lassant, ce non-changement de layout.

On remercie tous ma graphiste attitrée et le staff technique. Love xxx.

Sinon y’a plein de goodies cette fois, à vous de cliquer sur les petits dessins et découvrir des liens, des paroles de chansons, des playlists, des photos, tout ça.

Même que ça changera de temps en temps. Parce que je sais prendre soin de vous mes petites grenouilles.

Bonnie Tyler’s Great Party

19 février 2006

Ne cherchez pas, le titre n’a rien à voir avec ce qui suit.
En ce moment la vie est plutôt cool : je ne lis que de la bonne littérature anglo-américaine (je n’aime quasiment que ça, que voulez-vous), je vais à des concerts qui dépotent (Olivia Ruiz hier soir à la Rock School Barbey, plus de détails plus tard parce que ça le vaut bien Ginette), je ne bois toujours pas de café ni de ricard (parce que j’ai un tic mental qui me fait croire que ça va rendre ma peau alcooliquement jaunâtre), et je regarde The Shield, une série policière pleine de corruption, de drogues et de frontière mexicaine.

VIC

Vic McKey, 3 couilles et un crâne rasé pour laisser son gros cerveau gras apparent. Le personnage principal en quelque sorte, à multi-facettes tendance schizo. Genre je fous la tête de quelqu’un sur une plaque chauffante = très très méchant. Puis je prend une pute accro au crack sous mon aile = très gentil. Et après qu’elle se soit fait descendre je vais vérifier que son gamin ne manque de rien dans sa famille d’accueil = plutôt sympa tendance paternaliste. Mais quand même, je détourne tout l’argent sale de la mafia arménienne = j’aime la thune tendance j’ai pas peur.

Je l’aime bien, même si je suis consciente que je suis conditionnée par ces salauds de scénaristes qui font tout pour le présenter sous la forme du ‘gros dur au coeur tendre’. Faut que j’arrête MTV moi.

Mais Vic a un bras droit : Shane.

SHANE

Là on ne remarque que son brushing de gland ridicule. Heureusement je vous ai trouvé une belle photo qui transpire toute la personalité de Shane :

Shane s'est bien rasé ce matin

Mais qu’il est beau. Notez ce regard de bovin et cette bouche étrange. Ce n’est pas qu’une façade : Shane est le quotat du débile de la série. On pourrait presque le considérer comme notre personnage préféré, un peu comme quand dans les Simpsons, celui qu’on préfère c’est Omer. Shane est rentré dans la police pour tabasser les méchants et se taper les jolies filles, sauf qu’à chaque fois faut qu’il fasse une connerie (il joue à touche pipi avec une fille un peu chieuse et la met enceinte), ce qui l’oblige à en faire une encore plus grosse (il demande à la fille de l’épouser, ce à quoi elle répond ‘Oh NooOooOon’ avant de s’écrouler en larmes sur la moquette).

Shane, on l’aime bien parce qu’il est con.

Dans l’équipe y’a aussi Lem :

Bewah

On dirait un peu David Boreanaz, le mec qui jouait Angel dans Buffy, mais en blond. J’ai essayé de trouver une autre photo où il ne ferait pas cette moue de constipé, mais impossible : sur toutes ses photos il se sent obligé de faire la bouche en coeur. Je pense qu’il est victime d’une paralysie faciale.

Bon le chef de la brigade c’est Aceveda :

Aceveda

Rien à dire sur lui, mis à part qu’il a une peau d’ex-acnéique, comme tous ceux qui en imposent dans les séries policières (voir Profiler). Quand t’as eu des boutons à 15 ans, t’es plus crédible en fait.

Comme il faut un peu d’honnêteté et de droiture dans ce monde de brutes, il y a Claudette :

Claudette

Claudette a autant le sourcil suspicieux que Shane a le sourire crétin.
Son job c’est de poursuivre les vilains et de faire chier les gros vendus qui bossent avec elle. Mais comme dit Marc, elle fait tellement chier tout le monde qu’elle fait même chier le téléspectateur.

Ceci dit j’ai confiance, je suis sûre qu’un de ces 4 on va trouver un gros dossier sur Claudette, comme par exemple que dans sa jeunesse elle faisait partie d’un gang et qu’elle coupait les doigts de pied de ces copines quand elles avaient oublié d’enregistrer le dernier épisode d’Alerte à Malibu ou quelque chose comme ça. Un truc vraiment moche.

Et enfin mon chouchou, l’homme que je veux épouser quand je serai grande :

dutch my luv <3

DUTCH. C’est le maître ès psychopathes. Des vrais psychopathes hein, pas juste ceux qui crâment la queue du chat pour rigoler. Sa spécialité c’est de ne partir de rien et réussir à faire avouer le coupable. Sa technique c’est l’affrontement psychologique. C’est comme ça qu’il a réussi à faire craquer un serial killer qui enterrait les filles dans le jardin de sa tante, et aussi le couple qui avait tranché le bras de leur voisine avant de la mettre dans le coffre de la voiture. Dutch il est trop fort. Un peu comme Patricia Arquette dans Medium je suppose.

Bon je sais que j’ai pas mis tous les personnages, mais c’est comme si je mettais la photo de Smitty le plombier pour présenter Futurama. Ou Estelle l’agent de Joey pour Friends. Les autres ils sont moins marrants.

Maintenant va falloir que je me mette sérieusement à Scrubs, parce que mon amoureux ressemble parfois à Zach Braff qui lui même sort avec Mandy Moore, qui elle-même dit que ses chansons au début de sa carrière étaient daubiques.

What a wonderful world.

Beautiful Wise Child

18 février 2006

Je me demande pourquoi, dans les romans, les filles ont toujours soit les cheveux courts, blond bébé ou noir épais, soit les cheveux longs, blond happy californie ou noir ébène. A la rigueur on en trouvera une avec un roux flamboyant façon grr grr je suis sauvage.

On peut pas être héroine de bouquin si on a les cheveux châtains mi-longs ou au carré. Et puis les mèches n’en parlons même pas, c’est PAS DU TOUT adapté. Parce que dit comme ça ‘mèches’ ça sonne vite pouffe en sandales qui fait ses courses au cap d’agde. Mais y’a des mèches tout ce qu’il y a de plus correctes, pourtant.

Comment voulez-vous qu’on s’identifie au personnage, après ? tssk tssk.