Le blog d'Elixie
Elixie Elixie

Far from any road

4 mars 2014

Le SO FILM #18 sort demain dans les kiosques. Mon papier sur Mike Sandios, un cascadeur à la retraite devenu speaker de rodéos, a été publié dans le SO FILM #17. Le voici en intégralité (NEW !%$ EXCLU MONDIALE !§£) :

————-

Mike Sandios : le cascadeur de la tribu Pétrole Hahn

mike_lowdef

Le plus vicieux des cagnards sévit sur les plateaux du Haut-Vivarais en plein mois d’août. Pas pour rien qu’à Saint-Agrève, santiags et Stetson constituent la tenue réglementaire : les bottes de cowboy protègent du vent d’altitude et des éclaboussures de bouse, le chapeau des coups de soleil. « En arrivant ici j’étais métisse, je vais repartir Africain », dit Mike Sandios en enlevant sa chevalière en argent pour attester de sa marque de bronzage.

Durant les quatre jours du festival de rodéo Equiblues, plus de vingt mille visiteurs, bronc riders compris, se retrouvent dans cette bourgade ardéchoise, certains ayant fait la route depuis les Etats-Unis, l’Argentine ou la République Tchèque. Et tout le monde connaît Mike, le cascadeur à la gouaille aux accents de Gitanes qui porte des chemises americano-kitsch. Mike, 1m93 et 67 balais, a pris sa retraite il y a six ans. Il est aujourd’hui speaker sur les compétitions d’équitation western. A Equiblues, le MC Rodéo chauffe le public alourdi par les hamburgers et la bière à coup de calembours, de huit heures du matin à dix-neuf heures le soir. Au cours de la conversation, il est interrompu par une touriste allemande venue le féliciter pour son boulot. « The cowboy is the star, not me ». Il allume sa cinquantième sèche de la journée.

« Je m’excuse mais je ne souris pas parce qu’il y a trois jours, un cheval m’a pété les dents de devant »

Mike Sandios est un enfant de la bringue. Fruit de l’union d’un soldat noir américain et d’une paysanne normande à la fin de la seconde guerre mondiale, il est de cette génération où « l’on te donne une ligne de vie et tu ne mouftes pas ». Il va pourtant faire comme Coluche, c’est-à-dire « une licence de droit, puis tout de travers ». Cette trajectoire tordue va être conditionnée par deux évènements. Le premier est une histoire de vessie pleine. Alors qu’il a neuf ans, le petit Mike décide de prendre des cours d’équitation classique. Un jour, il part en forêt avec son moniteur et douze autres cavaliers. Lui prend alors une terrible envie de pisser. Il saute de son cheval et va se soulager vite fait. Quand il revient, son cheval a pris la tangente pour suivre les autres. Ce qui s’est soldé par quatorze kilomètres à pied pour rentrer au bercail. Le second événement arrive peu après : son père l’emmène voir la famille aux Etats-Unis. Mike y découvre les cowboys et la monte western dont l’approche est très différente de la monte classique :

« En gros, l’équitation western me permettait de descendre du cheval et d’aller faire pipi tranquille. Donc j’ai continué »

