Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

My Cat Never Dies

30 novembre 2005

Geneviève, t’énerves pas, je sais qui a fait le doigt coup.

C’est la blonde décolorée. Elle a un air bien trop louche pour être honnête (regard baissé, sourire en coin, rires des autres filles).

November

29 novembre 2005

Ahah.
Oh ! Je suis pourrie-gatée : pour mon anniversaire dans un peu moins d’un mois, Sexy Trashy Ana m’a fait un layout joliment désigné. *Clap-clap*. La webcam, les liens, la wishlist etc. sont cachés dans les images.

Nouveau layout.
Nouveau dessus de lit.
Nouveaux posters.
Nouvel ordi à la fin de semaine.

Push play :

La tatie est en crise
Elle a zigouillé le chat de Zoé
Le lexomil l’épuise
Et elle boit son whisky comme du p’tit lait.

Olivia Ruiz – Thérapie de groupe

Musical State of Mind

28 novembre 2005

J’envoie toujours des photos scandaleuses à mes amoureux. Enfin sauf au premier, un poil trop catholique pour supporter la vue de mes seins imprimés sur papier glacé. Je ne l’ai pas fait non plus au troisième. Il ne l’aurait jamais mérité. Avec son petit minois qui aurait fait qu’on lui aurait donné le bon Dieu sans confession.
Donc j’ouvre une bouteille de vin blanc ou de rosé, et je me le sers dans un de ces verres en forme de quasi-bulle que mon père garde précieusement. Puis je m’allume une cigarette, fait quelques ronds de fumée, et presse play sur la chaine hi-fi.

Je me fiche comme de ma première crème de jour des 1ères fois. La 1ère fois où j’ai couché, la 1ère fois où j’ai eu un orgasme et tous les 1ers bisous. On voudrait nous faire croire que les 1ers bisous déterminent tout, que si l’autre est maladroit il faut le quitter, qu’il doit être doux, avec ce qu’il faut de langue, léger, tendre et magique. Des baisers maladroits, j’en ai vraiment eu des tonnes. Et ça veut dire que ça ne veut rien dire du tout. J’en ai eu des baveux, des lourds et précipités, des bourrés d’erreur ou simplement raté. Ce qui compte, c’est la décharge électrique dans les poumons quand on s’approche un peu trop près des lèvres de l’autre. La pulsion qui hurle au cerveau de se taire.

Dis comme ça, toutes ses choses pourraient me faire passer pour une ado un peu délurée.
Je suis délurée.
Mais je ne fais pas autant de bêtises qu’on pourrait le croire. J’ai de la lingerie fine, des porte-jarretelles, des débardeurs avec de la dentelle, des jeans un peu moulants, et des gros pulls pour la surprise quand je déballe tout. Je fume quelques joints de temps en temps, mange les frites avec mes doigts, écoute de la musique trop forte et laisse mon vernis à ongles s’écailler. Je fais des trucs de filles, parce que pour moi ça a une signification. Ca veut dire que je suis libre.

Avec mon amie Léa, on est comme Vivian Ward. Quand on sort la nuit dans les bars rock de la ville, on brise vingt-deux coeurs de garçons.
Dix pour elle.
Et douze pour moi.

Lollirot. Lolli-Lolli Rot.

26 novembre 2005

Pauvre petite chose, tu pensais que tu ne trouverais jamais l’Amour. Le grand, le vrai, celui pour lequel des gens se battent et/ou écrivent des chansons poisseuses. Tu t’étais fait une raison, convaincue comme… hum voyons voir… 7 autres millions de personnes que l’Amour n’était pas fait pour toi, ou que tu n’étais pas fait pour lui. Bref que vous aviez des incompatibilités insurmontables. Et que ce n’était qu’une fatalité qui arrive au même titre qu’être au chomâge.

