Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

31 mai 2005

regina spektor

I can feel so unsexy for someone so beautiful
So unloved for someone so fine
I can feel so boring for someone so interesting-
Il y a des gens qui adorent peindre. Ils te foutraient des coups de pinceaux n’importe où. Il y a des gens qui font du vélo tous les samedi apres-midi, même sous un temps de chiotte. Il y a des gens qui aiment vraiment cuisiner. Ils cuisinent à tous les repas. Ils peuvent même crier après ceux qui rentrent dans leur cuisine. Après il y a des gens qui préfèrent lire des heures entières. Et ils sont là, à attendre sous leur lumière de chevet et à engouffrer des litres de mots. Et puis il y a des gens qui ont carrément des hobbies à la con, des trucs chiants voire dangereux, des intérêts glauques ou juste impossibles et même des passions obscures et inutiles à mort.

Tom était un fan de rire. Un amoureux du rire. Un obsédé du rire. Tout ce qu’il voulait, c’était rire. Rigoler. Se marrer. Se gondoler. Pouffer. Exploser de rire. Rire intérieurement. Juste aussi souvent que possible. Le problème avec les choses qu’on fait constamment, c’est qu’on a plus de risque d’en devenir accro. Peu à peu, la dépendance s’infiltre dans la gestuelle. Dans la rythmique du corps. Au bout des ongles. Dans les tripes. Sous la peau. Encore et encore. Tom avait fini, à 29 ans, par être un junkie du rire. Chaque matin il lui fallait sa dose, au réveil. Il avait enregistré des sketches de comiques, des publicités rigolotes, des épisodes de Seinfield, des discours de Giscard d’Estaing. En déjeunant. En se lavant les dents. En s’habillant. Quand sa bouche s’estompait en simple sourire, Tom balançait quelques bombes à eaux du haut du 3ème étage. Un grand classique. Comme au cours de la journée il y avait toujours du boulot pénible et donc pas marrant à faire, Tom finit par se construire lui même des situations cocasses. Du chewing-gum sur la chaise de la secrétaire en mini-jupe. Des trucs de connard. Des blagues écrites au marqueur sur le tableau blanc du bureau. Des trucs sympas.

La drogue du rire c’est un peu plus que se foutre de la poudre dans le nez. C’est pas une question de dosage. Ca ne marche pas à tous les coups. Il y a des moments qui devraient être drôles mais qui n’y arrivent pas. Il y a trop de facteurs à prendre en compte. L’atmosphère. L’alchimie. Le moral. Le passé. Voir un happy tree friend se bouffer un car et exploser dans le sang et la cervelle, c’est pas forcément un dessin-animé qui fera marrer celui qui a perdu son petit frère fauché par un bus. C’est pas aussi simple. Cela faisait cinq ans que Tom n’avait pas versé une seule larme. Il s’était battu contre vents et marées pour ne jamais ressentir de la tristesse. Il courait après le bien-être comme un vampire émotionnel. Je ne sais pas comment dire. Un dément qui voulait pas voir la mort en face, sûrement. Il s’agitait. Brassait de l’air. Faisait ce qu’il pouvait.

Quand je l’ai rencontré, il était caché dans une haie pour sauter sur les passants et leur foutre la trouille. J’avais eu une journée un peu compliquée, un peu pas joyeuse. Une petite bouteille de gin à la main. Boire sous la chaleur de l’été. Il m’a fait sursauter comme une malade. Au lieu de me tirer vite fait, je l’ai regardé. L’air outré. Il riait nerveusement pendant que j’avais envie de lui en coller une. Même deux ou cinquante. Dans la tronche. A la fin il s’est retrouvé comme un con, libérant ces dernières secousses de fou-rire.

- Quoi ?
- T’as quel âge pauvre abruti ?
- On a plus le droit de rigoler ? C’est quand même pas ma faute si vous êtes tendue du string.