Mais les chevaux, avec tout le respect qu’il leur doit, ne sont alors qu’un hobby. Le truc de Mike, c’est le spectacle. Après la fac de droit, il s’inscrit au conservatoire d’arts dramatiques : « Sauf qu’il n’y avait que des rôles de blacks qui faisaient ‘oui monsieur bien patron’. C’était pas du tout mon style. Dans ma tête on était affranchi depuis bien longtemps, faire le servant ne m’intéressait pas. Mon rêve depuis tout jeunot, c’était de devenir le Sydney Poitier français. Mais pour ça il aurait fallu que des gens écrivent des scénarios avec des blacks dans les premiers rôles… et ça ne se faisait pas à l’époque ». Il va donc frapper à la porte de Jean Richard – le Commissaire Maigret dans la série éponyme diffusée sur F2 – pour lui demander du boulot. L’acteur, féru de cirque, dirige aussi des parcs d’attractions dans l’Oise. Il demande à Mike Sandios : « Tu fais du cheval, mais est-ce que tu sais faire de la cascade ? ». Mike ne sait pas, mais il passe les essais avec brio. Il se retrouve cascadeur au parc de la Vallée des Peaux-Rouges. Le temps et l’expérience aidants, il rencontre les vieux briscards de la cascade, Yvan Chiffre, Guy Delorme ou encore Claude Carliez. Ce dernier l’embauche dans son équipe pour faire quelques prestations télévisées : chutes de toit, torche vivante, traînage par un cheval, « et tous ces trucs qui font dire aux gens que vous n’êtes pas normal »… Il fait des émissions télé « avec la Grande Duduche notamment » ainsi que des téléfilms parfois très mauvais : « dont un en cascade bagarre avec Guy Marchand qui n’est jamais sorti ».

En 1974, Mike se retrouve ainsi dans un film de Pierre Chevalier, Convoi de Femmes. Le nanar estampillé « sex western » sur le peu de sites Internet qui en ont gardé trace, n’a rien à voir avec le film du même nom sorti vingt ans plus tôt sous la direction de William Wellman [1]. Il est produit par Eurociné, une compagnie franco-espagnole spécialisée dans les séries Z : leur catalogue est un mélange de films d’espionnage sexy, d’épouvante érotique et d’histoires de zombies mal dégrossis. Convoi de Femmes, qui se situe dans cette veine, raconte la traite de prostituées françaises pour ravitailler les colons américains. Mike interprète un des Indiens qui tentent de capturer les filles une fois arrivées aux Etats-Unis. Ses passions enfin réunies – spectacle, canassons et petites pépées –, il se met à folâtrer :

« Comme j’étais comme qui dirait un jeune con, je passais plus de temps à aller voir les nanas qu’à me préparer. A tel point qu’un jour, ils ont dû arrêter de tourner une scène à cause de moi. A cette époque-là j’avais les cheveux courts, alors on m’avait donné une perruque à mettre avec un filet et des épingles. Un matin, comme j’étais en retard, j’ai mis la perruque sans filet ni épingles. Au moment de faire ma cascade, avec la transpiration et tout le reste, la perruque s’est envolée. On a du couper et la refaire. Et on m’a surnommé « l’Indien de la tribu Pétrole Hahn » parce que Pétrole Hahn ralentit la chute des cheveux »

Son nom n’est pas crédité au générique (« Seul le nom du chef d’équipe – Claude Carliez – apparaissait à l’écran »), mais qu’importe, Mike Sandios aspire à plus de strass et paillettes. Il décide de monter un spectacle parodique à base de manipulation de fouet, revolver et lasso. Carton plein. Le numéro lui permet de voyager aux quatre coins du monde, du Japon à l’Israël, et de représenter la France lors des compétitions de lasso à Las Vegas. Tout en se rappelant ce conseil : « arrange-toi pour arrêter quand tu seras en haut et non en bas ». Il choisit donc, à soixante passés, de « ne pas faire le combat de trop » et de raccrocher les gants, les larmes aux yeux. Pour jouer désormais de la voix au micro.
Et si physiquement, il a bien trinqué avec la cascade, c’est le contact avec le public qu’il n’espère jamais perdre (« Sans le public, vous êtes un chanteur de salle de bains »).

Mike doit déjà reprendre le boulot. Il jette son mégot :

« Être un artiste, c’est prendre la lumière quand elle s’allume et mourir quand elle s’éteint. C’est peut-être pour ça que quand la nuit tombe, on fait la fête. Parce qu’on a un peu de mal à redevenir Monsieur Tout-le-monde ».