Ce n’est pas tant que tu n’avais pas d’aventures, que tu ne flirtais pas avec les copains des copains. A 15 ans tu avais même cousu la photo de ton amoureux dans ton soutien-gorge. C’est à peu près à cette période que tu t’es mise à écouter en boucle Boys Of Summer et que tu t’es rendue compte que tu plaisais. Gràce aux sourires entendus et aux mots doux dans le creux de l’oreille. Plus tard tu as même eu de l’espoir dans le fait que quelqu’un voulait bien construire avec toi. Pas par défaut ou pitié. Mais parce que tu en valais la peine.

Le succès de Bridget Jones et les témoignages (falsifiés) de Cosmo ont pas réussi à te convaincre qu’on attrape pas l’Amour avec le sexe, même si le sexe est très bon. Et quelques garçons croient encore qu’on attrape de le sexe en feintant l’Amour. Ce qui marche quand on a 15 ans, ou qu’on sort d’un divorce, ou quand on a voulu garder sa virginité pendant si longtemps qu’on ne sait même plus pourquoi on a pas voulu la donner, cette foutue petite fleur.

Tu étais une incurable romantique qui aurait fait gerber le dernier des cyniques.
Certaines s’autoflaggellent en se disant qu’elles sont trop grosses pour plaire. Toi tu te disais ça.
C’est pas comme si personne ne t’y aidait. On a toujours des gens autour de soi, qui sont pleinement heureux et tout ça. Tu les as entendus parler de ce qu’ils vivaient et te raconter à quel point le couple, cette entité, c’était un truc génial et naturel et pur et magique, et surtout : fondamental. Pour la réalisation de l’être et toutes ces conneries de Dalai Lama.

Alors tu as fini par être cynique à tes dépends. Self-defense contre ces incurables romantiques qui te faisaient gerber. Pour rien au monde tu aurais voulu leur ressembler, finalement. Qu’est-ce qu’ils ont tous, à fantasmer pour quelques étreintes et quelques bisous ? C’est quoi votre problème, bande de cons ? Mariez-vous et connaissez les déceptions des relations longues durées, qu’on rigole. Genre toucher c’est une chose indispensable.

Probablement.
Le jour où ça t’est tombé dessus en tous cas, tu ne t’es pas détestée pour autant.

Songs Mean a Lot

25 novembre 2005

Darlin’ don’t you go and cut your hair
Do you think it’s gonna make him change?
I’m just a boy with a new haircut
And that’s a pretty nice haircut
[...]
His telephone is found
Music scene is crazy, bands start up each and every day

Pavement – Cut Your Hair

C’est ma chanson du jeudi soir. Mais c’est pas tout ça, demain j’ai 11h de cours sur le commerce électronique, alors il serait peut-être temps de faire dodo, parce que c’est pas dans nos salles à 30 places que je vais pouvoir faire la sieste discrétos avec la bave aux lèvres (et c’est pas la peine de faire les choqués, genre vous avez jamais bavé sur votre oreiller pendant la sieste tss).

Twenty-Something

23 novembre 2005

Le magazine 20 ans est plutôt décevant ce mois-ci. Chroniques de Franz Ferdinand et de Cali, pas du tout pour nous gaver un peu plus avec ce qu’on connait déjà. Le journal d’Anne Depétrini est de plus en plus mauvais (blagues forcées, blagues nulles, pas de blagues du tout) et c’est là qu’on se dit que Diastème est irremplaçable. + un dossier sur comment décrypter le langage des mecs où on apprend que si un mec dit ‘Karine, c’est une poubelle !’ alors ça veut dire qu’elle l’a quitté pour un de ses potes. Et si il nous dit ‘elle est pas un peu vulgaire la fille avec ses gros seins là-bas ?’, en réalité il ne rêve que d’une chose : lui lécher les (gros) seins.

Le nouveau cd d’Olivia Ruiz est bien. Un peu moins frais que le premier, forcément, mais toujours aussi acide et ensoleillé. A écouter en fumant un joint et en refaisant le mur de sa chambre. Evidemment, ça donne envie de rester dans le sud et d’attendre la rare pluie. Composé et produit par Mathias Malzieu, on retrouve encore un excellent morceau de Juliette et la voix d’Olivia Ruiz a constamment des accents d’Edith Piaf et de chat bienheureux. Un disque parfait pour le dimanche matin ou le jeudi soir.