A onze heures du soir, un grand gaillard comme lui se planquait dans des buissons pour hurler ‘bouh’. Je ne sais pas comment expliquer ce qui s’est passé alors. J’ai juste éclaté de rire, à défaut d’autre chose. C’était ridicule. Des particules d’alcool venaient s’agripper à mon sang.
Ca l’a juste décontenancé. D’un seul coup. Son visage s’est fermé. Il y avait un paquet de points d’interrogation dans ses yeux. Ce qui me faisait triplement marrer. Juste qu’il avait pas l’habitude, de faire rire quelqu’un. C’était toujours égoiste. Il n’aurait jamais imaginé pouvoir faire ça.

Aujourd’hui Tom ne rit plus que par plaisir. Et pleure, parfois. Quand ça en vaut la peine.

30 mai 2005

DA

And when an ambulance came they said it’s much too late
Oh it’s much too late, oh it’s much too, much too late -
Puisque Sex and the city c’est bientôt fini, ô pauvres chaussettes frippées que nous sommes à nous lamenter devant notre écran de télévision, autant en parler encore et encore, voire faire une note à la Carrie Bradshaw.

Le problème de cette Carrie agée maintenant de 35 ans c’est qu’elle veut l’homme parfait, et quand je dis parfait c’est pas juste le mec sympa et pas trop con. C’est le mec-papa bourré de fric qui fasse ressortir la fillette en elle. Là je dis juste ça parce que je suis énervée de la voir avec le Russe. C’est épidermique. Ou alors j’arrête d’écouter Regina Spektor.

Anyway. J’ai l’impression que maintenant être seul(e) c’est un peu une tare, un peu un sale truc genre un rhume. ‘J’ai pas de petit copain’ ‘-oh j’espère que tu en trouveras un bientôt’. Outre le fait qu’on se sente con quand dans une soirée il n’y a que des couples qui se font bisou-bisou (ce qui ne me gène pas, sauf bien sûr quand ils se mettent à se rouler des grosses pelles. Personne n’a besoin qu’on lui vomisse son bonheur à la figure hein bon), le plus pénible c’est de ne pas avoir de bonnes excuses quand on est célibataire. Par exemple, quand on est en couple pendant un moment, on a le droit d’être de mauvaise humeur parce que l’autre a été un connard l’espace de 15 minutes, on a le droit de pas avoir envie de sortir pour se retrouver tous les deux, on a des histoires à raconter gràce au conjoint officiel etc.

Alors que là, quand on est de mauvaise humeur on est juste désagréable, quand on veut pas sortir on est juste quelqu’un qui s’encroute et qui a la flemme, quand on a pas d’histoire on est juste chiant. Et j’ai 22 ans. Pas 35 ans. J’ai pas les hormones qui me hurlent de féconder. J’ai pas des envies d’appart à deux. De faire des projets à deux. De me demander quel métier choisir et où en fonction de mon amoureux. Ca me dit rien. C’est vraiment pas EXCITANT.

Je dis oui pour les bisous, le sexe, la tendresse, les câlins, les pieds chauds, les fous rires, les batailles d’oreiller, se saouler à deux, faire des nuits blanches à deux, se tenir la main, se faire des blagues, danser au milieu du salon, voyager, regarder les étoiles, prendre la vie comme elle vient, se faire découvrir des trucs, s’engueuler, se réconcilier, se raconter des anecdotes, se construire des anecdotes, se consoler, rigoler, se prendre en photo et je ne sais quoi. C’est même pas original mais au moins c’est pas travaillé. Voilà, c’est spontané. Juste ça. Pas pour faire comme les autres. Juste parce que c’est un besoin vital de faire ce genre de choses.

J’ai pas envie de finir comme ces autres filles. J’ai pas envie de me retrouver à guetter le moindre garçon pour savoir si lui là, précisément, il pourrait être l’homme de ma vie. J’ai pas envie de draguer à la papeterie. J’ai pas envie de draguer le vendeur du magasin de jean. J’ai pas envie de draguer tout court. J’ai pas envie d’être désespérée. J’ai pas envie de me lamenter sur mon sort. De faire croire aux autres que je me sens MAL parce que j’ai personne.

J’ai juste envie d’être surprise. Si c’est pas trop demander.