Entre les box de chevaux, deux cowboys discutent :

« C’est ce soir ou demain, qu’on se bourre la gueule ? »

 

[1] Le dernier film du réalisateur Pierre Chevalier s’intitule « Foutez-moi par tous les trous » (1984)

Photo : Neal Badache

today’s fact

25 février 2014

Cette nuit, j’ai rêvé que la marque concurrente de Vero Moda en Espagne s’appelait Veronique Fashion. Mais ce n’est pas pour ça que je t’écris, cher journal. Cette semaine, j’ai interviewé la personne la plus chiante du monde. Elle était tellement chiante que j’aurais pu remplir mon pré-rappel pour la CIPAV en ligne en même temps. Et vas-y que ça y allait les « je ne peux pas vraiment juger » et autres bottillons en touche. Si un jour vous devenez connu, ou tout simplement que l’on vous interviewe, sachez que le journaliste ne veut pas forcément un scoop, il veut un détail, une anecdote, une bonne histoire à raconter. Il se fout de savoir que vous êtes végétarien, enfin moi en tous cas je m’en tamponne le coquillard, sauf s’il y a une histoire derrière. A un moment on a atteint le point « je fais régulièrement du yoga », donc okay merci hein allez salut (note : cette phrase n’est pas faite pour l’écrit). Encore une fois, qui ça intéresse ? Moi l’autre jour je me suis fait des patates rissolées, personne ne me demande la recette.

Et c’est là que la personne chiante a atteint le point de non-retour. Avant de nous quitter à tout jamais, la personne chiante m’a glissé : « Dans tous les cas, essayez de rendre le papier positif ». Si un jour on vous interviewe, sachez que le journaliste n’est pas votre putain d’attaché de presse. Je ne suis pas là pour dire du bien, mais je ne suis pas non plus là pour dire du mal, je suis là parce que le sujet m’intéresse et que je veux le raconter du mieux que je peux à des gens qui ne le connaissent pas.

Même si l’on ne nous interviewe jamais, mieux vaut se souvenir de ceci : quand l’on fait trop attention à ne jamais faire d’émules, à ne jamais prendre position, et à ne parler que du « positif », personne ne nous déteste, mais personne ne nous aime vraiment non plus.

a sunday kind of love

18 février 2014

Pourquoi personne n’achète les matelas neufs des brocantes ? Les Mormons peuvent-ils éprouver de la jalousie ? Est-ce comme les Indiens qui soi-disant ne connaissent pas la notion de vertige ? Ai appris cette semaine qu’il existait un contraire au phénomène de Déjà Vu et que ça s’appelait Jamais Vu. Dans un épisode de Reno 911 (s02 x ep02), il y a une scène hilarante où un type demande aux autorités de récupérer la seule et unique version de son manuscrit coincée dans son appartement en flamme. Il s’agit d’un thriller, dit-il, d’un très bon thriller. Alors les policiers lui demandent de leur faire un résumé, pour voir si ça vaut le coup d’aller risquer leur vie pour un manuscrit. Le type raconte l’histoire, mais les policiers estiment qu’il s’agit d’un mauvais plagiat de Frequency, le film avec Dennis Quaid. Alors j’ai regardé Frequency, et ce que j’en ai tiré c’est que c’est un mauvais thriller. Pour rattraper le coup, ai élaboré une liste de thrillers à voir, mais y en a t-il beaucoup qui arrivent à la hauteur de The Game de toute façon ?

stupid parkway

1 février 2014

Hier, entre les sept et neuf heures du matin, la vie est apparue comme différente.
J’étais là, à trainer ma grosse valise sur le boulevard Magenta, quand j’aperçus sur le trottoir d’en face un SDF dans une position inhabituelle. Sous l’enseigne lumineuse d’un magasin, il avait mis deux cartons l’un sur l’autre et, à genoux, il lisait le journal ouvert dessus.