Le poster de SG est encore mieux en vrai.

La prochaine soirée Girls&Blogs est en pleine préparation (photos + musique + site), mais pour cause d’exams, je ne pourrai pas y assister. A moins de finir plus tôt. Ou bien d’avoir le don d’ubicuité comme Victor Hugo.

Je ne regarde plus la télé. A part Bob l’éponge le mercredi matin en feuilletant l’économie du star system de F. Benhamou. Et j’aime toujours autant son escargot domestique Gary, qui miaule et qui est même sur wikipedia (signe d’une notoriété incontestable).

Pretty (Ugly Before)

22 novembre 2005

Chacun a une place qui lui est assignée.
Et il faut respecter cette position. Il faut vraiment la respecter, parce que sinon ça perturbe les autres. Ca peut leur donner envie de s’écorcher la peau, de se griffer les joues, ou de balancer une chaise sur quelqu’un. C’est déjà arrivé. C’est pour ça que si on ne veut pas se plier à la règle, on a pas le droit ni de faire un scandale ni de rester dans la salle. Il faut partir. C’est tout.
Après, une fois assis, on peut faire ce qu’on veut. Par exemple on peut regarder par la fenètre. On peut siffler notre morceau préféré ou bien insulter notre voisin. On se fera peut-être rappeler à l’ordre pour ça, mais on ne nous réveillera pas le lendemain à coup d’électrochocs pour autant.

Gus a l’impression qu’il a une cigale coincée au fond de la gorge et qu’il ne l’entend chanter que dans sa tête. Robert n’aime pas la forme du coeur, ça le rend vraiment pas bien. Il croit que la petite pointe en bas est très dangereuse. Le jour de la Saint Valentin, il ne faut pas qu’il soit dans la salle commune, à voir toutes ses cartes remplies de coeur. Ca pourrait lui donner envie de s’écorcher la peau, de se griffer les joues, ou de balancer une chaise sur quelqu’un. C’est déjà arrivé. L’année dernière, quinze points de suture m’ont recousu la tête. L’infirmière était fière de moi. Ou de mon courage, je n’ai pas bien compris. Mais elle trouvait aussi étrange que Robert ne craigne pas les étoiles. Tout le monde trouve ça étrange. Une étoile, c’est plein de petites pointes. Alors au lieu d’y voir un message stupide, du genre ‘Robert est traumatisé par l’amour qu’il n’a jamais eu’, on ferait mieux de se demander s’il ne simulerait pas.

Simuler est un de mes hobbies favoris alors je sais de quoi je parle. On s’ennuie tellement ici qu’on est obligé de mentir pour trouver le temps moins long. Je mens au personnel. Je mens à ma binôme officielle du service, parce qu’elle me colle tout le temps, et en plus elle bave. Je ne supporte pas ça, la bave. Je raconte n’importe quoi. Pour oublier être ici. Pour voir la réaction des gens. Pour goûter encore un peu à l’adrénaline. Si je meurs ici, certain que mes dernières heures je mentirai.

A l’extérieur aussi je m’ennuyais. Mais on avait tendance à me croire plus facilement. Ici, j’ai du mal à savoir s’ils me croient ou s’ils simulent le fait qu’ils me croient. C’est un jeu étrange, comme celui de Robert.
Moi mon problème, c’est que je veux qu’on m’aime très fort. Ca m’a couté cher. Quand on se rend compte qu’on a jamais été aimé comme on pensait / voulait / devrait, on se sent mal. On a la tête qui tourne, la vision qui se brouille, la cigale coincée au fond de la gorge qui meurt.

Et on se retrouve ici.
A être patient dans un endroit où les gens vous cataloguent comme mythomane à dépendance affective extrème.

Something’s Wrong

18 novembre 2005

- Pourquoi je regarderais la télé-réalité ? Je prends le tramway 2 fois par jour !

Mr Raffray – Professeur de droit, Avocat et Homme pertinent.