Photo by S.P // cette note était prévue pour samedi, mais le serveur ne marchant pas, vous ne l’avez que maintenant, d’où la référence à Sex and The City à la bourre.

26 mai 2005

youhou

You’re reading Fitzgerald, you’re reading Hemmingway
They’re both super smart and drinking in the cafés -

Non rien, je voulais juste dire que c’est officiel JE DETESTE L’ELECTRO. Et je dis pas ça pour Moby.

26 mai 2005

punk

You’re not the boss of me now
And you’re not so big-
Attachez moi les mains. Cousez moi la bouche. Je peux plus m’arrêter d’écouter Recently Distressed de Phantom Planet entrecoupé de Cypress Hill. Ca me permet d’oublier le nombre de gens qui tombent ici en tapant ‘Mallory Nataf Nue’ ou ‘Mallory Nataf a poual’, voire ’seins photo Paris Hilton chien’.

Bon bon. Chose promise chose due. Apparemment pas tant de gens que ça ont entendu l’histoire du pianiste amnésique. Ils feraient mieux passer ça sur TF1 au lieu de leurs nouvelles pourries et puantes de parti-pris. Breeeef le 7 avril 2005, dans un port du Kent en Angleterre, alors qu’il pleuvait des trombes, la police maritime recueille un homme en costume, mais complètement trempé. Ils l’amènent à l’hopital de Gillingham. Là-bas, l’homme qui n’a toujours pas parlé s’avère n’avoir aucune blessure. Sauf qu’il ne parle pas. On lui demande son prénom, il ne sait pas. Ayant un physique du nord ou de l’est, ils lui amènent des polonais, des norvégiens, des suédois, des allemands, juste pour voir s’il se raccroche à une langue. Devant une carte des drapeaux, il montre le drapeau suédois. Mais toujours pas un mot. De plus, les étiquettes de ses vêtements ont été déchirées. Le personnel de l’hopital lui donne donc un crayon et une feuille pour voir s’il pourrait écrire son nom. Mais au lieu de ça, il dessine un piano à queue avec détails. Un médecin l’a donc accompagné à la chapelle de l’hopital où il a joué comme un Dieu pendant des heures.

Il y a eu plusieurs fausses pistes, et le Canada a dit qu’il se pourrait que ce soit un imposteur, du fait que la même chose leur soit arrivé.

Mais il y a tout aussi intéressant : le TRANSATLANTYS. La construction va débuter en juin, durer 11 ans, et après quoi nous aurons un train paris-NY en 8h. Voilà, on est allé sur la Lune, on a exploré des corps célestes, on a visité les fonds marins, et maintenant on va pouvoir traverser l’atlantique en train (probablement au prix du concorde, ne revez pas non plus, phobiques de l’avion) . Et pour nos enfants le minitel sera l’ordinateur de Richelieu.

Il fait beau, donc playlist :
- Cypress Hill // Insane in the brain
- Bob Schneider // Blue Skie For Everyone
- Ashlee Simpson // Love me for me
- Rufus Wainright // Cigarettes and Chocolate Milk
- Adam Green // Jessica

Johnny Cash me manque.

25 mai 2005

If you’ve got a quarter you can stick in my neck
and I’ll sing whatever song you want for whatever mood you’re in.
Isn’t that what you expect? I can sing you to sleep -
Je veux plus jamais aller dormir. Rentrer à 6.30 a.m et regarder le soleil se lever. Ca fait combien de temps maintenant ? Que tu ne l’as pas vu ? Ce matin quelque chose me picotait le dos. Quand j’ai passé la main, je me suis rendue compte que des putains d’ailes me pousser de chaque côté de la colonne.
Il y a trop de choses à faire. A apprendre je compte même plus. On était comment quand on était des gens normaux ? Quand on se couchait à minuit-une heure ? Ou bien plutôt : est-ce que tout ça est vraiment en train de nous arriver ? J’ai plus envie de dormir si cela implique le fait de se réveiller.