Et j’ai mis un petit moment à réaliser que, s’il avait monté cette table de fortune, c’était pour mieux croiser ses bras et tenir sa doudoune contre lui. Ce mec, qui devait avoir quarante ans passés, était agenouillé sur le bitume glacé de janvier parce qu’il était en train de lire des nouvelles du monde. Ca m’a vraiment fait quelque chose. Qu’il lise les pages sport, l’horoscope ou les petites annonces, ça m’a fait quelque chose. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi. Disons que dans ce quelque chose, il y avait un peu de chagrin, un peu de joie, un peu d’abattement et un peu d’émoi.

A l’aéroport, peu après le lever du soleil, l’électricité a sauté. Les écrans d’affichage, les portillons de la sécurité et les néons des boutiques se sont éteints d’un coup, plongeant tout l’étage dans le noir. Des cris d’effroi se sont alors échappés de la foule. Je ne parle pas d’exclamations étonnées ou de petits « ah ! » de surprise. Des gens se sont vraiment mis à CRIER comme s’il s’agissait d’une attaque de zombies. Et là je me suis dit qu’on était mal barré.

After all the breath and the dirt and the fires that burn

7 janvier 2014

FAUCONNIERS-Prolhac-S_01small

Photo : Sandy Prolhac

J’ai écrit un papier sur les repas ufologiques qui se tiennent au Flunch de Toulouse tous les mois ; et voici mon reportage au sein de la fauconnerie de la base aérienne 118. Si vous avez le temps, ça m’intéresserait beaucoup de savoir lequel vous avez préféré et pourquoi.

 

cherry pie

29 décembre 2013

A chaque fois que j’entends les paroles « You want party in France ? » dans la chanson Work B*tch, j’imagine un Amerloque qui se déhanche dans une boîte de Marmande, hurlant par-dessus la musique « I’M LIVING THE DREAM ! ».

Par ailleurs, ce docu sur le sujet est pas trop mal. Notamment parce qu’on n’avait pas vu Britney danser comme ça depuis 2003 – edit: et parce que son accent quand elle téléphone à sa frangine pour Thanksgiving.

colorado blues

24 décembre 2013

girl

Je crois que j’ai passé une très bonne année.
C’était pourtant mal parti. A tel point qu’un jour mon coiffeur m’a dit : « Vous avez eu un choc émotionnel en janvier ? Parce que vous perdez beaucoup vos cheveux, et généralement c’est ce qui se passe six mois après« . Je revenais d’un reportage au fin fond de l’Ariège, les pieds trempés. J’avais passé un Nouvel An au fond de la cuvette (littéralement). Rien n’était cool. Et puis un matin, je me suis réveillée, et les choses avaient pris une teinte plus illuminée. J’ai réservé un billet pour l’Arizona – je n’avais pas beaucoup de sous mais on ne regrette jamais d’être fauché après avoir voyagé. J’ai vu le soleil se lever dans le désert. J’ai oublié de prendre des cactus en photo. J’ai développé un syndrome de Stendhal à Monument Valley et j’ai eu un fou rire à notre arrivée en Utah quand mon mec, qui conduisait, s’est mis à hurler : « Mais il pleut de la merde ! » (nous étions alors aux abords d’une centrale à charbon)(mes fous rires sont toujours provoqués par des micro-évènements qui n’amusent personne)(aussi, il fallait y être). De manière générale, j’ai beaucoup ri avec mon mec. Début juillet, j’ai couvert le festival international des sosies à Valras-plage, ce qui a ébranlé quelque chose d’infiniment petit chez moi. J’ai refusé un job de commentatrice de belote (mon plus grand regret). J’ai manqué un mariage en Touraine (mon second plus grand regret). J’ai enfin vu l’Ardèche, même si ce n’était pas le truc le plus intelligent à faire au mois d’août. J’ai été en Dordogne pour un reportage, puis dans les Landes pour un autre reportage et j’ai passé plusieurs jours à Marseille pour un autre reportage qui ne s’est pas fait pour moult raisons, notamment parce que je me suis fait planter par des Malgaches (longue histoire). J’y ai également fracassé le feu arrière de ma Corsa (courte histoire). Bon après ça c’était trop d’émotion, et j’ai passé 4 jours à me nourrir de smoothies et de salades de crevettes-avocat en regardant Orange Is The New Black. J’ai vu l’aube brumeuse glisser sur le tarmac d’une base aérienne. J’ai bu de l’alcool à 10h30 un jeudi matin. J’ai tenu un flingue entre les mains. Un homme m’a dit : « Je crois que la solution, ce serait qu’il meure. Il faudrait que je le tue, en fait » (sans lien de causalité avec la phrase précédente). J’ai vu dans mon jardin : un geai, deux pic-verts, deux hérissons et un écureuil roux. J’ai fait des rencontres épatantes. La pétanque a eu une place étrangement prépondérante. Tout comme le vin rouge, mais c’est moins étrange. J’ai discuté avec des ufologues pendant cinq ou six heures. J’ai écouté la chanson « Bad, Bad Leroy Brown« , UN TAS de fois. J’ai lu moins de livres que d’habitude, mais tous très bons. J’ai vu plus de films que d’habitude, mais pas forcément très bons. J’ai pleuré de rire devant cette vidéo et passé beaucoup trop de temps à jouer à Rayman. Quand on a raconté à ma mère comment on avait surpris un homme en train de se masturber frénétiquement tout en lorgnant sur les ouvriers du chantier d’à côté, elle a répondu : « Oh, ben si ça lui fait plaisir ». Et voilà, je pense que je peux finir sur cette phrase, avec mon vieux tee-shirt Undeclinable sur le dos, prête à faire dodo.