Et maintenant quoi ? Se nourrir d’autre chose que de nourriture. Se gaver de choses superficielles.
Soleil + Thé + Paquerettes + Voiture + Conneries à la télé + Substances = choses superficielles. Legèreté.
S’épuiser à : lire (le nouveau Hornby – Magazines colorés – Publicités – Carte de la France) + écrire + photographier + écouter de la musique. Et ça jusqu’à overdose. Maquillage peut-être. Hmm bains chauds le soir et douches glacées le matin.
Rien que d’en parler j’ai les chakras qui sourient.

Plus tard je vous parlerai du pianiste amnésique. Et du transatlantys. Mais pour le moment, playlist :

- Waking Ashland // October Skies
- Something Corporate // if you see Jordan
- NU // Factory Girl
- The Decemberists // The soldiering life
- The Von Bondies // C’mon C’mon
- The 5.6.7.8’s // Woo Hoo

Putain j’ai un truc sain et rafraichissant qui coule dans mes veines. Qu’est-ce que c’est ?

22 mai 2005

drew id

Can I remember,
someone please tell me how to do my job -

Cleo, multiorgasmique.
Prête à rien pour relation stable et chiante. Cheveux lisses + Bouche glossée = perfect party girl.
Rêve caché : savoir coudre. Rêve irréalisable : être Audrey Hepburn. Chanson préférée ? Peut-être bien. Rocks Tonic Juice Magic de Saves The Day. Etre désolée est sa seconde nature. Raison = avoir la gaffe dans le sang. Peur de tout ce qui ne peut pas être prévisible (les bébés, les poissons rouges, les kinder buenos périmés).
Hobbie personnel (i.e le genre de trucs qu’on aime faire quand on est vraiment seul, quand on s’accorde une pause, quand on rentre du boulot etc. breeef.) : s’allonger sur son lit, fenêtre ouverte peu importe le temps sauf peut-être morceaux de grèle annonçant le jugement dernier, et fumer une cigarette avec dégustant un thé aux fruits.
Bilan de sa vie : données perdues, grillées, évaporées, oubliées. Beaucoup de choses en tout cas. Calme ? qu’entre 4h du matin et onze heures, merci.
// comment dénicher son jean préféré selon Cleo ? Avoir une apres-midi à perdre. Des bonnes chaussures. Un tee-shirt blanc tout con. Les tics de langage ne sont que rarement sexy, contrairement aux cheveux en bataille. Thérapie du sourire : remets-en moi 5 ! Faire une liste de ses mots préférés est toujours quelque chose d’utile. Cela permet de savoir ce qu’on aime. Comme toutes les listes. Celle de Cleo en contient déjà 207, dont les 3 premiers sont pomme, grenier et droguerie.
N.B : la bêtise n’est que de la paresse, dixit Jacques Brel.

21 mai 2005

miss van

Don’t you know I’m loco ?-
J’ai l’impression que même les gens qui doivent me connaitre le mieux se gourent parfois. Complètement. Ou bien je véhicule une fausse image à force de ne pas raconter tout ce que je fais. Ou bien je ne sais pas. Et j’ai le chic pour être touchée démesurément par des choses qui glisseraient sur les autres. Et je ne dis pas ça comme certains pourraient dire ‘oh vous savez, je suis quelqu’un de bizarre et d’étrange !’ comme pour s’octroyer discrétement l’intérêt des autres. J’en souffre à un point qui dépasse la normale. J’y repense en boucle. Des mois après. Et j’en finis par me détester autant que ceux qui m’ont blessée.

A vouloir être trop intègre, on finit par basculer dans l’impulsion. J’ai pas envie de faire chier, mais encore moins qu’on me fasse chier. Je voudrais ne plus pleurer dès qu’une phrase, un geste ou une photo me retourne les tripes. Il n’y a plus que la musique qui me fait sentir bien en toutes circonstances.

Cherchez plus le pourquoi de l’addiction.

Mais ce que j’aimerais encore plus, c’est d’arrêter de voir des gens qui veulent faire les forts. Toujours. 24/7. Ouah j’encule les autres je suis tellement bien dans mes pompes regardez-moi je ne pleurerai jamais devant vous je suis pas un crevard ni un faible. On ne se sent jamais aussi bien que lorsqu’on pleure. Un bon coup. Jusqu’à en avoir la gerbe.
C’est comme quand tu tombes dans les pommes. Au réveil tu te sens super en forme.

Sinon j’ai cru comprendre que ma mère voulait se mettre à la danse tantrique. La prochaine note parlera donc d’angoisse.

edit : Photo by Miss Van. Et si quelqu’un sait si les graffs de Miss Van à Bordeaux sont des fakes ou non, ça serait chouette qu’il me le dise avant que j’en fasse des photos.

18 mai 2005

operaglasses

What’s a dad for dad?
Taught me how to stand, dad
Took me by the hand and you showed me how to be a bigger man, dad -

Mmzzz – Mmmzzzzz- Tesja donna un bon coup de poing sur l’autoradio, en espérant ainsi faire bouger les circuits électriques pour qu’il arrête ce grésillement sourd et barbant. Elle voulait vraiment entendre cette chanson de Rufus Wainwright jusqu’au bout. Selon elle, Cigarettes and Chocolate Milk était un morceau à écouter exclusivement sur la route. En se laissant porter par ce qui gravitait autour de la voiture. Des vendeurs de journaux. Des enfants courant sur le passage piéton. Une fille trop maquillée hurlant après son petit ami. Un petit vieux tournant sa marmite de marrons chauds. Petits satellites.
Mmzzz.
- Et si tu éteignais cette horreur plutôt ?
- Je suis stressée putain. C’est pas le moment d’écouter le silence.

Ben était son amoureux depuis 2 mois. Ils s’étaient rencontré dans la rue. Quand elle ramassait ses pièces de monnaie. Il l’avait aidé. Lui avait proposé de partager sa bouteille de vodka-cerise. Roulé une pelle une heure après. L’alchimie inexplicable des corps et de l’alcool.

Et il était là au fond de la banquette arrière. A hocher de la tête dans le rétroviseur. A s’étaler sur un oreiller de son âge et à gémir qu’il n’y avait jamais la bonne température. La nuit commençait à se répandre et le fraicheur avec. Tesja attrapa son paquet de cigarettes. Il lui fallait plus que ça. Un fix. De n’importe quoi. Heroine. Crack. Eau chaude. Ben vint s’installer devant. Lui caressa les cheveux.
- Je crois que je vais me laisser hypnotiser par les lumières.

A cet instant Rufus se mit à chanter d’une voix claire et perceptible. Il y avait quelque chose de tragique et de rassurant à la fois. Si Tesja ne tenait pas un volant, elle se serait bien écroulée en pleurs. Il y avait trop de doute en elle pour qu’elle ne prenne pas n’importe quel risque. Qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir dire ? Je suis désolée ? J’ai pensé à moi avant de réfléchir à ce que tu pouvais devenir ? J’ai eu peur, mais plus maintenant ? C’était quoi les bons mots ? Les bonnes tournures de phrase à employer pour que tout aille bien ? Est-ce que la tendresse est utile en toutes circonstances ?
- Oh Tesja, regarde !

Feu rouge. Ben pointa son doigt vers un graffiti encastré dans un mur blanc. Une chanson géante et colorée. En plein milieu de nulle part. Un truc idiot et aussi bête, comment peut-il donner autant d’espoir d’un seul coup ? Tesja sentit un poid se décoller de ses épaules. Un petit bruit chaud remplir son ventre.

I got a twenty-dollar bill that says no one’s ever seen you without makeup.
You’re always made up.
And I’m sick of your tattoos,
and the way you always criticize the Smiths… and Morrissey.
And I know that you’re a sucker for anything acoustic.
But when I say let’s keep in touch,
I really mean I wish that you’d grow up.
This is the first song for your mixtape.
It’s short just like your temper,
but somewhat golden like the afternoons we used to spend before you got too cool…

- Ca fait combien de temps que tu l’as pas vu, ton frêre ?
- 7 ans.

Photo by OperaGlasses + Paroles de la chanson Mix Tape, by Brand New