gin & tonic

6 décembre 2013

j’ai envie d’écrire des pages et des pages etdespages mais le temps que les idées se forment et qu’elles s’articulent et qu’elles aillent à leur place les mots finissent           par             se   suivre
                                                                                                                                                        lentement

et je voudrais un pull angora rose mais à la place j’ai un vieux machin brouté par les mites datant de mon premier rappel de l’URSSAF ; en plus c’est la merde parce que je cherche une chanson entendue y a deux mois et quels indices on peut donner dans ces cas-là ? « c’est une mélodie des années 60-70, chantée par une femme et ça ressemblait à du Joni Mitchell » ? BON SANG. Mais sinon en ce moment je réécris un scénario suédois et ça parle d’un garçon type Elephant Man qui joue à la pétanque et c’est vraiment chouette, notamment parce que j’adore dire « hummm moi je l’aurais plutôt formulé comme ça« . Ce n’est pas mon trait de caractère le plus agaçant, ceci dit : l’autre jour par exemple j’ai découvert que je faisais des blagues de mauvais goût dès que j’étais un chouïa mal-à-l’aise. Ce qui constitue peut-être une incompatibilité avec le fait que je me sens mal-à-l’aise dès que les gens répondent au premier degré à une de mes blagues. L’automne dernier, dans un bar, j’ai dit à un mec : « Je te connais de quelque part mais je ne sais pas d’où. Si c’est pas de la fac, ça doit être d’une émission de télé-réalité » et le type a répondu du tac-au-tac : « HEIN ?! Mais je T’EMMERDE, pourquoi j’aurais fait une télé-réalité ? ». Et bon, déjà que c’est pas terrible en soi, mais celle-là, elle était compliquée à expliquer. En fait c’était une private joke à moi-même parce qu’un jour, à la sortie d’un concert, j’ai croisé un gars qui m’avait l’air familier. J’étais persuadée de le connaître. Alors quand il est venu me demander du feu je lui ai posé la question. « Tu travailles où ? » – à la banque. « Et tu as fait tes études où ? » – à Paris. et ça a duré comme ça quelques minutes avant qu’il ne se décide à me dire : « En fait je crois savoir d’où tu me connais. J’ai fait Loft Story 2 il y a dix ans ». Et c’était Thomas de Loft Story 2. THE END.